« Un serviteur (d’Allah) ne croira pas tant qu’il n’aura pas cru en Al-Qadar, en son bien et en son mal, de sorte qu’il sait que ce qui l’a frappé ne l’aurait pas manqué et que ce qui l’a manqué ne l’aurait pas frappé. »
Chapitre sur Al-Qadar - Jami' at-Tirmidhi
Référence du Hadith : Jami` at-Tirmidhi 2144
Le texte et sa signification
Le noble hadith déclare : "Un serviteur (d'Allah) ne croira pas tant qu'il ne croira pas en Al-Qadar, son bien et son mal, de sorte qu'il sache que ce qui l'a frappé ne l'aurait pas manqué, et que ce qui l'a manqué ne l'aurait pas frappé."
Cela établit que la croyance au décret divin (al-qadar) est un pilier essentiel de la foi complète (iman). L'expression "son bien et son mal" fait référence à tout ce qu'Allah a prédestiné, que les êtres humains le perçoivent comme favorable ou défavorable.
Commentaire savant
L'imam al-Tirmidhi a classé ce hadith comme hasan sahih (bon et authentique). Les savants expliquent que la vraie foi nécessite l'acceptation de la connaissance complète d'Allah et de la prédestination de toutes les affaires.
L'affirmation "ce qui l'a frappé ne l'aurait pas manqué" confirme que tout se produit par la mesure précise et la sagesse d'Allah. Rien n'arrive au hasard ou en dehors de Sa connaissance et de Son décret.
Cette croyance n'annule pas la responsabilité humaine pour les actions, car Allah a accordé le choix dans Sa connaissance globale. Au contraire, elle cultive la satisfaction du jugement divin et la protection contre le désespoir pendant les épreuves.
Implications pratiques
La croyance en al-qadar apporte la tranquillité spirituelle, car le croyant comprend que les bénédictions et les épreuves servent la sagesse divine.
Cette conviction empêche l'arrogance pendant la prospérité et le désespoir pendant l'adversité, en reconnaissant toutes les conditions comme des tests d'Allah.
Le croyant complet combine donc la confiance dans le décret d'Allah avec l'effort de faire le bien, cherchant le plaisir d'Allah en toutes circonstances.