« Donnez les parts de l’héritage à ceux qui y ont droit. Quant à ce qui reste, c’est pour le parent masculin le plus proche. Une autre chaîne rapporte une narration similaire.
Le Texte et le Contexte du Hadith
Du livre "Chapitres sur l'Héritage" dans Jami' at-Tirmidhi, référence du Hadith : Jami` at-Tirmidhi 2098. Le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) a dit : "Donnez les parts d'héritage à ceux qui y ont droit. Quant à ce qui reste, c'est pour le parent masculin le plus proche."
Explication du Principe de l'Héritage
Ce hadith établit le principe fondamental du droit successoral islamique. Premièrement, les parts fixes (fara'id) prescrites dans le Coran doivent être distribuées aux héritiers spécifiquement désignés tels que les conjoints, les parents, les filles et les frères et sœurs selon leurs parts coraniques.
Ce n'est qu'après que ces parts obligatoires ont été entièrement attribuées que tout bien restant passe au 'parent masculin le plus proche' (connu sous le nom de 'asabah). Cela assure la justice en priorisant les héritiers coraniques avant les parents masculins généraux.
Le Rôle des 'Asabah (Héritiers Résiduels)
Le 'parent masculin le plus proche' fait référence aux héritiers agnatiques qui héritent de ce qui reste après les parts fixes. Ceux-ci incluent généralement les fils, les pères, les frères et les oncles paternels. Leur ordre de priorité suit la proximité de relation avec le défunt.
Ce système empêche la dispersion des richesses sans structure tout en maintenant les systèmes de soutien familial par les parents masculins qui traditionnellement supportaient les responsabilités financières.
Interprétation et Application Savante
Les savants classiques comme l'Imam al-Tirmidhi et d'autres ont souligné que cette narration complète les versets coraniques sur l'héritage. Elle fournit la méthodologie de distribution lorsque les parts fixes n'épuisent pas la succession.
La règle s'applique que la portion restante soit grande ou petite. La séquence est inviolable : d'abord les ayants droit des parts fixes, puis les héritiers résiduels. Cela préserve à la fois les droits des héritiers spécifiques et l'intégrité de la préservation des richesses familiales.