أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ عُثْمَانَ بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَرِضْتُ مَرَضًا أَشْفَيْتُ مِنْهُ فَأَتَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ لِي مَالاً كَثِيرًا وَلَيْسَ يَرِثُنِي إِلاَّ ابْنَتِي أَفَأَتَصَدَّقُ بِثُلُثَىْ مَالِي قَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ فَالشَّطْرَ قَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ فَالثُّلُثَ قَالَ ‏"‏ الثُّلُثَ وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ إِنَّكَ أَنْ تَتْرُكَ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ لَهُمْ مِنْ أَنْ تَتْرُكَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ ‏"‏‏.‏
Traduction
D’après Muhammad bin Sa’d, de son père Sa’d bin Malik, le Prophète est venu à lui alors qu’il était malade et il a dit :

« Je n’ai pas d’enfants à part une fille. Dois-je léguer toutes mes richesses ? Le Prophète a dit : « Non. » Il dit : « Dois-je en léguer la moitié ? » Le Prophète a dit : « Non. » Il dit : « Dois-je en léguer un tiers ? » Il a dit : « Un tiers, et un tiers, c’est beaucoup ou beaucoup. »

Comment

Le Livre des Testaments - Sunan an-Nasa'i 3635

« Je n'ai pas d'enfants à part une fille. Dois-je léguer toute ma richesse ? » Le Prophète a dit : « Non. » Il a dit : « Dois-je léguer la moitié ? » Le Prophète a dit : « Non. » Il a dit : « Dois-je léguer un tiers ? » Il a dit : « Un tiers, et un tiers est beaucoup ou important. »

Commentaire sur le Hadith

Ce noble hadith établit la limite maximale pour les legs testamentaires à un tiers du patrimoine. Le refus répété du Prophète de portions plus importantes démontre la sainteté des parts fixes (fara'id) prescrites par Allah pour les héritiers légitimes.

L'interrogation du compagnon révèle son inquiétude pour le bien-être de sa fille unique, mais le Prophète l'a guidé à équilibrer entre la charité volontaire et les droits des héritiers légaux. L'énoncé « un tiers est beaucoup » sert d'avertissement contre les legs excessifs qui pourraient désavantager les héritiers obligatoires.

Les savants déduisent de cela que bien que l'on puisse léguer jusqu'à un tiers, il est préférable de léguer moins si les héritiers sont dans le besoin. La règle s'applique indépendamment du fait d'avoir ou non des enfants, assurant la préservation des droits de succession établis par la loi divine.

Règlements Juridiques Dérivés

• Legs maximum : Un tiers du patrimoine net après dettes

• Les legs aux héritiers nécessitent le consentement des autres héritiers après la mort du testateur

• La limite d'un tiers protège les droits des héritiers coraniques

• Les legs dépassant un tiers sont invalides sauf consentement des héritiers

• Préférence donnée à léguer moins d'un tiers lorsque possible