Les quarante hadiths d'an-Nawawi
Hadith 29, 40 Hadith an-Nawawi
عَنْ مُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قَالَ: قُلْت يَا رَسُولَ اللَّهِ! أَخْبِرْنِي بِعَمَلٍ يُدْخِلُنِي الْجَنَّةَ وَيُبَاعِدْنِي مِنْ النَّارِ، قَالَ: "لَقَدْ سَأَلْت عَنْ عَظِيمٍ، وَإِنَّهُ لَيَسِيرٌ عَلَى مَنْ يَسَّرَهُ اللَّهُ عَلَيْهِ: تَعْبُدُ اللَّهَ لَا تُشْرِكْ بِهِ شَيْئًا، وَتُقِيمُ الصَّلَاةَ، وَتُؤْتِي الزَّكَاةَ، وَتَصُومُ رَمَضَانَ، وَتَحُجُّ الْبَيْتَ، ثُمَّ قَالَ: أَلَا أَدُلُّك عَلَى أَبْوَابِ الْخَيْرِ؟ الصَّوْمُ جُنَّةٌ، وَالصَّدَقَةُ تُطْفِئُ الْخَطِيئَةَ كَمَا يُطْفِئُ الْمَاءُ النَّارَ، وَصَلَاةُ الرَّجُلِ فِي جَوْفِ اللَّيْلِ، ثُمَّ تَلَا: " تَتَجَافَى جُنُوبُهُمْ عَنِ الْمَضَاجِعِ " حَتَّى بَلَغَ "يَعْمَلُونَ"،[ 32 سورة السجدة / الأيتان : 16 و 17 ] ثُمَّ قَالَ: أَلَا أُخْبِرُك بِرَأْسِ الْأَمْرِ وَعَمُودِهِ وَذُرْوَةِ سَنَامِهِ؟ قُلْت: بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ: رَأْسُ الْأَمْرِ الْإِسْلَامُ، وَعَمُودُهُ الصَّلَاةُ، وَذُرْوَةُ سَنَامِهِ الْجِهَادُ، ثُمَّ قَالَ: أَلَا أُخْبِرُك بِمَلَاكِ ذَلِكَ كُلِّهِ؟ فقُلْت: بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ ! فَأَخَذَ بِلِسَانِهِ وَقَالَ: كُفَّ عَلَيْك هَذَا. قُلْت: يَا نَبِيَّ اللَّهِ وَإِنَّا لَمُؤَاخَذُونَ بِمَا نَتَكَلَّمُ بِهِ؟ فَقَالَ: ثَكِلَتْك أُمُّك وَهَلْ يَكُبُّ النَّاسَ عَلَى وُجُوهِهِمْ -أَوْ قَالَ عَلَى مَنَاخِرِهِمْ- إلَّا حَصَائِدُ أَلْسِنَتِهِمْ؟!" . رَوَاهُ التِّرْمِذِيُّ [رقم:2616] وَقَالَ: حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ.
Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.
Selon Mou'adh ibn Jabal (qu'Allah l'agrée), j'ai dit : « Ô Messager d'Allah, indique-moi une œuvre qui me fera entrer au Paradis et m'éloignera du Feu. » Il répondit : « Tu as demandé une chose immense, mais elle est facile pour celui à qui Allah la facilite : tu adores Allah sans rien Lui associer, tu accomplis la prière, tu acquittes la zakat, tu jeûnes le Ramadan et tu accomplis le pèlerinage à la Maison. » Puis il dit : « Ne t'indiquerai-je pas les portes du bien ? Le jeûne est une protection ; l'aumône éteint la faute comme l'eau éteint le feu ; et la prière de l'homme au cœur de la nuit. » Puis il récita : « Leurs flancs s'écartent de leurs couches », jusqu'à atteindre « ce qu'ils accomplissaient » [sourate 32, as-Sajda, versets 16 et 17]. Puis il dit : « Ne t'informerai-je pas de la tête de l'affaire, de son pilier et de son sommet ? » Je répondis : « Certes, ô Messager d'Allah. » Il dit : « La tête de l'affaire est l'islam, son pilier est la prière et son sommet est le djihad. » Puis il ajouta : « Ne t'informerai-je pas de ce qui tient tout cela ? » Je dis : « Certes, ô Messager d'Allah. » Il saisit sa langue et dit : « Retiens ceci. » Je dis : « Ô Prophète d'Allah, serons-nous donc tenus responsables de ce que nous disons ? » Il répondit : « Que ta mère te perde ! Qu'est-ce qui précipite les gens sur leurs visages — ou, dit-il, sur leurs nez — sinon la récolte de leurs langues ? » Rapporté par at-Tirmidhi [n° 2616], qui a dit : « Hadith bon et authentique. »