Ce qui a été raconté à propos de ce qui n'est pas apprécié chez les chevaux Jami` at-Tirmidhi 1698

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَلْمُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ النَّخَعِيُّ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ بْنِ عَمْرِو بْنِ جَرِيرٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُكَرِهَ الشِّكَالَ مِنَ الْخَيْلِ ‏.‏قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ ‏.‏ وَقَدْ رَوَاهُ شُعْبَةُ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ يَزِيدَ الْخَثْعَمِيِّ عَنْ أَبِي زُرْعَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ ‏.‏ وَأَبُو زُرْعَةَ بْنُ عَمْرِو بْنِ جَرِيرٍ اسْمُهُ هَرِمٌ ‏.‏ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ حُمَيْدٍ الرَّازِيُّ حَدَّثَنَا جَرِيرٌ عَنْ عُمَارَةَ بْنِ الْقَعْقَاعِ قَالَ قَالَ لِي إِبْرَاهِيمُ النَّخَعِيُّ إِذَا حَدَّثْتَنِي فَحَدِّثْنِي عَنْ أَبِي زُرْعَةَ فَإِنَّهُ حَدَّثَنِي مَرَّةً بِحَدِيثٍ ثُمَّ سَأَلْتُهُ بَعْدَ ذَلِكَ بِسِنِينَ فَمَا أَخْرَمَ مِنْهُ حَرْفًا
Traduction
Raconté par Abu Hurairah

Que le Prophète () n'aimait pas Shikal à cheval.

[Abu 'Eisa a dit :] Ce hadith est Hasan Sahih. Shu'bah a rapporté la même chose de 'Abdullah bin Yazid al-Khath'ami, d'Abu Zur'ah (l'un des narrateurs de la chaîne de ce hadith), d'Abu Hurairah, du Prophète (). Le nom d'Abu Zur'ah bin 'Amr bin Jarir est Harim.

Muhammed bin Hammad Ar-Razi nous a raconté (il a dit) : « Jarir nous a raconté d'après 'Umarah bin al-Qa'qa » qui a déclaré : « Ibrahim an-Nakha'i m'a dit : « Quand vous me racontez, alors que vous me racontez d'après Abu Zurah, il m'a raconté un hadith une fois, puis je l'ai interrogé à ce sujet deux ans plus tard, et il n'est pas parti une lettre en est extraite. »

Commentaire

Aperçu et thème central

Ce hadith de Jami` at-Tirmidhi (1698) aborde les directives prophétiques concernant le choix des chevaux, interdisant spécifiquement la qualité connue sous le nom de Shikal—un cheval ayant une jambe blanche d'un côté et la jambe opposée de l'autre côté, créant une apparence asymétrique. Le thème central transcende la simple esthétique, enseignant aux croyants que le Prophète ﷺ a cultivé l'excellence et l'équilibre dans toutes les affaires, y compris le soin et la sélection des animaux. Cela reflète la nature globale des directives islamiques, qui perfectionnent chaque facette de la vie, de l'adoration aux transactions mondaines, et inculquent un sens de la beauté et de l'harmonie dans la création.

Contexte et aperçus linguistiques

Le terme Shikal (شِكَال) dérive de la racine shin-kaf-lam, désignant une corde ou un lien qui attache deux membres ensemble, impliquant une disharmonie ou un déséquilibre. Dans la terminologie équine, il fait référence à un cheval avec une jambe avant et la jambe arrière opposée blanches, ressemblant à la liaison diagonale d'une corde. L'imam At-Tirmidhi classe ce hadith comme Hasan Sahih, notant la méticulosité du narrateur Abu Zur'ah bin 'Amr bin Jarir (dont le nom est Harim), comme en témoigne l'éloge d'Ibrahim An-Nakha'i sur sa précision verbatim pendant deux ans. Le contexte historique implique les directives pratiques du Prophète ﷺ aux musulmans se préparant pour des expéditions, où les chevaux étaient vitaux pour la guerre, mais son instruction se concentrait sur l'équilibre esthétique, montrant que même dans la préparation martiale, le Prophète ﷺ encourageait le raffinement et évitait ce qui était visuellement déplaisant.

Aperçus savants clés et bénéfices juridiques

  • Bénéfice jurisprudentiel : L'interdiction du Shikal est une recommandation (karahah tanzihiyyah) plutôt qu'une interdiction stricte, car la majorité des savants (y compris l'imam Ash-Shafi'i et Ahmad) soutiennent que l'achat ou la monte d'un tel cheval est permis mais détestable, reflétant la préférence du Prophète ﷺ pour la perfection en toutes choses.
  • Principe éthique : Le hadith enseigne que les musulmans doivent cultiver le discernement et le goût, évitant ce qui est déséquilibré ou laid, et choisissant ce qui est harmonieux, car la beauté est aimée d'Allah (comme indiqué dans Sahih Muslim : « Allah est Beau et aime la beauté »).
  • Consensus classique : Des savants comme l'imam Ibn Hajar al-Asqalani dans Fath al-Bari notent que cette directive concerne la préférence, non le péché, et que la sagesse sous-jacente est d'éviter la ressemblance avec l'œuvre du diable ou de maintenir la symétrie visuelle, en accord avec la tradition prophétique de l'excellence (ihsan) dans toutes les affaires.
« Le Prophète ﷺ n'aimait pas le Shikal chez les chevaux car il indique un manque d'équilibre et de beauté, et la Charia encourage à choisir ce qui est sain et esthétiquement plaisant, à condition que cela ne mène pas à l'extravagance ou à la vanité. » — Imam Ibn Hajar al-Asqalani, Fath al-Bari

Vie quotidienne et application spirituelle

Dans notre vie quotidienne, ce hadith inspire les musulmans à aborder chaque entreprise avec intention et raffinement. Que ce soit en choisissant un véhicule, en concevant une maison, ou même en sélectionnant des vêtements, nous sommes encouragés à rechercher l'équilibre et à éviter l'étrangeté, reflétant la discipline intérieure et la gratitude pour les bénédictions d'Allah. Spirituellement, cela nous rappelle que nos actions, paroles et choix doivent incarner l'harmonie et éviter les extrêmes, car le Prophète ﷺ a été envoyé pour perfectionner le caractère noble. En intériorisant cet enseignement, nous transformons les décisions mondaines en actes d'adoration, conscients qu'Allah voit nos efforts pour embellir nos vies dans les limites de la modération et de la sincérité, vivant ainsi avec ihsan—adorant Allah comme si nous Le voyions, car Il nous voit en effet.