« Une femme précédemment mariée a plus de droit (de décider) d’elle-même (en ce qui concerne le mariage), et une vierge doit être consultée par son père, et sa permission est son silence. »
Texte et Référence du Hadith
« Une femme précédemment mariée a plus de droit (de décider) d'elle-même (en ce qui concerne le mariage), et une vierge doit être consultée par son père, et sa permission est son silence. »
Source : Sunan an-Nasa'i 3264 | Livre : Le Livre du Mariage
Règlement Légal (Al-Hukm al-Fiqhi)
Ce hadith établit des principes juridiques distincts pour le consentement au mariage des femmes en fonction de leur statut matrimonial. Une femme précédemment mariée (thayyib) possède une autonomie complète pour contracter son propre mariage sans tuteur (wali), car elle a de l'expérience en matière matrimoniale. Une vierge (bikr), cependant, nécessite l'implication de son tuteur, bien que son consentement reste essentiel.
Consentement de la Vierge (Bikr)
L'expression « sa permission est son silence » indique que la timidité d'une vierge est reconnue comme un consentement implicite. Les savants expliquent que si elle reste silencieuse lorsqu'elle est proposée à un partenaire convenable, cela constitue une approbation. Un refus catégorique ou une désapprobation claire invalide le mariage. Le rôle du père est de consulter et de faciliter, non de contraindre.
Sagesse derrière la Distinction
La loi islamique tient compte du contexte social et de l'expérience personnelle. Une femme précédemment mariée comprend les droits et responsabilités matrimoniaux, ainsi elle se voit accorder une pleine autonomie. Une vierge peut manquer d'une telle expérience, bénéficiant des conseils de son tuteur pour assurer une union compatible tout en préservant son droit fondamental de choisir.
Consensus des Savants
Cette décision représente la position majoritaire parmi les savants classiques (jumhur). L'école hanafite accorde à toutes les femmes adultes, vierges ou précédemment mariées, le droit de contracter un mariage de manière indépendante. D'autres écoles maintiennent le rôle du tuteur pour les vierges tout en soulignant que la coercition (ikrah) invalide le contrat de mariage dans tous les cas.