« Uwaimir, un homme de Banu 'Ajlan, vint et dit : « Ô 'Asim, que penses-tu si un homme voit un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer et être tué en représailles, ou que doit-il faire ? Ô 'Asim, interroge le Messager d’Allah à ce sujet pour moi. Alors 'Asim a interrogé le Messager d’Allah à ce sujet, et le Messager d’Allah a désapprouvé la question et a critiqué le fait de poser trop de questions. Alors 'Uwaimir vint à lui et lui dit : « Que s’est-il passé, ô 'Asim ? » 'Asim dit à 'Uwaimir : « Que s’est-il passé ?! Vous ne m’avez apporté aucun bien. Le Messager d’Allah n’a pas approuvé la question que j’ai posée. 'Uwaimir dit : « Par Allah, j’irai demander au Messager d’Allah. » Il alla donc trouver le Messager d’Allah et lui demanda. Le Messager d’Allah a dit : « Allah le Puissant et le Sublime a révélé (quelque chose) sur toi et ta femme, alors amenez-la ici. » Sahl a dit : « J’étais parmi les gens en présence du Messager d’Allah et il l’a amenée et ils se sont livrés à la procédure de Li’an. Il a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah ! Si je l’avais gardée, j’aurais menti sur elle. Il s’est donc séparé d’elle avant que le Messager d’Allah ne lui dise de se séparer d’elle, et c’est devenu la voie de Li’an.
Le Livre du Divorce - Sunan an-Nasa'i 3466
Cette narration de Sunan an-Nasa'i concerne la législation divine du Li'an (imprécation mutuelle) révélée pour résoudre les cas où un mari accuse sa femme d'adultère sans produire quatre témoins.
Contexte et Circonstances
La question d'Uwaimir al-Ajlani est née d'une coutume tribale pré-islamique où découvrir un homme avec sa femme conduisait généralement à une riposte mortelle. La révélation islamique a fourni une alternative légale civilisée.
La désapprobation initiale du Prophète concernant la question démontre le principe islamique d'éviter les interrogations hypothétiques sur des situations non encore survenues, préservant ainsi l'harmonie sociale.
Procédure Légale du Li'an
Le Li'an implique que le mari jure quatre fois par Allah qu'il dit la vérité dans son accusation, suivi d'un cinquième serment invoquant la malédiction d'Allah sur lui-même s'il ment. La femme jure ensuite quatre fois par Allah que son mari ment, suivi d'un cinquième serment invoquant la colère d'Allah sur elle-même s'il dit la vérité.
Cette procédure, révélée spécifiquement pour ce cas, empêche la peine capitale lorsque les preuves font défaut tout en préservant la sainteté du mariage par la séparation.
Commentaire des Savants
Les savants classiques notent que le Li'an sert à la fois de remède légal et de dissuasion spirituelle. Les serments sévères impliqués protègent contre les fausses accusations tout en offrant une sortie honorable des mariages irrémédiablement endommagés.
La séparation automatique qui suit le Li'an démontre la protection de l'honneur des femmes par l'Islam et la gravité des accusations d'adultère non prouvées. L'enfant né d'une telle union est attribué à la mère, préservant la clarté de la lignée.
Cet incident a établi le Li'an comme une procédure légale permanente dans la jurisprudence islamique, équilibrant les droits conjugaux avec la protection sociétale contre les allégations non fondées.