أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ عُثْمَانَ بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَرِضْتُ مَرَضًا أَشْفَيْتُ مِنْهُ فَأَتَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ لِي مَالاً كَثِيرًا وَلَيْسَ يَرِثُنِي إِلاَّ ابْنَتِي أَفَأَتَصَدَّقُ بِثُلُثَىْ مَالِي قَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ فَالشَّطْرَ قَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ فَالثُّلُثَ قَالَ ‏"‏ الثُّلُثَ وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ إِنَّكَ أَنْ تَتْرُكَ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ لَهُمْ مِنْ أَنْ تَتْرُكَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ ‏"‏‏.‏
Traduction
D’après 'Aïcha, le Messager d’Allah est venu rendre visite à Sa’d (alors qu’il était malade). Sa’d lui dit

« Ô Messager d’Allah, laisserai-je les deux tiers de mes biens ? » Il a dit : « Non. » Il dit : « Dois-je en léguer la moitié ? » Il a dit : « Non. » Il dit : « Laisserai-je un tiers ? » Il a dit : « Oui, un tiers, et un tiers, c’est beaucoup ou beaucoup. Si vous laissez vos héritiers libres de moyens, c’est mieux que si vous les laissez pauvres, en leur tendant la main.

Comment

Le Livre des Testaments - Sunan an-Nasa'i 3633

« Ô Messager d'Allah, dois-je léguer les deux tiers de ma richesse ? » Il a dit : « Non. » Il a dit : « Dois-je léguer la moitié ? » Il a dit : « Non. » Il a dit : « Dois-je léguer un tiers ? » Il a dit : « Oui, un tiers, et un tiers est beaucoup ou grand. Si vous laissez vos héritiers indépendants de moyens, c'est mieux que si vous les laissez pauvres, tendant la main. »

Commentaire sur le Hadith

Ce noble hadith de Sunan an-Nasa'i établit la limite maximale pour les legs testamentaires à un tiers du patrimoine. Le Prophète ﷺ a progressivement rejeté les deux tiers et la moitié avant d'approuver un tiers, indiquant l'importance de préserver les droits des héritiers légaux.

L'expression « un tiers est beaucoup » sert d'avertissement que même ce montant approuvé ne doit pas être pris à la légère, car il réduit considérablement l'héritage des héritiers légitimes. Les savants interprètent cela comme un guide pour exercer de la retenue dans les legs, sauf si des circonstances nécessaires justifient autrement.

La sagesse conclusive « Si vous laissez vos héritiers indépendants de moyens, c'est mieux que si vous les laissez pauvres, tendant la main » souligne l'obligation primaire envers ses héritiers. Cela enseigne que la sécurité financière et la dignité des héritiers légaux priment sur les legs volontaires aux non-héritiers.

Règlements Légaux Dérivés

La limite d'un tiers s'applique aux legs volontaires aux non-héritiers. Les legs aux héritiers légaux nécessitent le consentement des autres héritiers après la mort du testateur selon le consensus des savants.

Si des circonstances spéciales existent (telles que des dettes dues à Allah comme la zakat impayée ou les jeûnes manqués), des legs peuvent être nécessaires même s'ils approchent de la limite d'un tiers.

Le principe de prioriser le bien-être des héritiers signifie que si les héritiers sont financièrement tendus, il est recommandé de réduire les legs en dessous d'un tiers, suivant les conseils prophétiques de laisser les héritiers autonomes.