« Celui qui a eu le poids d’une parcelle de foi dans son cœur s’éloignera du Feu. » Abou Saïd a dit : « Que celui qui doute récite : Allah ne traite pas injustement, même avec le poids d’une paille. »
Texte et Contexte du Hadith
« Quiconque avait le poids d'une parcelle de foi dans son cœur sortira du Feu. » Abou Sa'îd a dit : « Quiconque a un doute, qu'il récite : En vérité, Allah ne traite pas injustement même du poids d'une parcelle. »
Cette narration se trouve dans Jami` at-Tirmidhi 2598, du chapitre « Le Livre sur la Description de l'Enfer ». C'est une déclaration profonde d'espoir et de justice divine.
Commentaire sur le Hadith
La « parcelle » (dharrah) désigne la plus petite particule imaginable. Le hadith affirme qu'aucune âme possédant même le poids d'un atome de foi véritable (iman) ne restera éternellement en Enfer. C'est une manifestation de la miséricorde infinie d'Allah, démontrant qu'Il ne gaspille pas les bonnes actions d'aucun croyant, aussi petite que soit sa foi.
Le compagnon, Abou Sa'îd Al-Khudri, dirige ceux qui doutent de cette immense miséricorde à réfléchir sur le verset coranique (4:40) : « En vérité, Allah ne commet pas d'injustice, [même] autant qu'une parcelle. » Cela relie directement la promesse du Prophète à l'attribut divin de justice absolue, confirmant que le châtiment éternel est réservé uniquement à ceux totalement dépourvus de foi.
Perspectives Savantes
Les savants expliquent que ce hadith se réfère principalement aux croyants pécheurs. Ils seront finalement sortis de l'Enfer en raison de la foi fondamentale dans leurs cœurs, même si elle était faible et qu'ils ont commis des péchés majeurs. Leur châtiment est une purification, pas un état permanent.
Cela ne nie pas la réalité du châtiment pour les péchés, mais cela offre un immense espoir. Cela enseigne qu'on ne doit jamais désespérer de la miséricorde d'Allah. Le destin ultime est déterminé par ce qui est dans le cœur au moment de la mort. Par conséquent, on doit s'efforcer de protéger et d'augmenter sa foi par l'obéissance et le repentir sincère.