« Le Messager d’Allah a maudit la femme qui tatoue et celle qui se fait tatouer, la femme qui a réparé les extensions de cheveux et celle qui a fait étendre ses cheveux, le consommateur de Riba et celui qui le paie, et Al-Muhallil et Al-Muhallal Lahu. »
Commentaire du Hadith : Le Livre du Divorce
Cette narration de Sunan an-Nasa'i (3416) contient des avertissements profonds contre plusieurs péchés majeurs qui corrompent la société et violent les principes islamiques.
L'Interdiction du Tatouage
La malédiction sur le tatoueur et le receveur indique la gravité d'altérer définitivement la création d'Allah. Les savants expliquent que cela viole la disposition naturelle (fitrah) et constitue une tromperie en changeant artificiellement l'apparence.
Condamnation des Extensions Capillaires
Cette interdiction s'applique à l'ajout de faux cheveux aux cheveux naturels. Les savants clarifient que cela est interdit car cela constitue une tromperie et altère inutilement la création d'Allah, similairement au tatouage.
Interdiction du Riba (Usure)
La malédiction s'étend aux deux parties dans les transactions usuraires, soulignant que la finance islamique exige un échange équitable. Les savants notent que cette condamnation complète supprime toute justification de participer à des transactions basées sur l'intérêt.
Mariage Al-Muhallil
Cela fait référence à la pratique interdite où un homme épouse une femme divorcée avec l'intention de la divorcer pour qu'elle puisse retourner à son ancien mari. Les savants considèrent cela comme une grave tromperie qui tourne en dérision les lois islamiques du divorce.
Consensus des Savants
Les commentateurs classiques comme l'Imam Nawawi et Ibn Hajar affirment que ces interdictions restent contraignantes. La malédiction collective démontre que ces actes violent les principes islamiques fondamentaux concernant l'honnêteté, la pureté des transactions et la sainteté du mariage.