« Une femme précédemment mariée a plus de droit de décider d’elle-même (en ce qui concerne le mariage) que son tuteur, et une vierge devrait être invitée à donner la permission en ce qui concerne le mariage, et sa permission est son silence. »
Texte du Hadith et Référence
« Une femme précédemment mariée a plus de droit de décider d'elle-même (en ce qui concerne le mariage) que son tuteur, et une vierge doit être demandée pour permission en ce qui concerne le mariage, et sa permission est son silence. »
Source : Sunan an-Nasa'i 3260 | Livre : Le Livre du Mariage
Règle Légale et Classification
Ce hadith établit deux règles légales distinctes concernant le consentement féminin dans le mariage, distinguant entre les femmes précédemment mariées (thayyib) et les vierges (bikr).
La règle est considérée comme saine (sahih) par les savants classiques et constitue un principe fondamental dans la loi matrimoniale islamique concernant le consentement féminin.
Commentaire sur les Femmes Précédemment Mariées
Une femme qui a été précédemment mariée possède une autonomie complète sur ses décisions matrimoniales. Son tuteur (wali) ne peut la contraindre au mariage contre sa volonté.
Cette règle reconnaît sa maturité et son expérience en matière matrimoniale, lui accordant une autorité totale pour accepter ou rejeter les propositions de mariage sans nécessiter l'approbation du tuteur.
Commentaire sur les Femmes Vierges
Pour les vierges, une permission explicite doit être recherchée, mais son silence lorsqu'elle est demandée constitue un consentement valide. Cela reconnaît la pudeur féminine (haya') qui peut empêcher un accord verbal manifeste.
Les savants précisent que le silence doit être dans un contexte où le refus est possible - pas sous la contrainte ou la peur. Certains juristes recommandent de rechercher plusieurs formes de consentement pour assurer une volonté authentique.
Consensus des Savants et Exceptions
La majorité des savants classiques soutiennent ces principes, bien que certaines écoles exigent la participation du tuteur pour la validité tout en maintenant la nécessité du consentement féminin.
Des exceptions existent pour les mineurs et les personnes de santé mentale défaillante, où les tuteurs agissent dans leur intérêt supérieur. Le principe protège les femmes des mariages forcés tout en maintenant la structure familiale islamique.