« Le tuteur n’a pas le droit (de forcer) la femme précédemment mariée (à se marier). Et une orpheline devrait être consultée, et son silence est son approbation.
Texte et Contexte du Hadith
« Le tuteur n'a pas le droit (de forcer) la femme précédemment mariée (dans un mariage). Et une fille orpheline doit être consultée, et son silence est son approbation. » (Sunan an-Nasa'i 3263)
Ce noble hadith du Livre du Mariage dans Sunan an-Nasa'i établit des principes fondamentaux concernant le consentement des femmes dans le mariage islamique, en distinguant entre les femmes précédemment mariées et les vierges.
Règle Juridique pour les Femmes Précédemment Mariées
La phrase « le tuteur n'a pas le droit » indique l'interdiction absolue de la coercition pour la thayyibah (femme précédemment mariée). Leur consentement explicite est obligatoire, car elles possèdent de l'expérience et une compréhension de la vie conjugale.
Les savants interprètent cela comme signifiant qu'aucun tuteur—qu'il soit père, frère ou dirigeant—ne peut contraindre une telle femme au mariage sans sa libre volonté et son approbation claire.
Règle pour les Filles Vierges
Pour la bikr (fille vierge), la consultation est requise, et le silence indique le consentement. Cela reconnaît leur timidité naturelle tout en préservant leur droit de refuser.
Les savants classiques précisent que si une fille vierge refuse explicitement, le mariage ne peut pas avoir lieu, même si son tuteur l'approuve. Son silence, cependant, sert de consentement valide en raison de la compréhension coutumière de la modestie féminine.
Commentaire des Savants
L'imam an-Nawawi explique que ce hadith démontre la protection des droits des femmes par l'islam des siècles avant les systèmes juridiques modernes. La Charia honore la dignité des femmes dans les questions matrimoniales.
Ibn Qudamah al-Maqdisi note que la sagesse de différencier entre les femmes précédemment mariées et les vierges reflète l'attention de la jurisprudence islamique à la nature humaine et aux réalités sociales.
Cette règle empêche les tuteurs d'exploiter leur autorité et garantit que les mariages sont fondés sur un consentement mutuel, ce qui est essentiel pour construire des familles musulmanes stables.