Qu’est-ce qui a été relaté à propos de l’héritage pour la grand-mère Jami` at-Tirmidhi 2101
« Une grand-mère est venue voir Abou Bakr pour lui poser des questions sur son héritage. Il lui dit : « Il y a une note pour toi dans le Livre d’Allah et il n’y a rien pour toi dans la Sunna du Messager d’Allah (SAW). Alors, revenez jusqu’à ce que je demande aux gens. Il demanda donc aux gens et Al-Mughirah bin Shu’bah dit : « J’étais présent lorsque le Messager d’Allah (SAW) lui a donné un sixième. » Alors il a dit : « Y avait-il quelqu’un d’autre avec toi ? » Muhammad bin Maslamah s’est levé pour dire la même chose que ce qu’Al-Mughirah bin Shu’bah a dit. Alors Abou Bakr l’a mis en œuvre pour elle. Puis l’autre grand-mère vint voir 'Umar bin Al-Khattab pour lui poser des questions sur son héritage. Il a dit : « Il n’y a rien pour vous dans le Livre d’Allah, mais il y a ce sixième. Donc, si vous êtes tous les deux ensemble, alors c’est pour vous deux, et celui d’entre vous qui reste), alors c’est pour elle.
Aperçu et thème central
Ce hadith, rapporté par l'imam at-Tirmidhi dans les chapitres sur l'héritage (Jami` at-Tirmidhi 2101), illustre le principe fondamental de la jurisprudence islamique : la dépendance méticuleuse des Compagnons au Coran et à la Sunna pour dériver des jugements juridiques, même face à des cas sans précédent. Le récit de l'héritage de la grand-mère démontre l'engagement de la première communauté musulmane envers la consultation savante collective (ijtihad) et la préservation du précédent prophétique. Il souligne que la loi islamique n'est pas un produit d'opinion personnelle mais un système divinement guidé, où la Sunna complète et clarifie le Coran. Le thème central est la méthodologie dynamique mais disciplinée des Salaf pour aborder de nouveaux scénarios juridiques, assurant justice et continuité avec la guidance prophétique.
Contexte et perspectives linguistiques
Le hadith se déroule pendant le califat d'Abu Bakr as-Siddiq (qu'Allah l'agrée), lorsqu'une grand-mère (al-jaddah) demanda sa part d'héritage. La réponse initiale d'Abu Bakr — « Il n'y a rien pour toi dans le Livre d'Allah et rien dans la Sunna » — reflète l'absence d'un verset coranique explicite ou d'un jugement prophétique largement connu à cette époque. Le terme « jaddah » (grand-mère) en arabe désigne la mère du père ou de la mère, et le jugement ici traite des grand-mères maternelle et paternelle. La nuance linguistique clé est l'utilisation par Abu Bakr de « irji'i » (reviens), indiquant un report temporaire en attendant une enquête collective. Le témoignage d'Al-Mughirah ibn Shu'bah, corroboré par Muhammad ibn Maslamah, établit le précédent prophétique d'accorder un sixième (as-sudus). La phrase « hal ma'aka ghayruka? » (y a-t-il quelqu'un d'autre avec toi ?) souligne la norme rigoureuse de preuve requise pour transmettre des jugements juridiques, même de la part d'un Compagnon de haut rang. Plus tard, le jugement d'Umar pour « l'autre grand-mère » (probablement la grand-mère paternelle) clarifie le principe distributif : lorsque les deux grand-mères existent, elles partagent le sixième également ; si une seule reste, elle reçoit le sixième complet.
Perspectives savantes clés et bénéfices juridiques
Application quotidienne et spirituelle
Pour le musulman contemporain, ce hadith enseigne l'importance primordiale de rechercher la connaissance de sources authentiques avant d'agir, surtout dans les questions de droits et d'obligations. Il encourage un esprit de consultation communautaire — consulter les savants et les autorités fiables plutôt que de se fier à l'opinion personnelle. Pratiquement, on devrait aborder la distribution de l'héritage avec un soin méticuleux, en veillant à ce que la part de chaque parent soit honorée selon la loi divine, assurant ainsi justice et harmonie familiale. Spirituellement, le récit inspire l'humilité : même les plus grands Compagnons se sont référés à des preuves collectives et au précédent prophétique, nous rappelant que l'excellence véritable (ihsan) réside dans la soumission à la guidance d'Allah, non dans l'arrogance intellectuelle. En intériorisant cela, le croyant cultive la confiance dans la complétude de la charia et un engagement à préserver son intégrité à chaque génération.