La vertu de : « Il n’y a de puissance ou de puissance que par Allah » Jami` at-Tirmidhi 3601

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا أَبُو خَالِدٍ الأَحْمَرُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ الْغَازِ، عَنْ مَكْحُولٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَكْثِرْ مِنْ قَوْلِ لاَ حَوْلَ وَلاَ قُوَّةَ إِلاَّ بِاللَّهِ فَإِنَّهَا كَنْزٌ مِنْ كُنُوزِ الْجَنَّةِ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ مَكْحُولٌ فَمَنْ قَالَ لاَ حَوْلَ وَلاَ قُوَّةَ إِلاَّ بِاللَّهِ وَلاَ مَنْجَا مِنَ اللَّهِ إِلاَّ إِلَيْهِ ‏.‏ كَشَفَ عَنْهُ سَبْعِينَ بَابًا مِنَ الضُّرِّ أَدْنَاهُنَّ الْفَقْرُ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ لَيْسَ إِسْنَادُهُ بِمُتَّصِلٍ ‏.‏ مَكْحُولٌ لَمْ يَسْمَعْ مِنْ أَبِي هُرَيْرَةَ
Traduction
Abu Hurairah a dit

« Le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) m’a dit : « Sois fréquent en disant : « Il n’y a de puissance ou de puissance que par Allah, (Lā ḥawla wa lā quwwata illā billāh). » Car en vérité, c’est un trésor des trésors du Paradis.

Commentaire

Aperçu et thème central

Ce hadith profond, rapporté par Abu Musa al-Ash'ari (qu'Allah l'agrée) et enregistré dans Jami` at-Tirmidhi 3601, résume l'essence du tawakkul islamique (confiance en Allah) et de la soumission humble. Le Prophète ﷺ ordonne au croyant de prononcer fréquemment le dhikr « Lā ḥawla wa lā quwwata illā billāh » (Il n'y a de force ni de puissance que par Allah), le décrivant comme un trésor parmi les trésors du Paradis. Le thème central est la reconnaissance de la limitation humaine et du pouvoir divin absolu—une déclaration que tout mouvement, changement et force proviennent uniquement d'Allah. Cette phrase est une reconnaissance globale de la souveraineté d'Allah, un bouclier contre l'arrogance et une clé pour déverrouiller la tranquillité spirituelle et la récompense divine.

Contexte et perspectives linguistiques

Le hadith a été rapporté lors d'un voyage, alors qu'Abu Musa se souvenait du Prophète ﷺ lui donnant un conseil personnel. La phrase « Lā ḥawla wa lā quwwata illā billāh » est linguistiquement riche : « ḥawla » désigne le pouvoir de changer ou de passer d'un état à un autre, tandis que « quwwata » signifie force et capacité. Ensemble, ils nient toute capacité humaine inhérente et affirment que tout pouvoir transformateur réside uniquement en Allah. Le terme « kanz » (trésor) implique quelque chose de caché, précieux et durable—ce dhikr est stocké au Paradis comme récompense pour le croyant, tout comme un trésor enterré pour être conservé en sécurité. La construction grammaticale utilise « lā » pour la négation absolue, soulignant l'exclusion complète de toute autre source de pouvoir, et « illā » pour l'affirmation exclusive, confinant toute puissance à Allah. Cela reflète le verset coranique : « Il n'y a de puissance que par Allah » (18:39), renforçant le fondement théologique de l'omnipotence divine.

Aperçus savants clés et bénéfices juridiques

  • Le dhikr est une forme de tawakkul en action—ce n'est pas seulement une énonciation verbale mais une conviction sincère que toutes les affaires, du plus petit mouvement à la plus grande réalisation, dépendent de la volonté et du pouvoir d'Allah.
  • Sur le plan juridique, les savants (comme l'imam al-Nawawi) notent que cette phrase est recommandée après l'appel à la prière, en période de difficulté et au début de toute tâche importante, car elle invoque l'assistance divine et éloigne l'impuissance.
  • Classiquement, Ibn Hajar al-Asqalani explique que la métaphore du « trésor » signifie que ce dhikr est une action dont la récompense est préservée au Paradis, et qu'il protège également le croyant des murmures de Shaytan et du désespoir, agissant comme une armure spirituelle.
« La phrase "Il n'y a de force ni de puissance que par Allah" est un trésor parmi les trésors du Paradis, car c'est une déclaration de son besoin complet d'Allah et une reddition de toutes les affaires à Lui—quiconque s'y accroche, Allah lui suffit dans ce monde et dans l'au-delà. » — Imam Ibn Rajab al-Hanbali, Jami' al-Ulum wa al-Hikam

Vie quotidienne et application spirituelle

Dans la vie quotidienne, ce hadith enseigne au croyant de commencer chaque action—qu'elle soit banale ou monumentale—avec une conscience éveillée du pouvoir d'Allah. Avant d'entreprendre une tâche difficile, de faire face à une maladie, ou même lorsque l'on se sent paresseux ou submergé, le croyant doit prononcer « Lā ḥawla wa lā quwwata illā billāh » pour libérer l'anxiété et s'appuyer sur Allah. Ce dhikr cultive l'humilité, empêchant l'arrogance en cas de succès et le désespoir en cas d'échec. Pratiquement, on peut l'incorporer dans les adhkar du matin et du soir, pendant les moments de stress, et lorsqu'on est témoin du mal ou de la tentation, car il renforce la conviction que seul Allah peut accorder la force de résister au péché et de poursuivre le bien. En faisant de cette phrase un compagnon constant, le croyant transforme la vie ordinaire en acte d'adoration, accumulant des trésors célestes et se rapprochant d'Allah à chaque souffle.