Supplication pour les malades Riyad as-Salihin 909

Texte arabe du hadith
وعن أبي سعيد الخدري وأبي هريرة، رضي الله عنهما، أنهما شهدا علي رسول الله ، صلى الله عليه وسلم ، أنه قال‏:‏ ‏"‏من قال‏:‏ لا إله إلا الله والله اكبر، صدقه ربه، فقال‏:‏ لا إله إلا أنا وأنا أكبر‏.‏ وإذا قال‏:‏ لا إله إلا الله وحده لا شريك له، قال‏:‏ يقول‏:‏ لا إله إلا أنا وحدي لا شريك لي‏.‏ وإذا قال‏:‏ لا إله إلا الله له الملك وله الحمد، قال‏:‏ لا إله إلا أنا لي الملك ولي الحمد‏.‏ وإذا قال‏:‏ لا إله إلا الله ولا حول ولا قوة إلا بالله، قال‏:‏ لا إله إلا أنا ولا حول ولا قوة إلا بي‏"‏ وكان يقول‏:‏ ‏"‏من قالها في مرضه ثم مات لم تطعمه النار‏"‏ ‏(‏‏(‏رواه الترمذي وقال‏:‏ حديث حسن‏)‏‏)‏
Traduction
Abû Sa’id Al-Khudri et Abou Hurairah (qu’Allah les agrée) ont rapporté

Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un dit : « Il n’y a pas de vrai dieu en dehors d’Allah et Allah est le plus grand »), son soubla lui répond et affirme : « Oui ! Il n’y a pas de vrai dieu en dehors de moi, et je suis le plus grand. Quand il dit : « La ilaha illallahu Wahdahu la sharika Lahu (Il n’y a pas de vrai dieu en dehors d’Allah, l’Unique, Il n’a pas de partenaire). » Allah (SWT) affirme : « (Oui !) Il n’y a pas de vrai dieu en dehors de moi. Je n’ai pas de partenaire. Quand il dit : « La ilaha illallahu Lahul mulku wa Lahul-hamdu (la souveraineté lui appartient et toute la louange lui est due). » Il (SWT) affirme : « (Oui !) Il n’y a pas de vrai dieu en dehors de Moi, à moi appartient la louange et à Moi appartient la souveraineté. Quand il dit : « La ilaha illallahu wa la hawla wa la quwwata illa Billah (Il n’y a pas de vrai dieu en dehors d’Allah, et il n’y a de force et de puissance qu’auprès d’Allah). » Il (SWT) affirme : « (Oui !) Il n’y a pas de vrai dieu en dehors de Moi, et il n’y a de force et de puissance qu’avec Moi. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté : « Celui qui récite cela pendant sa maladie et meurt, ne sera pas touché par le Feu (l’Enfer). » [At-Tirmidhi].

Commentaire

Aperçu & Thème central

Ce hadith profond tiré de Riyad as-Salihin (Livre de la visite aux malades, n° 909) illumine la vertu suprême du dhikr (rappel d'Allah) pendant la maladie, transformant le lit de maladie du croyant en un jardin de dialogue divin. Le thème central est la nature réciproque du rappel : lorsque le serviteur glorifie Allah par des déclarations sincères de Tawhid (monothéisme), Allah Lui-même affirme et répond à chaque phrase, établissant une communion spirituelle intime. Le hadith culmine en une promesse magnifique — que celui qui prononce ces paroles de pur monothéisme et de confiance en Allah pendant sa maladie et meurt dans cet état sera protégé du Feu. Cet enseignement élève l'expérience de la maladie d'une simple épreuve physique à une opportunité spirituelle de salut, soulignant que le témoignage de la langue, lorsqu'il est couplé à une conviction sincère, devient une forteresse contre le châtiment divin.

Contexte & Aperçus linguistiques

L'imam At-Tirmidhi a enregistré ce hadith dans son Sunan, et il est classé comme Hasan (authentique) par les savants. Les phrases arabes portent des nuances linguistiques profondes : « La ilaha illallahu » (لا إله إلا الله) nie toutes les fausses divinités et affirme la divinité exclusive d'Allah ; « Wallahu Akbar » (والله أكبر) déclare Sa grandeur suprême au-delà de toute comparaison ; « Wahdahu la sharika Lahu » (وحده لا شريك له) souligne Son unicité absolue sans aucun associé ; « Lahul mulku wa Lahul-hamdu » (له الملك وله الحمد) attribue toute souveraineté et louange exclusivement à Lui ; et « La hawla wa la quwwata illa Billah » (لا حول ولا قوة إلا بالله) reconnaît que tout pouvoir et toute capacité proviennent uniquement d'Allah. Le contexte du hadith se rapporte à la visite des malades, où le Prophète ﷺ a enseigné ces paroles comme une prescription spirituelle. Les savants notent que la réponse divine « affirmant » (يقول) est une expression métaphorique de l'acceptation et du plaisir d'Allah, et non une parole littérale, car Allah est transcendant au-delà des attributs humains de la parole — bien que Sa réponse soit réelle d'une manière digne de Sa majesté.

Aperçus savants clés & Bénéfices juridiques

  • Le hadith établit la recommandation légale (istihbab) d'enseigner aux malades ces phrases spécifiques de dhikr, car elles combinent Tawhid, louange et confiance en Allah — servant de remède spirituel en plus du traitement physique.
  • Il souligne le principe que le salut de l'Enfer n'est pas gagné par les seules actions, mais est une miséricorde d'Allah, facilitée par un témoignage sincère de foi au moment de la mort — une manifestation de l'intercession du Prophète et de la grâce illimitée d'Allah.
  • Les savants déduisent que la « protection contre le Feu » s'applique spécifiquement à ceux qui meurent dans un état de foi sincère (iman), car les phrases sont une expression verbale de la conviction du cœur ; l'hypocrisie ou le simple service de bouche sans croyance annule la promesse, conformément au principe coranique selon lequel Allah n'accepte que des pieux.
  • Le hadith encourage à visiter les malades et à leur rappeler le dhikr, transformant la visite en un acte de soin spirituel, et non simplement une courtoisie sociale — une sunnah qui combine la présence physique avec le bénéfice spirituel.
« L'imam An-Nawawi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit dans son commentaire de Sahih Muslim : "Ce hadith indique la vertu de ces paroles et le mérite de les prononcer pendant la maladie, car elles sont une cause de salut du Feu. Le sens de la réponse d'Allah est Son acceptation et Sa récompense, et c'est une forme d'honneur divin pour le croyant qui se souvient de Lui dans les moments difficiles." »

Vie quotidienne & Application spirituelle

Dans notre vie quotidienne, ce hadith nous invite à transformer chaque moment de faiblesse — qu'il s'agisse d'une maladie physique, d'une détresse émotionnelle ou d'une léthargie spirituelle — en une opportunité de connexion divine. Lorsque nous visitons les malades, nous devrions leur rappeler doucement ces phrases, non pas comme un rituel mécanique mais comme une invitation sincère à se souvenir d'Allah. Pour celui qui est malade, ces paroles deviennent une bouée de sauvetage : elles affirment l'unicité, la grandeur, la souveraineté et le pouvoir d'Allah, déplaçant l'attention de la souffrance personnelle vers la majesté divine. En pratique, nous pouvons incorporer ce dhikr dans nos adhkar quotidiens du matin et du soir, afin que lorsque la maladie frappe, la langue articule naturellement ce que le cœur sait déjà. De plus, le hadith nous enseigne à vivre avec la conscience que nos dernières paroles comptent — ainsi, nous devons continuellement purifier notre discours et nos cœurs afin que notre dernière utterance soit le témoignage de foi. Cet enseignement nous inspire également à visiter les malades avec une compassion sincère, comprenant que notre présence peut être un moyen de leur salut spirituel. En fin de compte, le hadith nous rassure qu'Allah est proche, réceptif et miséricordieux — que même dans nos moments les plus faibles, Son rappel est notre bouclier le plus fort contre le Feu.