حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ بُدَيْلِ بْنِ قُرَيْشٍ الْيَامِيُّ الْكُوفِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُمَيْرٍ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ زَاذَانَ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَنْ سُئِلَ عَنْ عِلْمٍ عَلِمَهُ ثُمَّ كَتَمَهُ أُلْجِمَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ بِلِجَامٍ مِنْ نَارٍ ‏"‏ ‏.‏ وَفِي الْبَابِ عَنْ جَابِرٍ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو ‏.‏ قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي هُرَيْرَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ ‏.‏
Traduction
Rapporté par Abu Hurairah

que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Quiconque est interrogé sur une connaissance qu’il connaît, puis il la cache, il sera bridé par la bride du feu. »

Comment

Texte et Référence du Hadith

« Celui qui est interrogé sur une connaissance qu'il possède et qui la cache, il sera bridé d'un mors de feu. » (Jami` at-Tirmidhi 2649)

Signification et Contexte

Ce hadith des « Chapitres sur la Connaissance » dans Jami' at-Tirmidhi aborde le péché grave de retenir une connaissance bénéfique à ceux qui la cherchent. Le Prophète (ﷺ) utilise l'image puissante d'un « mors de feu » pour illustrer le châtiment sévère qui attend ceux qui cachent la connaissance qu'ils possèdent.

Le « mors » (lujam) représente une contrainte placée dans la bouche, symbolisant comment la propre connaissance du cacheur devient un instrument de son châtiment dans l'Au-delà.

Commentaire Savant

L'imam at-Tirmidhi a classé ce hadith comme hasan (bon), et les savants expliquent que cette interdiction s'applique à la connaissance religieuse dont les gens ont besoin pour leur foi et leur pratique. Cacher une telle connaissance est considéré comme une trahison de la confiance placée dans les savants et les personnes instruites.

Le châtiment est particulièrement sévère parce que le cacheur empêche les autres de bénéficier d'une guidance qui pourrait les mener au Paradis, tandis que le cacheur lui-même affronte le Feu de l'Enfer.

Exceptions et Qualifications

Les savants notent des exceptions : la connaissance peut être retenue si la partager causerait un préjudice, un égarement, ou si le chercheur a l'intention de la mal utiliser. De plus, la connaissance mondaine sans signification religieuse ne tombe pas sous cette interdiction.

L'obligation s'applique lorsque le questionneur cherche sincèrement une connaissance bénéfique et que la personne savante est capable de la transmettre correctement.

Implications Morales

Cet enseignement souligne l'encouragement de l'Islam à diffuser la connaissance et la responsabilité communautaire des savants. Il met en garde contre l'arrogance intellectuelle et souligne que la connaissance est une confiance divine à partager pour le bien de l'Oumma.

L'imagerie sert de rappel puissant que dans l'Au-delà, nos actions et notre connaissance témoigneront soit pour nous, soit contre nous.