حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ مَطْلُ الْغَنِيِّ ظُلْمٌ وَإِذَا أُتْبِعَ أَحَدُكُمْ عَلَى مَلِيٍّ فَلْيَتْبَعْ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنِ ابْنِ عُمَرَ وَالشَّرِيدِ بْنِ سُوَيْدٍ الثَّقَفِيِّ ‏.‏
Traduction
Raconté par Ibn 'Umar

Le Prophète (saw) a dit : « La procrastination (lorsqu'il s'agit de payer une dette) de la part d'un riche est une oppression. Donc, si votre dette est transférée par votre débiteur, vous devez vous mettre d'accord et ne pas faire deux ventes en une seule. »

[Abu 'Eisa a dit :] Le Hadith est Abu Hurairah (n° 1308) est un hadith de Hassan Sahih. Et cela signifie que lorsque la dette de l'un de vous est transférée, alors acceptez. Certaines personnes bien informées ont déclaré que lorsqu'on propose à un homme de transférer sa dette à un homme riche et qu'il le fait, alors le cédant est libéré de cette dette, il ne doit pas en demander le remboursement au cédant. C'est le point de vue d'Ash-Shafi'i, Ahmad et Ishaq. Certaines personnes bien informées ont déclaré : « Lorsque cette fortune n'a pas pu être collectée en raison de la faillite de la société à laquelle elle a été transférée, il peut demander qu'elle soit remboursée à la première. » Ils soutiennent ce point de vue en s'appuyant sur le dicton d'Uthman et d'autres, lorsqu'ils ont déclaré : « Rien n'est dû sur la perte de fortune d'un musulman ». Ishaq a déclaré : « Le sens de ce hadith : « Rien n'est dû sur la fortune perdue d'un musulman », c'est lorsqu'un homme la transfère à une autre personne qu'il pense être riche, puis il fait faillite. Il n'y a donc rien de dû sur la fortune perdue du musulman. »

Comment

Le Livre sur le Commerce - Jami' at-Tirmidhi

Hadith Reference: Jami` at-Tirmidhi 1309

Texte du Hadith

Que le Prophète (ﷺ) a dit : "La procrastination (dans le paiement d'une dette) par une personne riche est une oppression. Donc, si votre dette est transférée de votre débiteur, vous devez accepter, et ne faites pas deux ventes en une seule vente."

Commentaire Savant

Ce noble hadith établit deux principes fondamentaux du droit commercial islamique. Premièrement, il interdit au débiteur riche de retarder injustement le paiement, car cela constitue une oppression financière (dhulm) envers le créancier.

Deuxièmement, il aborde la pratique de la hawalah (transfert de dette), où le droit d'un créancier est transféré du débiteur original à un tiers. L'ordre du Prophète d'"accepter" indique la permission et la nature recommandée de tels transferts lorsqu'ils sont proposés.

Règlements Juridiques

La majorité des savants, y compris l'imam al-Shafi'i, Ahmad et Ishaq, soutiennent qu'une fois qu'un transfert de dette valide a lieu vers une personne solvable, le débiteur original est complètement libéré de toute responsabilité. Le créancier doit maintenant rechercher le paiement exclusivement auprès du nouveau débiteur.

Certains savants ont permis de recourir au débiteur original si le cessionnaire fait faillite, citant le principe "Il n'y a rien dû sur la richesse d'un musulman qui est perdue." Cependant, cela représente une position minoritaire.

Interdiction de Deux Ventes en Une

L'interdiction finale contre "deux ventes en une seule vente" fait référence à des transactions ambiguës où les termes de la vente ne sont pas clairs, pouvant conduire à des litiges et à la riba (usure). Cela protège les transactions commerciales contre l'incertitude et la tromperie.