حَدَّثَنَا هَنَّادٌ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ الأَسْوَدِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لاَ يُصِيبُ الْمُؤْمِنَ شَوْكَةٌ فَمَا فَوْقَهَا إِلاَّ رَفَعَهُ اللَّهُ بِهَا دَرَجَةً وَحَطَّ عَنْهُ بِهَا خَطِيئَةً ‏"‏ ‏.‏ قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ وَأَبِي عُبَيْدَةَ بْنِ الْجَرَّاحِ وَأَبِي هُرَيْرَةَ وَأَبِي أُمَامَةَ وَأَبِي سَعِيدٍ وَأَنَسٍ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو وَأَسَدِ بْنِ كُرْزٍ وَجَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَزْهَرَ وَأَبِي مُوسَى ‏.‏ قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ عَائِشَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ ‏.‏
Traduction
Aishah a raconté que

Le Messager d'Allah a dit : « Le croyant n'est pas atteint par la piqûre d'une épine ou quoi que ce soit de pire (ou de plus grand) que cela, sauf qu'Allah l'élève au rang et lui ôte le péché. »

Comment

Texte du Hadith et Référence

Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Le croyant n'est pas affligé par la piqûre d'une épine ou ce qui est pire (ou plus grand) que cela, sauf qu'Allah l'élève en rang et efface ses péchés par cela."

Source : Jami` at-Tirmidhi 965, Le Livre des Jana'iz (Funérailles)

Signification et Importance

Ce noble hadith établit un principe fondamental de la croyance islamique : chaque épreuve, aussi petite soit-elle, qui frappe un croyant porte un immense bénéfice spirituel. La "piqûre d'une épine" sert de métaphore pour l'inconfort le plus petit concevable. L'expression "ou ce qui est pire" englobe toutes les afflictions plus grandes, y compris la maladie, la perte et finalement la mort.

La sagesse derrière cela est double : l'expiation des péchés et l'élévation du rang spirituel. Les épreuves servent à purifier le croyant des transgressions mineures, tout en élevant son statut dans l'Au-delà. Cela transforme toute la perspective du croyant sur la souffrance, la voyant non comme une punition mais comme une miséricorde divine et un moyen de se rapprocher d'Allah.

Commentaire des Savants

L'imam at-Tirmidhi a classé ce hadith comme hasan sahih (bon et authentique). Les savants expliquent que cela s'applique spécifiquement aux croyants qui affrontent leurs épreuves avec patience et acceptation (as-sabr). L'affliction elle-même n'est pas la cause de la récompense ; plutôt, la récompense est accordée pour la persévérance patiente et la croyance correcte avec lesquelles l'épreuve est endurée.

Al-Mubarakfuri, dans son commentaire Tuhfat al-Ahwadhi, note que ce hadith offre une profonde consolation aux affligés. Il enseigne qu'aucune souffrance dans la vie d'un croyant n'est jamais gaspillée ou dénuée de sens. Même le plus léger inconfort est enregistré comme une bonne action et devient une cause de pardon divin et d'avancement spirituel.

Ibn Rajab al-Hanbali précise que ce principe s'étend même aux agonies de la mort, qui est la "piqûre" ultime qui efface complètement les péchés et élève le croyant aux rangs les plus élevés du Paradis, rendant cet enseignement particulièrement pertinent dans le contexte du "Livre des Funérailles".

Implications Pratiques

Cet enseignement cultive la patience (sabr) et la gratitude (shukr) en toutes circonstances. Un croyant apprend à accueillir les épreuves comme des opportunités de croissance spirituelle.

Il apporte du réconfort à ceux qui sont malades, en deuil ou confrontés à toute difficulté, leur rappelant l'immense récompense invisible qui accompagne leur lutte.

Il favorise une vision islamique positive où chaque événement, agréable ou douloureux, est perçu comme un moyen d'atteindre la satisfaction d'Allah et la récompense éternelle dans l'Au-delà.