حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، ح وَحَدَّثَنَا الأَنْصَارِيُّ، حَدَّثَنَا مَعْنٌ، حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ يَمُوتُ لأَحَدٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ ثَلاَثَةٌ مِنَ الْوَلَدِ فَتَمَسَّهُ النَّارُ إِلاَّ تَحِلَّةَ الْقَسَمِ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عُمَرَ وَمُعَاذٍ وَكَعْبِ بْنِ مَالِكٍ وَعُتْبَةَ بْنِ عَبْدٍ وَأُمِّ سُلَيْمٍ وَجَابِرٍ وَأَنَسٍ وَأَبِي ذَرٍّ وَابْنِ مَسْعُودٍ وَأَبِي ثَعْلَبَةَ الأَشْجَعِيِّ وَابْنِ عَبَّاسٍ وَعُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ وَأَبِي سَعِيدٍ وَقُرَّةَ بْنِ إِيَاسٍ الْمُزَنِيِّ ‏.‏ قَالَ وَأَبُو ثَعْلَبَةَ الأَشْجَعِيُّ لَهُ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَدِيثٌ وَاحِدٌ هُوَ هَذَا الْحَدِيثُ وَلَيْسَ هُوَ الْخُشَنِيَّ ‏.‏ قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي هُرَيْرَةَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ ‏.‏
Traduction
Abdullah bin Mas'ud a raconté que

Le Messager d'Allah a dit : « Quiconque en a trois avant lui (dans la mort) alors qu'il n'avait pas atteint l'âge de la puberté, alors ils constitueront pour lui une forteresse bien fortifiée contre le Feu. »

Comment

Texte et Référence du Hadith

Le Messager d'Allah a dit : "Celui qui a trois qui le précèdent (dans la mort) alors qu'ils n'ont pas atteint l'âge de la puberté, alors ils seront pour lui une forteresse bien fortifiée contre le Feu."

Référence : Jami` at-Tirmidhi 1061 | Livre : Le Livre sur les Jana'iz (Funérailles) | Auteur : Jami' at-Tirmidhi

Signification et Contexte

Ce hadith s'adresse aux parents qui endurent l'épreuve profonde de perdre de jeunes enfants avant qu'ils n'atteignent la puberté (bulūgh). L'expression "trois qui le précèdent" fait référence à trois enfants qui meurent avant leur parent.

L'expression "forteresse bien fortifiée" (ḥiṣn ḥaṣīn) signifie une protection et une sécurité complètes. Tout comme une forteresse solide protège ses habitants des ennemis, ces enfants décédés protégeront leur parent du Feu de l'Enfer.

Commentaire Savant

L'imam at-Tirmidhi a classé ce hadith comme hasan (bon). Les savants expliquent que cette miséricorde divine découle de l'endurance patiente (ṣabr) du parent face à cette épreuve sévère. Les enfants, étant sans péché et destinés au Paradis, intercèdent pour leurs parents.

Ibn al-Qayyim écrit que de tels enfants attendent leurs parents aux portes du Paradis, impatients de se réunir. Cette promesse s'applique même si le parent n'a eu qu'un ou deux enfants morts jeunes, mais trois garantissent cette protection spécifique.

La sagesse derrière cela inclut : compenser le chagrin parental par une récompense éternelle, démontrer la miséricorde infinie d'Allah, et réconforter les croyants confrontés à cette épreuve avec l'espoir en la justice et la compassion divines.