que le Messager d'Allah a dit : « Le sang d'un musulman, qui atteste que personne n'a le droit d'être adoré Allah, est illégal sauf dans l'un des trois cas suivants : celui de l'adultère (précédemment marié ou) marié, une vie pour la vie, et celui qui quitte la religion et fait partie de la Jama'ah (la communauté des musulmans).
Texte du Hadith
"Le sang d'un homme musulman, qui témoigne que nul n'a le droit d'être adoré excepté Allah, n'est pas licite sauf dans l'un des trois cas : L'adultère marié (ou précédemment marié), une vie pour une vie, et celui qui quitte la religion et se sépare de la Jama'ah (la communauté des musulmans.)"
Référence de la Source
Le Livre sur le Prix du Sang - Jami' at-Tirmidhi - Hadith 1402
Commentaire Savant
Ce noble hadith établit la sainteté du sang musulman et délimite les trois seules circonstances dans lesquelles il devient permis d'exécuter un musulman. Le Prophète (ﷺ) commence par affirmer l'inviolabilité fondamentale de la vie d'un musulman, enracinée dans son témoignage de foi (shahadah).
La première exception est "l'adultère marié" (ath-thayyib uz-zānī) - se référant à celui qui commet l'adultère tout en étant dans un état de mariage (muhsan). Cela nécessite l'établissement de la preuve soit par confession, soit par le témoignage de quatre témoins vertueux qui ont réellement assisté à l'acte de pénétration.
La seconde est "une vie pour une vie" (an-nafsu bin-nafsi) - se référant à la riposte légale (qisas) dans les cas de meurtre intentionnel. Cela est établi par des preuves claires et nécessite le consentement des héritiers de la victime, qui peuvent choisir le pardon ou le prix du sang à la place.
La troisième est "celui qui quitte sa religion et se sépare de la communauté" (at-tāriku li-dīnihī al-mufāriqu lil-jamā'ah) - se référant à l'apostasie de l'islam. Les savants diffèrent sur les détails de la mise en œuvre, mais s'accordent à dire que cela se réfère à celui qui renonce volontairement à l'islam après l'avoir embrassé, et non à celui qui est né dans l'incroyance.
Implications Légales
Ce hadith forme le fondement du droit pénal islamique concernant la peine capitale. Il souligne que ces exceptions sont strictement limitées et ne peuvent être étendues par interprétation personnelle.
Chaque cas exige des normes probatoires rigoureuses et un processus judiciaire approprié. La mention de "se séparer de la communauté" dans le troisième cas indique que l'apostasie n'est pas seulement une affaire privée de croyance, mais un acte qui menace le tissu social de la communauté musulmane.
Signification Spirituelle
Cet enseignement souligne la valeur immense que l'islam accorde à la vie humaine, la rendant sacrée par défaut. Les exceptions servent de mesures protectrices pour le bien-être moral et physique de la société plutôt que comme des mesures punitives seules.
Le hadith rappelle aux musulmans que leur foi leur accorde la protection de la vie, des biens et de l'honneur - des droits qui ne sont suspendus que dans ces trois circonstances extrêmes après une procédure régulière.