« La preuve est due par le demandeur, et le serment est dû par la personne contre laquelle la réclamation est faite. »
Les Chapitres sur les Jugements du Messager d'Allah - Jami' at-Tirmidhi
Référence du Hadith : Jami` at-Tirmidhi 1341
Texte du Hadith
« La preuve incombe au demandeur, et le serment incombe à celui contre qui la demande est faite. »
Commentaire Savant
Ce noble hadith établit un principe fondamental dans la procédure judiciaire islamique. La charge de la preuve repose sur le demandeur (mudda'i) qui doit étayer sa demande par des preuves claires, tandis que le défendeur (mudda'a 'alayh) peut se disculper en prêtant serment lorsque les preuves font défaut.
L'imam al-Tirmidhi a classé ce hadith comme hasan sahih, indiquant son authenticité solide. Les savants de la jurisprudence ont universellement adopté ce principe dans toutes les écoles de droit islamique. La sagesse derrière cette règle préserve la justice en empêchant les demandes infondées tout en protégeant les droits des défendeurs.
Les preuves requises peuvent être le témoignage de témoins, la documentation écrite ou d'autres formes de preuve acceptables dans la Charia. Le serment prêté par le défendeur doit être fait au nom d'Allah, affirmant son innocence ou son déni de la demande.
Applications Légales
Ce principe s'applique aux litiges civils, y compris les demandes financières, les droits de propriété et les obligations contractuelles. Il ne s'applique pas aux affaires criminelles nécessitant des peines hudud, où la charge de la preuve reste avec l'accusateur tout au long.
Si le demandeur ne parvient pas à produire des preuves et que le défendeur refuse de prêter serment, la demande est rejetée. Si le défendeur refuse de jurer, le jugement peut être rendu en faveur du demandeur selon la plupart des savants.