أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْفَضْلِ، عَنْ نَافِعِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ الأَيِّمُ أَحَقُّ بِنَفْسِهَا مِنْ وَلِيِّهَا وَالْبِكْرُ تُسْتَأْذَنُ فِي نَفْسِهَا وَإِذْنُهَا صُمَاتُهَا ‏"‏ ‏.‏
Traduction
D’après Ibn 'Abbas, le Prophète a dit :

« Une femme précédemment mariée a plus de droit de décider d’elle-même (en ce qui concerne le mariage) que son tuteur, et une orpheline devrait être consultée, et sa permission est son silence. »

Comment

Le Livre du Mariage - Sunan an-Nasa'i 3261

« Une femme précédemment mariée a plus de droit de décider d'elle-même (en ce qui concerne le mariage) que son tuteur, et une fille orpheline doit être consultée, et sa permission est son silence. »

Commentaire Savant

Ce noble hadith établit des distinctions cruciales dans la loi islamique du mariage entre différentes catégories de femmes. La première partie clarifie qu'une thayyib (femme précédemment mariée) possède une autonomie totale sur ses décisions matrimoniales, surpassant même l'autorité de son tuteur. Cela reflète la sagesse de reconnaître son expérience antérieure en matière de mariage.

La seconde partie aborde le consentement de la fille orpheline, en soulignant que la consultation est obligatoire. Son silence constitue un consentement valide, démontrant l'approche douce du Prophète envers ceux sans protection parentale. Cela empêche les tuteurs d'exploiter leur autorité tout en respectant la timidité et la pudeur attendues des jeunes femmes.

Les savants interprètent cela comme l'établissement de trois principes : l'autonomie complète pour les femmes précédemment mariées, la consultation obligatoire pour les orphelines, et la validité légale du consentement tacite par le silence lorsque la parole claire pourrait causer de l'inconfort. Cette approche équilibrée protège les droits des femmes tout en maintenant la décence islamique.

Implications Légales

Ce hadith forme la base de décisions différenciées dans la loi islamique de la famille. Le contrat de mariage de la femme précédemment mariée n'est valide qu'avec son consentement explicite, rendant l'accord de son tuteur secondaire. Pour les orphelines, le tuteur conserve un rôle dans l'arrangement mais ne peut finaliser le mariage sans consultation.

La règle sur le silence comme consentement s'applique spécifiquement aux vierges en raison de leur pudeur naturelle, tandis que les femmes précédemment mariées sont censées exprimer leur consentement verbalement. Cette distinction montre la compréhension nuancée de l'islam de la nature humaine et des contextes sociaux.