Ibn Abbas a rapporté que le Messager d'Allah () a estimé que le serment était dû à la personne contre laquelle la réclamation était faite.
Les Chapitres sur les Jugements du Messager d'Allah - Jami' at-Tirmidhi
Référence du Hadith : Jami` at-Tirmidhi 1342
Analyse Textuelle
Ce hadith établit un principe fondamental dans la procédure judiciaire islamique où, lorsqu'un demandeur présente une réclamation mais manque de preuves suffisantes, le défendeur est tenu de prêter serment pour nier l'allégation.
Principe Légal (Al-Qā'idah al-Fiqhiyyah)
"Al-Bayyinatu 'alal mudda'ī wal-yamīnu 'alā man ankar" - La charge de la preuve incombe au demandeur et le serment est sur celui qui nie.
Ce principe protège les individus contre les réclamations non fondées tout en maintenant la sainteté du processus judiciaire par le biais de témoignages sous serment.
Commentaire Savant
L'Imam al-Tirmidhi a classé ce hadith comme hasan sahih (bon et authentique). La majorité des juristes des écoles Hanafi, Maliki, Shafi'i et Hanbali appliquent cette règle dans les litiges civils.
Le serment sert à la fois de dissuasion spirituelle contre le mensonge et d'outil judiciaire pratique en l'absence de preuves. Le refus d'un défendeur de prêter serment peut entraîner un jugement contre lui.
Application Pratique
Cette procédure s'applique dans les litiges monétaires, les revendications de propriété et les affaires civiles où les preuves directes ne sont pas disponibles. Le serment doit être prêté au nom d'Allah avec une pleine conscience de sa gravité.
Les exceptions incluent les affaires criminelles impliquant des peines hudud où des exigences de preuve plus strictes s'appliquent pour protéger l'accusé contre de fausses allégations.