« Le Messager d’Allah a combiné les prières de Zuhr et d’Asr, et les prières de Médine, sans être dans un état de peur, ni à cause de la pluie. »
Texte et Contexte du Hadith
« Le Messager d'Allah a combiné les prières de Zuhr et Asr, et les prières de Maghrib et Isha à Al-Madinah, sans être dans un état de peur, ni à cause de la pluie. »
Cette narration de Jami' at-Tirmidhi (Hadith 187) présente un précédent juridique important concernant la permission de combiner les prières (jam' bayn as-salātayn) en dehors des circonstances communément connues de voyage ou de danger.
Commentaire des Savants
Les éminents savants expliquent que ce hadith établit la légitimité de combiner les prières pour des raisons au-delà du voyage (safar) et de la peur (khawf). Bien que l'école hanafite maintienne une vision plus restrictive, la majorité des juristes (y compris les savants shafi'i, malikite et hanbalite) acceptent cette pratique sur la base de cette preuve authentique.
Ibn Abbas (RA), le narrateur de cette tradition, a été interrogé sur l'action du Prophète et a répondu : « Il ne voulait pas imposer de difficulté à sa Ummah. » Cela indique la sagesse sous-jacente de la facilitation (taysīr) dans la loi islamique.
Règlements et Conditions Légales
Les savants spécifient qu'une telle combinaison est permise lorsqu'il y a un besoin réel (hājah), tel que : maladie, conditions météorologiques extrêmes, responsabilités professionnelles accablantes, ou d'autres excuses valides qui rendent particulièrement difficile la prière de chaque prière à son heure prescrite.
La combinaison peut être effectuée comme « jam' taqdim » (avancer la prière ultérieure à l'heure de la prière antérieure) ou « jam' ta'khir » (retarder la prière antérieure à l'heure de la prière ultérieure), à condition que les prières soient effectuées dans leur séquence appropriée.
Sagesse Spirituelle
Cette décision démontre la flexibilité et la praticité de la jurisprudence islamique, reflétant la miséricorde d'Allah envers Ses serviteurs. Elle empêche la religion de devenir une source de difficulté indue tout en maintenant l'obligation de la prière.
La permission ne doit pas être abusée pour une simple commodité, mais plutôt utilisée lorsqu'un besoin réel survient, préservant à la fois la sainteté des heures de prière et le principe de facilité dans la religion.