Qu'est-ce qui a été raconté à propos du fait que le fait de ne pas aimer se lamenter Jami` at-Tirmidhi 1000

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا قُرَّانُ بْنُ تَمَّامٍ الأَسَدِيُّ، وَمَرْوَانُ بْنُ مُعَاوِيَةَ، وَيَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ عُبَيْدٍ الطَّائِيِّ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ رَبِيعَةَ الأَسَدِيِّ، قَالَ مَاتَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ يُقَالُ لَهُ قَرَظَةُ بْنُ كَعْبٍ فَنِيحَ عَلَيْهِ فَجَاءَ الْمُغِيرَةُ بْنُ شُعْبَةُ فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَقَالَ مَا بَالُ النَّوْحِ فِي الإِسْلاَمِ أَمَا إِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏"‏ مَنْ نِيحَ عَلَيْهِ عُذِّبَ بِمَا نِيحَ عَلَيْهِ ‏"‏ ‏.‏ وَفِي الْبَابِ عَنْ عُمَرَ وَعَلِيٍّ وَأَبِي مُوسَى وَقَيْسِ بْنِ عَاصِمٍ وَأَبِي هُرَيْرَةَ وَجُنَادَةَ بْنِ مَالِكٍ وَأَنَسٍ وَأُمِّ عَطِيَّةَ وَسَمُرَةَ وَأَبِي مَالِكٍ الأَشْعَرِيِّ ‏.‏ قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ الْمُغِيرَةِ حَدِيثٌ غَرِيبٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ
Traduction
Ali bin Rabi'ah Al-Asadi a déclaré

« Un homme du nom de Qarazah bin Ka'b est mort parmi les Ansars, et on pleurait sur lui. Al-Mughirah bin Shu'bah est donc venu et est monté sur le Minbar. Il a remercié et loué Allah et a déclaré : « En ce qui concerne la gravité des lamentations dans l'islam, j'ai entendu le Messager d'Allah dire : « Celui qui est pleuré est puni tant qu'il est pleuré ».

Commentaire

Aperçu et thème central

Ce hadith, rapporté par l'imam at-Tirmidhi dans le Livre des funérailles, traite de l'interdiction sévère des lamentations (niyāḥah) sur le défunt—une pratique préislamique de lamentations bruyantes, d'auto-flagellation et de déchirure des vêtements. Le Prophète ﷺ déclare que le défunt est puni par ces lamentations, ce qui signifie qu'il souffre et est tenu responsable des actes pécheurs commis en son nom, même s'il ne les a pas ordonnés. Le thème central est la sainteté de la mort et l'état du défunt, exhortant les musulmans à affronter la mort avec patience, dignité et soumission au décret d'Allah, tout en rejetant fermement les coutumes qui contredisent le monothéisme et l'étiquette islamiques.

Contexte et perspectives linguistiques

L'incident s'est produit lorsque Qarazah ibn Ka'b al-Ansari est mort et que des femmes ont commencé à se lamenter sur lui. Al-Mughirah ibn Shu'bah, un compagnon éminent, est monté en chaire pour réprimander les gens, citant l'avertissement du Prophète ﷺ. Le terme arabe clé est niyāḥah (النّياحة), dérivé de nāḥa (se lamenter ou crier d'une voix forte), se référant spécifiquement aux pleurs et aux cris ritualisés sur le mort. L'expression "yu'adhdhabu" (يُعَذَّبُ) signifie "est puni", indiquant une forme de châtiment divin dans la tombe (ʿadhāb al-qabr) ou un préjudice spirituel. Le hadith utilise la voix passive, montrant que la punition se produit indépendamment du consentement du défunt, car les lamentations elles-mêmes sont un péché public qui ternit l'honneur du défunt et trouble son repos. Les savants notent que cela s'applique aux lamentations interdites, et non aux pleurs naturels sans élever la voix, car le Prophète ﷺ lui-même a pleuré pour son fils Ibrahim, disant : "L'œil verse des larmes et le cœur s'afflige, mais nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur."

Aperçus savants clés et bénéfices juridiques

  • Interdiction légale : La majorité des savants (Jumhūr) considèrent les lamentations (niyāḥah) comme un péché majeur (Kabīrah), certains, comme l'imam Ahmad, les tenant pour illicites (haram) mais pas de mécréance. La punition mentionnée sert de dissuasion, soulignant la gravité de violer la sainteté du défunt.
  • Distinction du deuil naturel : Le hadith clarifie que verser des larmes sans lamentations bruyantes, se frapper les joues, déchirer ses vêtements ou prononcer des paroles de mécontentement est permis et même naturel, car le chagrin est une émotion humaine. L'interdiction vise les lamentations excessives et théâtrales qui impliquent l'insatisfaction envers le décret d'Allah.
  • Responsabilité collective : L'avertissement s'étend à la fois aux pleureuses et au défunt, mais les savants clarifient que le défunt est "puni" parce que les lamentations sont un péché commis en son nom, et il est tenu responsable de ne pas avoir instruit sa famille d'éviter de telles pratiques—soulignant l'importance de laisser des instructions claires et justes (waṣiyyah) concernant ses funérailles.
"La punition mentionnée dans ce hadith est pour le défunt qui était satisfait des lamentations ou ne les a pas interdites de son vivant. Quant à celui qui les a désapprouvées et a interdit à sa famille, il n'est pas puni, car le péché incombe aux seules pleureuses." — Imam Ibn Hajar al-Asqalani, Fatḥ al-Bārī

Application quotidienne et spirituelle

Pour le musulman vivant, cet enseignement exige une préparation proactive : rédiger un testament ordonnant à la famille d'éviter les lamentations, engager des personnes vertueuses pour réciter le Coran ou faire des invocations, et encourager la patience (ṣabr) et le souvenir d'Allah pendant le deuil. Lors des funérailles, on doit retenir ses émotions, ne dire que du bien du défunt et présenter ses condoléances avec les paroles prophétiques : "À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons ; Ô Allah, récompense-moi dans mon épreuve et compense-moi par quelque chose de meilleur." Cultivez une culture de deuil digne dans votre communauté en éduquant doucement les autres sur les méfaits des lamentations, en soulignant que le véritable amour pour le défunt s'exprime par des invocations, des aumônes en son nom et l'accomplissement de ses obligations en suspens—non par des lamentations bruyantes. Ce hadith nous rappelle aussi que nos actions ont un écho au-delà de notre vie ; ainsi, nous devons vivre vertueusement et laisser un héritage de guidance, afin que même dans la mort, nous ne soyons pas une cause de péché pour les autres, mais une source de miséricorde et de récompense.