أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْفَضْلِ، عَنْ نَافِعِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ الأَيِّمُ أَحَقُّ بِنَفْسِهَا مِنْ وَلِيِّهَا وَالْبِكْرُ تُسْتَأْذَنُ فِي نَفْسِهَا وَإِذْنُهَا صُمَاتُهَا ‏"‏ ‏.‏
Traduction
D’après Ibn 'Abbas, le Messager d’Allah a dit :

« Une femme précédemment mariée a plus de droit (de décider) d’elle-même (en ce qui concerne le mariage) que son tuteur, et une orpheline devrait être consultée en ce qui concerne le mariage, et sa permission est son silence. »

Comment

Le Livre du Mariage - Sunan an-Nasa'i 3262

« Une femme précédemment mariée a plus de droit (de décider) d'elle-même (en ce qui concerne le mariage) que son tuteur, et une fille orpheline doit être consultée en ce qui concerne le mariage, et sa permission est son silence. »

Commentaire sur les Droits des Femmes dans le Mariage

Ce noble hadith établit des principes fondamentaux concernant le consentement des femmes dans le mariage, en distinguant les femmes précédemment mariées (thayyib) et les filles vierges. La première partie accorde une autonomie complète aux femmes précédemment mariées, reconnaissant leur expérience et leur maturité dans les questions matrimoniales.

Pour les filles orphelines, l'exigence de consultation souligne leur droit d'être entendues, tout en reconnaissant que la timidité peut empêcher un consentement verbal explicite. Leur silence, lorsqu'elles sont correctement consultées, constitue une permission valide—une compréhension profonde de la nature féminine et des coutumes sociales.

Implications Juridiques et Interprétation Savante

Les savants classiques comme l'imam an-Nawawi expliquent que le rôle du tuteur devient consultatif plutôt qu'autoritaire pour les femmes précédemment mariées. Leur consentement est absolu et ne peut être outrepassé.

Pour les vierges, l'exigence de consultation empêche les mariages forcés tout en maintenant une structure familiale islamique appropriée. Le silence en tant que permission reflète la sagesse prophétique dans la compréhension des normes culturelles où un accord explicite pourrait causer de l'embarras.

Ce hadith démontre la position progressiste de l'islam sur les droits des femmes des siècles avant que des concepts similaires n'émergent dans d'autres civilisations, équilibrant l'autonomie individuelle avec l'implication familiale.