Jami' at-Tirmidhi

Chapitres sur l’héritage

كتاب الفرائض عن رسول الله صلى الله عليه وسلم

Chapitre 1

مَا جَاءَ مَنْ تَرَكَ مَالاً فَلِوَرَثَتِهِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2090
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Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

Saʿid ibn Yahya ibn Saʿid al-Umawi nous a rapporté : mon père nous a rapporté : Muhammad ibn ʿAmr nous a rapporté : Abu Salama nous a rapporté, d’après Abu Hurayra, qui dit : Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui laisse des biens les laisse à sa famille ; et celui qui laisse des personnes à charge démunies, leur prise en charge m’incombe. » Abu ʿIsa dit : « Ce hadith est hasan sahih. On rapporte également à ce sujet d’après Jabir et Anas. Al-Zuhri a rapporté ce hadith d’après Abu Salama, d’après Abu Hurayra, du Prophète, dans une version plus longue et plus complète. “Dayaʿan” désigne ici des personnes délaissées, sans ressources : je subvient à leurs besoins et dépense pour elles. »

Chapitre 2

مَا جَاءَ فِي تَعْلِيمِ الْفَرَائِضِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2091
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ʿAbd al-Aʿla ibn Wasil nous a rapporté : Muhammad ibn al-Qasim al-Asadi nous a rapporté : al-Fadl ibn Dalham nous a rapporté : ʿAwf nous a rapporté, d’après Shahr ibn Hawshab, d’après Abu Hurayra, que le Messager d’Allah a dit : « Apprenez le Coran et les règles de succession, et enseignez-les aux gens, car je vais être rappelé [à Allah]. » Abu ʿIsa dit : « Ce hadith comporte des divergences dans sa transmission. Abu Usama a rapporté ce hadith d’après ʿAwf, d’après un homme, d’après Sulayman ibn Jabir, d’après Ibn Masʿud, du Prophète. Al-Husayn ibn Hurayth nous a rapporté cette version : Abu Usama nous a informés, d’après ʿAwf, dans ce sens. Ahmad ibn Hanbal et d’autres ont jugé Muhammad ibn al-Qasim al-Asadi faible. »

Chapitre 3

مَا جَاءَ فِي مِيرَاثِ الْبَنَاتِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2092
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ʿAbd ibn Humayd nous a rapporté : Zakariyya ibn ʿAdi m’a rapporté : ʿUbayd Allah ibn ʿAmr nous a informés, d’après ʿAbd Allah ibn Muhammad ibn ʿAqil, d’après Jabir ibn ʿAbd Allah, qui dit : L’épouse de Saʿd ibn al-Rabiʿ vint trouver le Messager d’Allah avec ses deux filles de Saʿd et dit : « Ô Messager d’Allah, voici les deux filles de Saʿd ibn al-Rabiʿ. Leur père a été tué en martyr avec toi le jour d’Uhud. Leur oncle a pris leurs biens et ne leur a rien laissé ; elles ne pourront se marier que si elles possèdent des biens. » Il répondit : « Allah décidera à ce sujet. » Le verset sur les successions fut alors révélé. Le Messager d’Allah envoya chercher leur oncle et lui dit : « Donne aux deux filles de Saʿd les deux tiers, donne à leur mère un huitième, et le reste te revient. » Abu ʿIsa dit : « Ce hadith est hasan sahih. Nous ne le connaissons que par la transmission de ʿAbd Allah ibn Muhammad ibn ʿAqil. Sharik l’a également rapporté d’après ʿAbd Allah ibn Muhammad ibn ʿAqil. »

Chapitre 4

مَا جَاءَ فِي مِيرَاثِ ابْنَةِ الاِبْنِ مَعَ ابْنَةِ الصُّلْبِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2093
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Al-Hasan ibn ʿArafa nous a rapporté : Yazid ibn Harun nous a rapporté, d’après Sufyan al-Thawri, d’après Abu Qays al-Awdi, d’après Hudhayl ibn Shurahbil, qui dit : Un homme vint trouver Abu Musa et Salman ibn Rabiʿa et les interrogea au sujet d’une fille, de la fille d’un fils et d’une sœur germaine. Ils dirent : « La fille reçoit la moitié, et la sœur germaine reçoit le reste. » Ils lui dirent : « Va trouver ʿAbd Allah [ibn Masʿud] et interroge-le ; il sera d’accord avec nous. » L’homme alla voir ʿAbd Allah, lui rapporta l’affaire et ce qu’ils avaient répondu. ʿAbd Allah dit : « Si je faisais cela, je serais égaré et ne serais pas parmi les bien-guidés. Mais je statuerai pour elles selon la décision du Messager d’Allah : la fille reçoit la moitié, la fille du fils reçoit un sixième pour compléter les deux tiers, et la sœur reçoit le reste. » Abu ʿIsa dit : « Ce hadith est hasan. Abu Qays al-Awdi se nomme ʿAbd al-Rahman ibn Tharwan, de Kufa. Shuʿba l’a également rapporté d’après Abu Qays. »

Chapitre 5

مَا جَاءَ فِي مِيرَاثِ الإِخْوَةِ مِنَ الأَبِ وَالأُمِّ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2094
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Bundar nous a rapporté : Yazid ibn Harun nous a informés, d’après Sufyan, d’après Abu Ishaq, d’après al-Harith, d’après ʿAli, qui dit : Vous récitez ce verset : « après une disposition testamentaire que vous aurez faite, ou une dette ». Or le Messager d’Allah a réglé le paiement de la dette avant l’exécution du testament. Les frères et sœurs utérins héritent ensemble, à l’exclusion des demi-frères et demi-sœurs issus du père : un homme hérite de son frère germain plutôt que de son demi-frère paternel. Bundar nous a également rapporté : Yazid ibn Harun nous a informés : Zakariyya ibn Abi Zaʾida nous a rapporté, d’après Abu Ishaq, d’après al-Harith, d’après ʿAli, du Prophète, une version de même sens.

Jami` at-Tirmidhi 2095
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Ibn Abi ʿUmar nous a rapporté : Sufyan nous a rapporté : Abu Ishaq nous a rapporté, d’après al-Harith, d’après ʿAli, qui dit : Le Messager d’Allah a décidé que les frères et sœurs utérins héritent ensemble, à l’exclusion des demi-frères et demi-sœurs issus du père. Abu ʿIsa dit : « Nous ne connaissons ce hadith que par la transmission d’Abu Ishaq, d’après al-Harith, d’après ʿAli. Certains savants ont critiqué al-Harith, mais la majorité des savants applique ce hadith. »

Chapitre 6

مِيرَاثِ الْبَنِينَ مَعَ الْبَنَاتِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2096
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ʿAbd ibn Humayd nous a rapporté : ʿAbd al-Rahman ibn Saʿd nous a rapporté : ʿAmr ibn Abi Qays nous a informés, d’après Muhammad ibn al-Munkadir, d’après Jabir ibn ʿAbd Allah, qui dit : Le Messager d’Allah vint me rendre visite alors que j’étais malade chez les Banu Salima. Je lui demandai : « Ô Prophète d’Allah, comment dois-je répartir mes biens entre mes enfants ? » Il ne me répondit pas. Alors fut révélé le verset : « Allah vous prescrit au sujet de vos enfants : au garçon revient une part équivalente à celle de deux filles », jusqu’à la fin du verset. Abu ʿIsa dit : « Ce hadith est hasan sahih. Shuʿba, Ibn ʿUyayna et d’autres l’ont également rapporté d’après Muhammad ibn al-Munkadir, d’après Jabir. »

Chapitre 7

مِيرَاثِ الأَخَوَاتِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2097
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al-Fadl ibn al-Sabbah al-Baghdadi nous a rapporté : Sufyan ibn ʿUyayna nous a informés : Muhammad ibn al-Munkadir nous a rapporté : J’ai entendu Jabir ibn ʿAbd Allah dire : Je tombai malade. Le Messager d’Allah vint me rendre visite et me trouva évanoui. Abu Bakr et ʿUmar l’accompagnaient à pied. Le Messager d’Allah fit ses ablutions puis versa sur moi l’eau de ses ablutions, et je repris connaissance. Je lui demandai : « Ô Messager d’Allah, comment dois-je disposer de mes biens, ou que dois-je en faire ? » Il ne me répondit pas. Il avait neuf sœurs. Puis fut révélé le verset sur la succession collatérale : « Ils te consultent. Dis : “Allah vous donne Son avis au sujet de la personne qui meurt sans ascendant ni descendant…” », jusqu’à la fin du verset. Jabir dit : « C’est à mon sujet qu’il fut révélé. » Abu ʿIsa dit : « Ce hadith est hasan sahih. »

Chapitre 8

فِي مِيرَاثِ الْعَصَبَةِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2098
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ʿAbd Allah ibn ʿAbd al-Rahman nous a informés : Muslim ibn Ibrahim nous a rapporté : Wuhaib nous a rapporté : Ibn Tawus nous a rapporté, d’après son père, d’après Ibn ʿAbbas, d’après le Prophète, qui dit : « Attribuez les parts successorales prescrites à ceux qui y ont droit ; ce qui reste revient au parent masculin le plus proche. » ʿAbd ibn Humayd nous a informés : ʿAbd al-Razzaq nous a rapporté, d’après Maʿmar, d’après Ibn Tawus, d’après son père, d’après Ibn ʿAbbas, du Prophète, une version de même sens. Abu ʿIsa dit : « Ce hadith est hasan. Certains l’ont rapporté d’après Ibn Tawus, d’après son père, directement du Prophète, sans mentionner Ibn ʿAbbas. »

Chapitre 9

مَا جَاءَ فِي مِيرَاثِ الْجَدِّ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2099
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al-Hasan ibn ʿArafa nous a rapporté : Yazid ibn Harun nous a rapporté, d’après Hammam ibn Yahya, d’après Qatada, d’après al-Hasan, d’après ʿImran ibn Husayn, qui dit : Un homme vint trouver le Messager d’Allah et dit : « Mon fils est mort. Quelle part de son héritage me revient ? » Il répondit : « Un sixième. » Lorsqu’il s’en alla, le Prophète le rappela et dit : « Un autre sixième te revient. » Lorsqu’il s’en alla, il le rappela et dit : « L’autre sixième est un don supplémentaire. » Abu ʿIsa dit : « Ce hadith est hasan sahih. On rapporte également à ce sujet d’après Maʿqil ibn Yasar. »

Chapitre 10

مَا جَاءَ فِي مِيرَاثِ الْجَدَّةِ

Jami` at-Tirmidhi 2100
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Ibn Abi ʿUmar nous a rapporté : Sufyan nous a rapporté : al-Zuhri nous a rapporté. Une fois, il dit que Qabisa avait rapporté, et une autre fois qu’un homme avait rapporté d’après Qabisa ibn Dhuʾayb : Une grand-mère, maternelle ou paternelle, vint trouver Abu Bakr et dit : « Mon petit-fils ou ma petite-fille est décédé(e), et l’on m’a informée que le Livre d’Allah me reconnaît un droit. » Abu Bakr répondit : « Je ne trouve pour toi aucun droit dans le Livre, et je n’ai pas entendu le Messager d’Allah statuer en ta faveur ; je vais consulter les gens. » Il les interrogea. Al-Mughira ibn Shuʿba témoigna que le Messager d’Allah lui avait accordé un sixième. Abu Bakr demanda : « Qui d’autre a entendu cela avec toi ? » Muhammad ibn Maslama répondit : « Moi. » Il lui accorda alors un sixième. Puis l’autre grand-mère, celle qui était de l’autre côté de la famille, vint trouver ʿUmar. Sufyan dit : « Maʿmar m’a ajouté ce détail d’après al-Zuhri. Je ne l’ai pas retenu d’al-Zuhri, mais je l’ai retenu de Maʿmar : ʿUmar dit que si elles se présentaient ensemble, le sixième leur revenait à toutes deux ; si l’une d’elles venait seule, il lui revenait à elle. »

Jami` at-Tirmidhi 2101
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Al-Ansari nous a rapporté : Maʿn nous a rapporté : Malik nous a rapporté, d’après Ibn Shihab, d’après ʿUthman ibn Ishaq ibn Kharasha, d’après Qabisa ibn Dhuʾayb, qui dit : Une grand-mère vint trouver Abu Bakr pour demander sa part d’héritage. Il lui dit : « Tu n’as droit à rien dans le Livre d’Allah, et je ne connais rien non plus dans la Sunna du Messager d’Allah qui t’accorde une part. Retourne chez toi jusqu’à ce que je consulte les gens. » Il les interrogea. Al-Mughira ibn Shuʿba dit : « J’ai été présent auprès du Messager d’Allah lorsqu’il lui accorda un sixième. » Abu Bakr demanda : « Quelqu’un d’autre est-il avec toi ? » Muhammad ibn Maslama al-Ansari se leva et confirma les paroles d’al-Mughira. Abu Bakr lui attribua alors cette part. Puis l’autre grand-mère vint trouver ʿUmar ibn al-Khattab pour demander son héritage. Il lui dit : « Tu n’as droit à rien dans le Livre d’Allah ; toutefois, voilà ce sixième : si vous le partagez toutes les deux, il vous revient à toutes les deux, et si l’une reste seule à le réclamer, il lui revient. » Abu ʿIsa dit : « On rapporte également à ce sujet d’après Burayda. Cette version est meilleure et plus authentique que le récit d’Ibn ʿUyayna. »

Chapitre 11

مَا جَاءَ فِي مِيرَاثِ الْجَدَّةِ مَعَ ابْنِهَا

Jami` at-Tirmidhi 2102
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Al-Hasan ibn ʿArafa nous a rapporté : Yazid ibn Harun nous a rapporté, d’après Muhammad ibn Salim, d’après al-Shaʿbi, d’après Masruq, d’après ʿAbd Allah ibn Masʿud, qui dit au sujet d’une grand-mère avec son fils : « Elle est la première grand-mère à qui le Messager d’Allah a accordé un sixième alors que son fils était encore vivant. » Abu ʿIsa dit : « Nous ne connaissons cette attribution au Prophète que par cette voie. Certains compagnons du Prophète ont attribué une part à la grand-mère avec son fils, tandis que d’autres ne lui en ont pas attribué. »

Chapitre 12

مَا جَاءَ فِي مِيرَاثِ الْخَالِ

Jami` at-Tirmidhi 2103
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Bundar nous a rapporté : Abu Ahmad al-Zubayri nous a rapporté : Sufyan nous a rapporté, d’après ʿAbd al-Rahman ibn al-Harith, d’après Hakim ibn Hakim ibn ʿAbbad ibn Hunayf, d’après Abu Umama ibn Sahl ibn Hunayf, qui dit : ʿUmar ibn al-Khattab écrivit à Abu ʿUbayda que le Messager d’Allah avait dit : « Allah et Son Messager sont les protecteurs de celui qui n’a pas de protecteur, et l’oncle maternel est l’héritier de celui qui n’a pas d’héritier. » Abu ʿIsa dit : « À ce sujet, on rapporte également d’après ʿAʾisha et al-Miqdam ibn Maʿdikarib. Ce hadith est hasan sahih. »

Jami` at-Tirmidhi 2104
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Ishaq ibn Mansur nous a informés : Abu ʿAsim nous a informés, d’après Ibn Jurayj, d’après ʿAmr ibn Muslim, d’après Tawus, d’après ʿAʾisha, qui dit : Le Messager d’Allah a dit : « L’oncle maternel est l’héritier de celui qui n’a pas d’héritier. » Ce hadith est hasan gharib. Certains l’ont rapporté de manière interrompue, sans mentionner ʿAʾisha. Les compagnons du Prophète ont divergé à ce sujet : certains ont accordé l’héritage à l’oncle maternel, à la tante maternelle et à la tante paternelle. La majorité des savants s’appuie sur ce hadith pour attribuer un héritage aux parents du côté maternel et autres parents éloignés. Zayd ibn Thabit, quant à lui, ne leur attribuait rien et versait la succession au trésor public.

Chapitre 13

مَا جَاءَ فِي الَّذِي يَمُوتُ وَلَيْسَ لَهُ وَارِثٌ

Jami` at-Tirmidhi 2105
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Bundar nous a rapporté : Yazid ibn Harun nous a rapporté : Sufyan nous a informés, d’après ʿAbd al-Rahman ibn al-Asbahani, d’après Mujahid — qui est le fils de Wardan —, d’après ʿUrwa, d’après ʿAʾisha, qu’un affranchi du Prophète tomba d’une grappe de dattes et mourut. Le Prophète dit : « Voyez s’il a un héritier. » Ils répondirent : « Non. » Il dit : « Remettez-le à certains habitants du village. » Ce hadith est hasan.

Chapitre 14

فِي مِيرَاثِ الْمَوْلَى الأَسْفَلِ

Jami` at-Tirmidhi 2106
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Ibn Abi ʿUmar nous a rapporté : Sufyan nous a rapporté, d’après ʿAmr ibn Dinar, d’après ʿAwsaja, d’après Ibn ʿAbbas : Un homme mourut à l’époque du Messager d’Allah et ne laissa pour seul héritier qu’un affranchi qu’il avait lui-même libéré. Le Prophète lui attribua son héritage. Abu ʿIsa dit : « Ce hadith est hasan. Dans ce chapitre, les savants estiment que lorsqu’un homme meurt sans laisser d’héritier agnatique, son héritage est versé au trésor des musulmans. »

Chapitre 15

مَا جَاءَ فِي إِبْطَالِ الْمِيرَاثِ بَيْنَ الْمُسْلِمِ وَالْكَافِرِ

Jami` at-Tirmidhi 2107
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Saʿid ibn ʿAbd al-Rahman al-Makhzumi et plusieurs autres nous ont rapporté : Sufyan nous a rapporté, d’après al-Zuhri. Et ʿAli ibn Hujr nous a informés : Hushaym nous a informés, d’après al-Zuhri, d’après ʿAli ibn Husayn, d’après ʿAmr ibn ʿUthman, d’après Usama ibn Zayd, que le Messager d’Allah a dit : « Le musulman n’hérite pas du mécréant, et le mécréant n’hérite pas du musulman. » Ibn Abi ʿUmar nous a rapporté : Sufyan nous a rapporté d’al-Zuhri une version de même sens. Abu ʿIsa dit : « À ce sujet, on rapporte également d’après Jabir et ʿAbd Allah ibn ʿAmr. Ce hadith est hasan sahih. Maʿmar et plusieurs autres l’ont rapporté d’al-Zuhri dans ce sens. Malik l’a rapporté d’al-Zuhri, d’après ʿAli ibn Husayn, d’après ʿUmar ibn ʿUthman, d’après Usama ibn Zayd, du Prophète, dans une version semblable. La transmission de Malik est erronée : il s’est trompé. Certains rapportent d’après Malik “ʿAmr ibn ʿUthman”, mais la plupart de ses élèves disent “ʿUmar ibn ʿUthman”. Or ʿAmr ibn ʿUthman ibn ʿAffan est bien connu parmi les descendants de ʿUthman, tandis que ʿUmar ibn ʿUthman n’est pas connu. Les savants appliquent ce hadith. Ils ont divergé au sujet de l’héritage d’un apostat : la majorité, parmi les compagnons du Prophète et les autres, attribue ses biens à ses héritiers musulmans. D’autres disent que ses héritiers musulmans n’en héritent pas et s’appuient sur la parole du Prophète : “Le musulman n’hérite pas du mécréant.” C’est l’avis d’al-Shafiʿi. »

Chapitre 16

لاَ يَتَوَارَثُ أَهْلُ مِلَّتَيْنِ

Jami` at-Tirmidhi 2108
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Humayd ibn Masʿada nous a rapporté : Husayn ibn Numayr nous a rapporté, d’après Ibn Abi Layla, d’après Abu al-Zubayr, d’après Jabir, d’après le Prophète, qui dit : « Les membres de deux religions différentes n’héritent pas les uns des autres. » Abu ʿIsa dit : « Nous ne connaissons ce hadith de Jabir que par la transmission d’Ibn Abi Layla. »

Chapitre 17

مَا جَاءَ فِي إِبْطَالِ مِيرَاثِ الْقَاتِلِ

Jami` at-Tirmidhi 2109
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Qutayba nous a rapporté : al-Layth nous a rapporté, d’après Ishaq ibn ʿAbd Allah, d’après al-Zuhri, d’après Humayd ibn ʿAbd al-Rahman, d’après Abu Hurayra, d’après le Prophète, qui dit : « Le meurtrier n’hérite pas. » Abu ʿIsa dit : « Ce hadith n’est pas authentique ; nous ne le connaissons que par cette voie. Ishaq ibn ʿAbd Allah ibn Abi Farwa a été délaissé par certains spécialistes du hadith, notamment Ahmad ibn Hanbal. Les savants appliquent néanmoins la règle selon laquelle le meurtrier n’hérite pas, que le meurtre soit intentionnel ou accidentel. Certains ont dit que, si le meurtre était accidentel, il hérite ; c’est l’avis de Malik. »