« Une femme déjà mariée ne doit pas être mariée tant que son consentement n’a pas été recherché, et une vierge ne doit pas être mariée tant que sa permission n’a pas été demandée. » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, quelle est sa permission ? » Il a dit : « Si elle reste silencieuse. »
Le Livre du Mariage - Sunan an-Nasa'i 3267
« Une femme précédemment mariée ne doit pas être mariée avant que son consentement n'ait été demandé, et une vierge ne doit pas être mariée avant que sa permission n'ait été demandée. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, quelle est sa permission ? » Il dit : « Si elle reste silencieuse. »
Commentaire Savant
Ce noble hadith établit le principe islamique fondamental que le mariage nécessite le libre consentement des deux parties, en soulignant particulièrement le droit de la femme de choisir son époux. Le Prophète (que la paix soit sur lui) distingue deux catégories de femmes : la femme précédemment mariée (thayyib) et la vierge (bikr), exigeant un consentement explicite pour la première et reconnaissant le silence comme consentement pour la seconde en raison de la timidité naturelle.
Les savants classiques expliquent que le consentement de la femme précédemment mariée doit être verbal et explicite, car elle a de l'expérience dans la vie conjugale et peut s'exprimer clairement. Le silence de la vierge constitue une permission en raison de sa modestie naturelle et de son hésitation à parler des questions de mariage. Cela démontre la compréhension profonde de la Charia de la nature humaine et des coutumes sociales.
L'imam an-Nawawi commente que ce hadith prouve que la contrainte dans le mariage est invalide, et tout mariage contracté sans consentement approprié est fondamentalement vicié. La sagesse derrière cette règle protège la dignité des femmes et assure l'harmonie conjugale, car un mariage fondé sur le libre choix mène à l'affection mutuelle et à la miséricorde—les buts mêmes du mariage en Islam.
Cet enseignement a révolutionné le statut des femmes dans l'Arabie du 7e siècle, leur accordant l'autonomie dans la décision la plus importante de leur vie—un droit que de nombreuses civilisations ont refusé aux femmes pendant des siècles par la suite. Il reste une pierre angulaire du droit familial islamique, garantissant que les femmes musulmanes entrent dans le mariage avec dignité et libre arbitre.