Al-Adab Al-Mufrad

Book 27, Hadith 1

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا صَدَقَةُ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عُلَيَّةَ، عَنِ الْجُرَيْرِيِّ، عَنْ أَبِي نَضْرَةَ‏:‏ قَالَ رَجُلٌ مِنَّا يُقَالُ لَهُ‏:‏ جَابِرٌ أَوْ جُوَيْبِرٌ‏:‏ طَلَبْتُ حَاجَةً إِلَى عُمَرَ فِي خِلاَفَتِهِ، فَانْتَهَيْتُ إِلَى الْمَدِينَةِ لَيْلاً، فَغَدَوْتُ عَلَيْهِ، وَقَدْ أُعْطِيتُ فِطْنَةً وَلِسَانًا، أَوْ قَالَ‏:‏ مِنْطَقًا، فَأَخَذْتُ فِي الدُّنْيَا فَصَغَّرْتُهَا، فَتَرَكْتُهَا لاَ تَسْوَى شَيْئًا، وَإِلَى جَنْبِهِ رَجُلٌ أَبْيَضُ الشَّعْرِ أَبْيَضُ الثِّيَابِ، فَقَالَ لَمَّا فَرَغْتُ‏:‏ كُلُّ قَوْلِكَ كَانَ مُقَارِبًا، إِلاَّ وَقُوعَكَ فِي الدُّنْيَا، وَهَلْ تَدْرِي مَا الدُّنْيَا‏؟‏ إِنَّ الدُّنْيَا فِيهَا بَلاَغُنَا، أَوْ قَالَ‏:‏ زَادُنَا، إِلَى الْآخِرَةِ، وَفِيهَا أَعْمَالُنَا الَّتِي نُجْزَى بِهَا فِي الْآخِرَةِ، قَالَ‏:‏ فَأَخَذَ فِي الدُّنْيَا رَجُلٌ هُوَ أَعْلَمُ بِهَا مِنِّي، فَقُلْتُ‏:‏ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، مَنْ هَذَا الرَّجُلُ الَّذِي إِلَى جَنْبِكَ‏؟‏ قَالَ‏:‏ سَيِّدُ الْمُسْلِمِينَ أُبَيُّ بْنُ كَعْبٍ‏.‏

Traduction

Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

Sadaqa nous a rapporté : Ibn Ulayya nous a informés, d’après al-Jurayri, d’après Abu Nadra : un homme parmi nous, appelé Jabir ou Juwaybir, dit : « Sous le califat d’Umar, je sollicitai une faveur et me rendis à Médine de nuit. J’allai le voir le matin. J’avais reçu de l’esprit et de l’éloquence — ou, selon une variante, de l’aisance à parler —, alors je me mis à parler du monde d’ici-bas et à le rabaisser, jusqu’à le faire paraître sans valeur. À côté d’Umar se tenait un homme aux cheveux blancs, vêtu de blanc. Quand j’eus fini, il dit : “Presque tout ce que tu as dit était juste, sauf le mépris que tu as exprimé pour ce monde. Sais-tu ce qu’est le monde d’ici-bas ? Il contient de quoi nous suffire — ou, selon une variante, nos provisions — pour atteindre l’au-delà ; et il contient nos œuvres, pour lesquelles nous serons rétribués dans l’au-delà.” » Un homme qui connaissait mieux le monde que moi venait d’en parler. Je demandai : « Commandeur des croyants, qui est cet homme à tes côtés ? » Il répondit : « Le chef des musulmans, Ubayy ibn Kaʿb. »