Qu’est-ce qui a été rapporté sur les céréales (et les baies) dont le Khamr est dérivé Jami` at-Tirmidhi 1875
Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، وَعِكْرِمَةُ بْنُ عَمَّارٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا أَبُو كَثِيرٍ السُّحَيْمِيُّ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم" الْخَمْرُ مِنْ هَاتَيْنِ الشَّجَرَتَيْنِ النَّخْلَةُ وَالْعِنَبَةُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَأَبُو كَثِيرٍ السُّحَيْمِيُّ هُوَ الْغُبَرِيُّ وَاسْمُهُ يَزِيدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ غُفَيْلَةَ . وَرَوَى شُعْبَةُ عَنْ عِكْرِمَةَ بْنِ عَمَّارٍ هَذَا الْحَدِيثَ
Traduction
Rapporté par Abou Kathir As-Suhaimi
Qu’il a entendu Abou Hurairah dire que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Le Khamr provient de ces deux arbres (plantes) : Le palmier dattier et le raisin (la vigne). »
[Abou 'Eisa a dit :] Ce hadith est Hasan Sahih. Abu Kathir As-Suhaimi est Al-Ghubari, et son nom est Yazid bin 'Abdur-Rahman bin Ghufailah et Shu’bah a rapporté ce hadith de 'Ikrimah bin 'Ammar.
Aperçu et thème central
Ce hadith, rapporté par l'imam At-Tirmidhi dans *Le Livre des Boissons* (Jami` at-Tirmidhi 1875), établit un principe fondamental de la jurisprudence islamique : le terme *khamr* (intoxicant) est spécifiquement et principalement associé à deux sources : le palmier dattier et la vigne. Le Prophète ﷺ clarifie que ces deux plantes sont les origines archétypales des boissons enivrantes, établissant ainsi un critère clair pour identifier ce qui constitue le *khamr* au sens classique. Le thème central n'est pas simplement une classification botanique, mais une démarcation juridique et éthique : toute substance dérivée de ces sources qui enivre est sans équivoque *khamr*, et par extension, l'interdiction s'étend à tous les intoxicants, quelle que soit leur origine, car la sagesse sous-jacente est la préservation de l'intellect et de l'intégrité morale.
Contexte et aperçus linguistiques
Le hadith a été rapporté par Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée), un compagnon prolifique connu pour sa préservation méticuleuse des paroles prophétiques. Le terme *khamr* (خمر) dérive linguistiquement de la racine *khamara* (خمر), signifiant « couvrir » ou « cacher », indiquant que les intoxicants obscurcissent l'intellect. Le Prophète ﷺ mentionne spécifiquement *an-nakhl* (palmier dattier) et *al-'inab* (raisin), qui étaient les principales sources de boissons enivrantes en Arabie à l'époque, comme le *nabidh* (boisson de dattes fermentées) et le *khamr* de raisin. L'imam At-Tirmidhi classe cette narration comme *Hasan Sahih*, et il note également les détails de la chaîne de transmission, identifiant Abou Kathir As-Suhaimi (Yazid bin 'Abdur-Rahman bin Ghufailah) et la transmission de Shu'bah d'après 'Ikrimah bin 'Ammar, soulignant la fiabilité du rapport. La nuance linguistique ici souligne que bien que le *khamr* soit explicitement nommé pour ces deux sources, le principe juridique s'étend par analogie (*qiyas*) à toute substance enivrante, comme clarifié plus tard par le Prophète ﷺ dans d'autres narrations : « Tout intoxicant est *khamr*, et tout intoxicant est interdit » (Sahih Muslim).
Aperçus savants clés et bénéfices juridiques
Vie quotidienne et application spirituelle
Dans la vie contemporaine, ce hadith sert de rappel intemporel de la position islamique sur les intoxicants. Bien que la mention spécifique des dattes et des raisins reflète le contexte historique, le principe sous-jacent oblige le musulman à éviter toutes les substances qui altèrent l'intellect, y compris l'alcool, les drogues récréatives, et même la consommation excessive d'articles permis qui mènent à l'intoxication. Pratiquement, on doit faire preuve de vigilance dans les choix alimentaires, les rassemblements sociaux, et même dans l'utilisation de produits contenant de l'alcool ou des extraits intoxicants. Spirituellement, cet enseignement cultive la pleine conscience (*taqwa*) et l'autodiscipline, reconnaissant que l'intellect est un dépôt divin (*amanah*) qui doit être protégé. En s'abstenant des intoxicants, le musulman honore le but de la création—l'adoration et la réflexion—et respecte le commandement prophétique de « laisser ce qui cause le doute pour ce qui ne cause pas le doute » (At-Tirmidhi), atteignant ainsi l'excellence (*ihsan*) dans l'action et l'intention.