حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ زَكَرِيَّا بْنِ أَبِي زَائِدَةَ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ نَفْسُ الْمُؤْمِنِ مُعَلَّقَةٌ بِدَيْنِهِ حَتَّى يُقْضَى عَنْهُ ‏"‏ ‏.‏
Traduction
(Une autre chaîne) Abu Hurairah a raconté que

Le Messager d'Allah a dit : « L'âme du croyant est suspendue par sa dette jusqu'à ce qu'elle soit réglée pour lui. »

Comment

Texte et Référence du Hadith

Le Messager d'Allah a dit : "L'âme du croyant est suspendue par sa dette jusqu'à ce qu'elle soit réglée pour lui."

Source : Jami` at-Tirmidhi 1079 | Livre : Le Livre sur les Jana'iz (Funérailles) | Auteur : Jami' at-Tirmidhi

Signification et Importance

Ce hadith utilise une métaphore puissante indiquant que la progression spirituelle d'un croyant dans l'au-delà est entravée par des dettes impayées. Le terme "suspendue" (mu'allaqah) signifie que l'âme reste dans un état de détention, incapable d'atteindre une libération complète et la proximité d'Allah jusqu'à ce que toutes les obligations financières soient remplies.

Cela souligne la nature grave des droits financiers en Islam, les considérant si lourds qu'ils peuvent entraver le voyage de l'âme après la mort, même pour un croyant vertueux.

Commentaire des Savants

L'imam at-Tirmidhi a classé ce hadith comme hasan (bon). Les savants expliquent que cette suspension s'applique même si le défunt était ponctuel dans la prière, le jeûne et d'autres actes d'adoration. La dette représente les droits des autres personnes (huquq al-'ibad), qu'Allah prend avec la plus grande sérieux.

Les savants déduisent de cela que le règlement des dettes prime sur les actes de charité volontaires et même certains actes obligatoires pour les proches vivants. Si la succession du défunt est insuffisante, cela devient une responsabilité collective (fard kifayah) pour la communauté musulmane de régler la dette et de libérer l'âme du croyant.

Ce hadith sert d'avertissement sévère aux musulmans pour éviter les dettes lorsque c'est possible, pour documenter correctement les dettes et pour les rembourser rapidement, craignant les conséquences qui peuvent s'étendre au-delà de la vie terrestre.

Implications Pratiques

1. Les musulmans sont encouragés à être prudents quant à contracter des dettes et à les rembourser dès que possible.

2. Les proches et les héritiers doivent prioriser le remboursement des dettes sur la succession du défunt avant la distribution de l'héritage.

3. Il est recommandé d'écrire les dettes et d'informer des témoins pour s'assurer que les obligations sont connues et peuvent être réglées après la mort.

4. La communauté partage la responsabilité d'aider à régler les dettes des musulmans décédés qui manquent de fonds suffisants.