Ash-Shama'il Al-Muhammadiyah
Ash-Shama'il Al-Muhammadiyah 8
حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ وَكِيعٍ، قَالَ: حَدَّثَنَا جُمَيْعُ بْنُ عُمَرَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْعِجْلِيُّ، إِمْلاءً عَلَيْنَا مِنْ كِتَابِهِ، قَالَ: أَخْبَرَنِي رَجُلٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ، مِنْ وَلَدِ أَبِي هَالَةَ زَوْجِ خَدِيجَةَ، يُكَنَى أَبَا عَبْدِ اللهِ، عَنِ ابْنٍ لأَبِي هَالَةَ، عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ، قَالَ: سَأَلْتُ خَالِي هِنْدَ بْنَ أَبِي هَالَةَ، وَكَانَ وَصَّافًا، عَنْ حِلْيَةِ رَسُولِ اللهِ صلى الله عليه وسلم، وَأَنَا أَشْتَهِي أَنْ يَصِفَ لِي مِنْهَا شَيْئًا أَتَعَلَّقُ بِهِ، فَقَالَ: كَانَ رَسُولُ اللهِ صلى الله عليه وسلم فَخْمًا مُفَخَّمًا، يَتَلأْلأُ وَجْهُهُ، تَلأْلُؤَ الْقَمَرِ لَيْلَةَ الْبَدْرِ، أَطْوَلُ مِنَ الْمَرْبُوعِ، وَأَقْصَرُ مِنَ الْمُشَذَّبِ، عَظِيمُ الْهَامَةِ، رَجِلُ الشَّعْرِ، إِنِ انْفَرَقَتْ عَقِيقَتُهُ فَرَّقَهَا، وَإِلا فَلا يُجَاوِزُ شَعَرُهُ شَحْمَةَ أُذُنَيْهِ، إِذَا هُوَ وَفَّرَهُ، أَزْهَرُ اللَّوْنِ، وَاسِعُ الْجَبِينِ، أَزَجُّ الْحَوَاجِبِ، سَوَابِغَ فِي غَيْرِ قَرَنٍ، بَيْنَهُمَا عِرْقٌ، يُدِرُّهُ الْغَضَبُ، أَقْنَى الْعِرْنَيْنِ، لَهُ نُورٌ يَعْلُوهُ، يَحْسَبُهُ مَنْ لَمْ يَتَأَمَّلْهُ أَشَمَّ، كَثُّ اللِّحْيَةِ، سَهْلُ الْخدَّيْنِ، ضَلِيعُ الْفَمِ، مُفْلَجُ الأَسْنَانِ، دَقِيقُ الْمَسْرُبَةِ، كَأَنَّ عُنُقَهُ جِيدُ دُمْيَةٍ، فِي صَفَاءِ الْفِضَّةِ، مُعْتَدِلُ الْخَلْقِ، بَادِنٌ مُتَمَاسِكٌ، سَوَاءُ الْبَطْنِ وَالصَّدْرِ، عَرِيضُ الصَّدْرِ، بَعِيدُ مَا بَيْنَ الْمَنْكِبَيْنِ، ضَخْمُ الْكَرَادِيسِ، أَنْوَرُ الْمُتَجَرَّدِ، مَوْصُولُ مَا بَيْنَ اللَّبَّةِ وَالسُّرَّةِ بِشَعَرٍ يَجْرِي كَالْخَطِّ، عَارِي الثَّدْيَيْنِ وَالْبَطْنِ مِمَّا سِوَى ذَلِكَ، أَشْعَرُ الذِّرَاعَيْنِ، وَالْمَنْكِبَيْنِ، وَأَعَالِي الصَّدْرِ، طَوِيلُ الزَّنْدَيْنِ، رَحْبُ الرَّاحَةِ، شَثْنُ الْكَفَّيْنِ وَالْقَدَمَيْنِ، سَائِلُ الأَطْرَافِ أَوْ قَالَ: شَائِلُ الأَطْرَافِ خَمْصَانُ الأَخْمَصَيْنِ، مَسِيحُ الْقَدَمَيْنِ، يَنْبُو عَنْهُمَا الْمَاءُ، إِذَا زَالَ، زَالَ قَلِعًا، يَخْطُو تَكَفِّيًا، وَيَمْشِي هَوْنًا، ذَرِيعُ الْمِشْيَةِ، إِذَا مَشَى كَأَنَّمَا يَنْحَطُّ مِنْ صَبَبٍ، وَإِذَا الْتَفَتَ الْتَفَتَ جَمِيعًا، خَافِضُ الطَّرْفِ، نَظَرُهُ إِلَى الأَرْضِ، أَطْوَلُ مِنْ نَظَرِهِ إِلَى السَّمَاءِ، جُلُّ نَظَرِهِ الْمُلاحَظَةُ، يَسُوقُ أَصْحَابَهُ، وَيَبْدَأُ مَنْ لَقِيَ بِالسَّلامِ.
Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.
Sufyân ibn Wakî‘ nous a rapporté : Jumay‘ ibn ‘Umar ibn ‘Abd ar-Rahmân al-‘Ijlî nous a rapporté, dictant d’après son livre : Un homme des Banû Tamîm, descendant d’Abû Hâla, l’époux de Khadîja, et surnommé Abû ‘Abd Allâh, m’a rapporté, d’après un fils d’Abû Hâla, d’après al-Hasan ibn ‘Alî, qui a dit : J’ai demandé à mon oncle maternel Hind ibn Abî Hâla, qui savait fort bien décrire, de me dépeindre le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. Je désirais qu’il m’en décrive quelque trait auquel me raccrocher. Il dit :
Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, était majestueux et imposant. Son visage rayonnait comme la lune, la nuit de pleine lune. Il était plus grand qu’un homme de taille moyenne et moins grand qu’un homme très élancé. Il avait la tête grande et les cheveux ondulés. Si sa raie naturelle s’ouvrait, il la séparait ; sinon, lorsqu’il laissait pousser ses cheveux, ils ne dépassaient pas le lobe de ses oreilles. Son teint était lumineux, son front large et ses sourcils arqués, longs et fins sans se rejoindre. Une veine entre eux se gonflait sous l’effet de la colère. Il avait l’arête du nez haute et légèrement recourbée. Une lumière le nimbait ; qui ne l’observait pas attentivement aurait pu le croire hautain. Sa barbe était fournie, ses joues lisses, sa bouche large et ses dents légèrement espacées. Une fine ligne de poils allait du haut de sa poitrine à son nombril. Son cou était comme celui d’une statue, dans la pureté de l’argent.
Sa constitution était harmonieuse, son corps robuste et ferme, son ventre et sa poitrine équilibrés, sa poitrine large, ses épaules écartées et ses articulations fortes. Son torse découvert brillait. Une ligne de poils reliait le haut de sa poitrine à son nombril ; ses seins et son ventre étaient glabres ailleurs. Ses bras, ses épaules et le haut de sa poitrine étaient velus. Ses avant-bras étaient longs, ses paumes larges, et ses mains comme ses pieds épais et rugueux. Ses extrémités étaient allongées — ou, selon une variante, relevées. Ses deux voûtes plantaires étaient creuses. Ses pieds étaient lisses, l’eau n’y adhérait pas.
Lorsqu’il quittait un lieu, il partait d’un pas ferme et assuré. Il avançait légèrement penché, marchait avec aisance et avait une démarche vive et ample. Lorsqu’il marchait, c’était comme s’il descendait une pente. Quand il se retournait, il tournait tout le corps. Il baissait le regard et regardait plus longtemps le sol que le ciel ; la plupart du temps, son regard observait attentivement. Il faisait marcher ses compagnons devant lui et saluait le premier toute personne qu’il rencontrait.