حَدَّثَنَا سُوَيْدُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ حَمَّادِ بْنِ سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي سِنَانٍ، قَالَ دَفَنْتُ ابْنِي سِنَانًا وَأَبُو طَلْحَةَ الْخَوْلاَنِيُّ جَالِسٌ عَلَى شَفِيرِ الْقَبْرِ فَلَمَّا أَرَدْتُ الْخُرُوجَ أَخَذَ بِيَدِي فَقَالَ أَلاَ أُبَشِّرُكَ يَا أَبَا سِنَانٍ ‏.‏ قُلْتُ بَلَى ‏.‏ فَقَالَ حَدَّثَنِي الضَّحَّاكُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَرْزَبٍ عَنْ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ إِذَا مَاتَ وَلَدُ الْعَبْدِ قَالَ اللَّهُ لِمَلاَئِكَتِهِ قَبَضْتُمْ وَلَدَ عَبْدِي ‏.‏ فَيَقُولُونَ نَعَمْ ‏.‏ فَيَقُولُ قَبَضْتُمْ ثَمَرَةَ فُؤَادِهِ ‏.‏ فَيَقُولُونَ نَعَمْ ‏.‏ فَيَقُولُ مَاذَا قَالَ عَبْدِي فَيَقُولُونَ حَمِدَكَ وَاسْتَرْجَعَ ‏.‏ فَيَقُولُ اللَّهُ ابْنُوا لِعَبْدِي بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ وَسَمُّوهُ بَيْتَ الْحَمْدِ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ ‏.‏
Traduction
Abu Sinan a dit

« J'ai enterré mon fils Sinan et Abu Talhah Al-Khawlani était assis au bord de la tombe. Quand j'ai voulu partir, il m'a pris par la main et m'a dit : « Ne dois-je pas t'informer d'une bonne nouvelle, O Abu Sinan ! » J'ai dit : « Bien sûr ». Il a dit : 'Ad-Dahhak bin Abdur-Rahman bin Arzab m'a raconté, d'après Abu Musa al-Ash'ari : « Le Messager d'Allah a dit : 'Quand un enfant de l'esclave (d'Allah) meurt, Allah dit aux anges : « Avez-vous pris les fruits de son travail ? » Ils répondent : « Oui ». Il dit donc : « Qu'a dit Mon esclave ? » Ils répondent : « Il t'a loué et a dit que c'est vers Toi que revient le retour. » Allah dit donc : « Construis une maison au paradis pour Mon serviteur et appelle-la « maison de louange ». »

Comment

Le Livre sur Jana'iz (Funérailles)

Jami` at-Tirmidhi 1021 - Jami' at-Tirmidhi

Commentaire du Hadith

Cette narration bénie offre une consolation profonde aux parents endeuillés qui ont perdu des enfants. Le terme « fruits de son travail » fait référence à l'âme de l'enfant, qu'Allah confie aux anges pour retourner à son Créateur. Lorsque le parent affligé répond avec patience et louange (hamd), reconnaissant le décret d'Allah et affirmant la croyance en la résurrection, cela démontre une foi suprême.

L'interrogation d'Allah envers les anges reflète Sa sollicitude divine pour le croyant en deuil. La maison construite au Paradis appelée « Bayt al-Hamd » (Maison de la Louange) commémore éternellement la réponse vertueuse du parent à la tragédie. Cela montre comment les épreuves humaines, lorsqu'elles sont affrontées avec une conduite spirituelle appropriée, deviennent des moyens de récompense éternelle.

La chaîne de narration comprend des transmetteurs dignes de confiance : Abu Talhah al-Khawlani (un tabi'i respecté), Ad-Dahhak bin Abdur-Rahman et Abu Musa al-Ash'ari (un Compagnon renommé). Le cadre au bord de la tombe souligne l'immédiateté de cette consolation divine durant les moments de profond chagrin.

Perspectives Savantes

Ce hadith illustre la miséricorde infinie d'Allah et la sagesse derrière la mort des enfants. L'innocence de l'enfant devient un moyen pour les parents d'atteindre le Paradis par l'acceptation patiente.

La dénomination de la demeure céleste « Maison de la Louange » signifie que le souvenir verbal (dhikr) et l'acceptation patiente durant la calamité sont parmi les formes les plus élevées d'adoration.

Les savants notent que cette consolation s'applique spécifiquement aux croyants qui répondent à la tragédie avec l'étiquette spirituelle prescrite : louer Allah, reconnaître Son décret et affirmer le Retour vers Lui.