« Je suis venu vers le Messager d’Allah alors qu’il était assis à l’ombre de la Ka’bah. » Il a dit : « Il m’a vu approcher et il a dit : 'Ils sont perdus au Jour du Jugement ! Par le Seigneur de la Ka’bah ! Il a dit : « Je me suis dit moi-même : malheur à moi ! Peut-être que quelque chose a été révélé sur moi !" Il dit : « Alors j’ai dit : 'Qui sont-ils, et que mon père et ma mère soient rachetés pour toi.' Alors le Messager d’Allah dit : « Ce sont ceux qui ont beaucoup, sauf celui qui dit ceci, et ceci, et cela et qui fait signe de la main à son avant, à sa droite et à sa gauche. » Puis il dit : « Par Celui qui tient mon âme dans sa main ! Aucun homme ne mourra en laissant un chameau ou une vache pour lesquels il n’a pas payé la Zakat, sauf qu’il viendra le Jour du Jugement plus grand et plus gras qu’il ne l’était, ils le fouleront sous leurs sabots et le frapperont de leurs cornes, tous ; de sorte que, lorsque le dernier d’entre eux a eu son tour, le premier revient à lui, jusqu’à ce qu’il soit jugé devant le peuple.
Le Livre sur la Zakat - Jami' at-Tirmidhi 617
Cette narration de Jami' at-Tirmidhi contient des avertissements profonds concernant l'obligation de la Zakat et les graves conséquences de sa négligence.
Contexte et Déclaration Initiale
Le Prophète (que la paix soit sur lui) était assis dans les enceintes sacrées de la Kaaba lorsqu'il a fait cette grave déclaration sur ceux qui seront perdus au Jour du Jugement. Son serment emphatique « Par le Seigneur de la Kaaba ! » souligne la gravité de ce qui suit.
La préoccupation immédiate du compagnon reflète l'impact profond de telles déclarations sur les premiers musulmans, qui cherchaient constamment à purifier leurs actes et à remplir leurs obligations.
Identification des Condamnés
Le Prophète a identifié ceux destinés au châtiment comme des individus riches qui ne s'acquittent pas correctement de leurs obligations de Zakat. Ses gestes de la main indiquant l'avant, la droite et la gauche signifient un don complet - signifiant que la Zakat doit être distribuée à toutes les catégories méritantes mentionnées dans le Coran.
Cela souligne que la Zakat n'est pas une charité facultative mais un pilier fondamental de l'Islam exigeant une distribution systématique à des bénéficiaires spécifiés.
La Nature du Châtiment
L'avertissement le plus sévère concerne les animaux sur lesquels la Zakat était due mais non payée. Ces animaux témoigneront contre leurs propriétaires au Jour du Jugement, apparaissant plus grands et plus forts qu'ils ne l'étaient dans la vie terrestre.
Ils piétineront et encorneront le propriétaire négligent dans un cycle continu de châtiment - lorsque le dernier animal finit, le premier recommence. Cela illustre comment les devoirs religieux négligés deviennent des instruments de rétribution divine.
Commentaire Savant
Les savants classiques expliquent que ce hadith établit plusieurs principes cruciaux : la Zakat est obligatoire sur des types spécifiques de richesse, y compris le bétail ; sa négligence constitue un péché majeur ; et la responsabilité des obligations religieuses est absolue devant Allah.
La nature publique du châtiment (« jusqu'à ce qu'il soit jugé devant les gens ») sert d'humiliation supplémentaire et démontre que l'honneur mondain ne signifie rien par rapport à l'accomplissement des commandements divins.