حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي أَبُو الزُّبَيْرِ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الصُّورَةِ فِي الْبَيْتِ وَنَهَى أَنْ يُصْنَعَ ذَلِكَ ‏.‏ قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَلِيٍّ وَأَبِي طَلْحَةَ وَعَائِشَةَ وَأَبِي هُرَيْرَةَ وَأَبِي أَيُّوبَ ‏.‏ قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ جَابِرٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ ‏.‏
Traduction
A raconté Jabir

« Le Messager d'Allah () a interdit d'avoir des images dans la maison, et il a interdit de les créer. »

Il a dit : Il existe des récits à ce sujet de 'Ali, Abu Talhah, 'Aicha, Abu Hurairah et Abu Ayyub.

[Abu 'Eisa a dit :] Le hadith de Jabir est un hadith hasan sahih.

Comment

L'Interdiction des Images dans la Loi Islamique

Cette narration de Jabir ibn Abdullah, enregistrée dans Jami' at-Tirmidhi 1749, établit l'interdiction claire de créer et de posséder des images d'êtres animés dans son domicile. Le Prophète Muhammad (ﷺ) a explicitement interdit deux actes distincts : "tasweer" (l'acte de faire des images) et "ittikhadh as-suwar fil-bayt" (l'acte de prendre/conserver des images dans la maison).

Interprétation Savante et Portée

Les savants classiques expliquent que cette interdiction s'applique spécifiquement aux images d'êtres possédant une âme (animaux, humains, anges). La sagesse derrière cette règle inclut la prévention de l'imitation de l'acte créateur d'Allah, l'évitement de la distraction de l'adoration, et l'éloignement des pratiques associées à l'idolâtrie pré-islamique.

Les savants différencient entre les images complètes et incomplètes, avec une plus grande interdiction s'appliquant aux représentations à corps entier. Des exceptions existent pour les matériels éducatifs, les jouets d'enfants et la documentation nécessaire selon de nombreux juristes, bien que l'interdiction générale reste fermement établie.

Authentification et Preuves à l'Appui

Comme noté par l'Imam Abu 'Eisa at-Tirmidhi, ce hadith est classé comme "Hasan Sahih" - sain et authentique. Les multiples narrations de soutien de compagnons éminents comme 'Ali, 'Aishah, Abu Hurairah et d'autres renforcent l'authenticité de cette règle et démontrent son application cohérente dans la pratique de la communauté musulmane primitive.