Salim a atteint l’âge d’homme et comprend ce que les hommes comprennent. Il entre chez nous, et je pense qu’Abou Hudhaïfah n’est pas content de cela. Le Prophète a dit : « Allaitez-le, et vous lui serez interdits. » Alors elle l’allaita, et le mécontentement d’Abou Hudhaïfah disparut. Elle est revenue vers lui et lui a dit : « Je l’ai allaité et le mécontentement d’Abou Hudhaïfah a disparu. »
Le Livre du Mariage - Sunan an-Nasa'i 3323
Un commentaire sur le hadith concernant le radāʿ (allaitement) établissant des relations de mahram.
Analyse Textuelle
Cette narration concerne Salim, l'esclave affranchi d'Abu Hudhaifah, qui avait atteint la maturité physique. Son entrée sans restriction dans le ménage a causé de l'inconfort à Abu Hudhaifah en raison de préoccupations potentielles de vie privée avec des hommes non-mahram.
La solution du Prophète démontre le principe juridique que le radāʿ (allaitement) établit la même relation de mahram que la parenté par le sang, supprimant ainsi la cause originelle de malaise.
Règlements Juridiques
Les savants s'accordent à dire que cinq séances d'allaitement établissent le statut de mahram, basé sur le consensus des Compagnons. Cette règle s'applique quel que soit l'âge, comme démontré par la maturité de Salim.
L'interdiction créée par le radāʿ est permanente et complète, englobant le mariage et l'assouplissement des exigences du hijab, tout comme avec les relations de sang.
Sagesse et Application
Cette règle préserve l'harmonie familiale et protège la vie privée du ménage tout en fournissant une solution conforme à la Charia à l'inconfort social.
L'incident illustre la nature complète de la loi islamique, abordant à la fois les préoccupations spirituelles et sociales pratiques grâce à des solutions divinement inspirées.