Qu'est-ce qui a été raconté à propos du port d'un jubbah et d'un khuff Jami` at-Tirmidhi 1769
Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ، عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَيَّاشٍ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، هُوَ الشَّيْبَانِيُّ عَنِ الشَّعْبِيِّ، قَالَ قَالَ الْمُغِيرَةُ بْنُ شُعْبَةَأَهْدَى دِحْيَةُ الْكَلْبِيُّ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خُفَّيْنِ فَلَبِسَهُمَا .قَالَ أَبُو عِيسَى وَقَالَ إِسْرَائِيلُ عَنْ جَابِرٍ عَنْ عَامِرٍ وَجُبَّةً فَلَبِسَهُمَا حَتَّى تَخَرَّقَا لاَ يَدْرِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَذَكِيٌّ هُمَا أَمْ لاَ . وَهَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ . أَبُو إِسْحَاقَ الَّذِي رَوَى هَذَا عَنِ الشَّعْبِيِّ هُوَ أَبُو إِسْحَاقَ الشَّيْبَانِيُّ وَاسْمُهُ سُلَيْمَانُ وَالْحَسَنُ بْنُ عَيَّاشٍ هُوَ أَخُو أَبِي بَكْرِ بْنِ عَيَّاشٍ
Traduction
Raconté par ash-Sha'bi
D'après Al-Mughirah bin Shu'bah : « Dihyah Al-Kalbi a donné une paire de khuff au Messager d'Allah (), alors il les a portés. »
[Abu Eisa a dit :] Israël a dit : « De Jabir, d'Amir : « Et un Jubbah, il les a portés jusqu'à ce qu'ils se déchirent. Et le Prophète () ne savait pas s'ils provenaient d'un animal abattu ou non. '»
Ce hadith est Hasan Gharib. Abu Ishaq, celui qui a fait le reportage d'Ash-Sha'bi, est Abu Ishaq Ash-Shaibani et son nom est Sulaiman. Al-Hasan bin 'Ayyash est le frère d'Abu Bakr bin 'Ayyash.
Aperçu et thème central
Ce hadith de Jami` at-Tirmidhi (1769) dans « Le livre des vêtements » met en lumière l'acceptation pratique par le Prophète Muhammad ﷺ d'un cadeau—une paire de Khuff (chaussettes/chaussures en cuir) et une Jubbah (vêtement extérieur)—de la part de Dihyah Al-Kalbi, un noble compagnon. Le thème central tourne autour de la permission de porter des vêtements en peau d'animal, de l'importance de la gratitude pour les cadeaux, et du rappel subtil de la pureté rituelle (taharah) concernant les articles en cuir. Le fait que le Prophète ﷺ les ait portés « jusqu'à ce qu'ils se déchirent » démontre son humilité et son contentement avec des provisions simples, tandis que la note du narrateur sur le statut d'abattage reflète la préoccupation savante pour les sources licites (halal), soulignant la méticulosité de la charia dans les affaires quotidiennes.
Contexte et perspectives linguistiques
Dihyah Al-Kalbi était un compagnon éminent et un envoyé, connu pour sa belle apparence, et son cadeau au Prophète ﷺ a eu lieu dans un contexte de respect mutuel et de générosité. Linguistiquement, « Khuff » (خف) fait référence à des chaussures en cuir couvrant les pieds et les chevilles, souvent portées pour les voyages, tandis que « Jubbah » (جبة) est un manteau extérieur ample avec de larges manches, courant dans les climats froids. L'expression « jusqu'à ce qu'ils se déchirent » (حتى تقطعت) met l'accent sur une utilisation prolongée, indiquant la frugalité du Prophète ﷺ et son évitement de l'extravagance. L'incertitude du narrateur—« ne savait pas s'ils provenaient d'un animal abattu ou non »—met en évidence le principe jurisprudentiel selon lequel le cuir d'animaux non abattus correctement (dhabihah) peut être impur, mais l'action du Prophète ﷺ permettait implicitement l'utilisation de tels articles après tannage (dibagh), qui purifie la peau. Cela s'aligne avec la règle classique : « Le tannage purifie la peau d'un animal mort » (hadith dans Muslim), une idée clé pour dériver des règles sur les articles en cuir.
Aperçus savants clés et bénéfices juridiques
Vie quotidienne et application spirituelle
Dans notre vie quotidienne, ce hadith encourage les musulmans à adopter une approche équilibrée envers les biens matériels : accepter les cadeaux licites avec un cœur reconnaissant, utiliser les ressources avec attention et sans extravagance, et maintenir une compréhension pratique des règles de pureté islamique—comme savoir que le cuir tanné (par exemple, ceintures, chaussures, vestes) est pur et valide pour la prière, quel que soit l'abattage de l'animal, tant qu'il ne provient pas d'un porc ou d'un chien. Spirituellement, cela nous appelle à imiter le détachement du Prophète ﷺ de l'excès mondain, en nous concentrant sur l'excellence intérieure (ihsan) plutôt que sur l'apparence extérieure. Lorsque l'on porte de nouveaux vêtements ou chaussures, on doit se souvenir de la bénédiction de la provision, remercier Allah, et les utiliser dans l'obéissance—comme les porter pour la prière et les bonnes actions—tout en évitant l'orgueil ou l'arrogance. Cet enseignement nous rappelle également de vérifier la source de notre nourriture et de nos vêtements lorsque c'est possible, en s'efforçant d'être halal dans tous les aspects, tout en ne tombant pas dans des doutes inutiles (waswasah) là où la charia a accordé la facilité. En fin de compte, le hadith nous invite à vivre avec simplicité, générosité et une profonde confiance dans la guidance d'Allah, faisant de chaque vêtement un moyen de se souvenir de Lui.