Al-Adab Al-Mufrad

Al-Adab Al-Mufrad 87

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ‏:‏ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللهِ، قَالَ‏:‏ أَخْبَرَنَا صَفْوَانُ بْنُ عَمْرٍو قَالَ‏:‏ حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ جُبَيْرِ بْنِ نُفَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ قَالَ‏:‏ جَلَسْنَا إِلَى الْمِقْدَادِ بْنِ الأَسْوَدِ يَوْمًا، فَمَرَّ بِهِ رَجُلٌ فَقَالَ‏:‏ طُوبَى لِهَاتَيْنِ الْعَيْنَيْنِ اللَّتَيْنِ رَأَتَا رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم، وَاللَّهِ لَوَدِدْنَا أَنَّا رَأَيْنَا مَا رَأَيْتَ، وَشَهِدْنَا مَا شَهِدْتَ‏.‏ فَاسْتُغْضِبَ، فَجَعَلْتُ أَعْجَبُ، مَا قَالَ إِلاَّ خَيْرًا، ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَيْهِ فَقَالَ‏:‏ مَا يَحْمِلُ الرَّجُلُ عَلَى أَنْ يَتَمَنَّى مُحْضَرًا غَيَّبَهُ اللَّهُ عَنْهُ‏؟‏ لاَ يَدْرِي لَوْ شَهِدَهُ كَيْفَ يَكُونُ فِيهِ‏؟‏ وَاللَّهِ، لَقَدْ حَضَرَ رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم أَقْوَامٌ كَبَّهُمُ اللَّهُ عَلَى مَنَاخِرِهِمْ فِي جَهَنَّمَ، لَمْ يُجِيبُوهُ وَلَمْ يُصَدِّقُوهُ، أَوَلاَ تَحْمَدُونَ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ إِذْ أَخْرَجَكُمْ لاَ تَعْرِفُونَ إِلاَّ رَبَّكُمْ، فَتُصَدِّقُونَ بِمَا جَاءَ بِهِ نَبِيُّكُمْ صلى الله عليه وسلم، قَدْ كُفِيتُمُ الْبَلاَءَ بِغَيْرِكُمْ، وَاللَّهِ لَقَدْ بُعِثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى أَشَدِّ حَالٍ بُعِثَ عَلَيْهَا نَبِيٌّ قَطُّ، فِي فَتْرَةٍ وَجَاهِلِيَّةٍ، مَا يَرَوْنَ أَنَّ دِينًا أَفْضَلُ مِنْ عِبَادَةِ الأَوْثَانِ، فَجَاءَ بِفُرْقَانٍ فَرَّقَ بِهِ بَيْنَ الْحَقِّ وَالْبَاطِلِ، وَفَرَّقَ بِهِ بَيْنَ الْوَالِدِ وَوَلَدِهِ، حَتَّى إِنْ كَانَ الرَّجُلُ لَيَرَى وَالِدَهُ أَوْ وَلَدَهُ أَوْ أَخَاهُ كَافِرًا، وَقَدْ فَتْحَ اللَّهُ قُفْلَ قَلْبِهِ بِالإِيمَانِ، وَيَعْلَمُ أَنَّهُ إِنْ هَلَكَ دَخَلَ النَّارَ، فَلاَ تَقَرُّ عَيْنُهُ، وَهُوَ يَعْلَمُ أَنَّ حَبِيبَهُ فِي النَّارِ، وَأنَّهَا لِلَّتِي قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ‏:‏ ‏{‏وَالَّذِينَ يَقُولُونَ رَبَّنَا هَبْ لَنَا مِنْ أَزْوَاجِنَا وَذُرِّيَّاتِنَا قُرَّةَ أَعْيُنٍ‏}‏‏.‏

Traduction

Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

Bishr ibn Muhammad nous a rapporté : ‘Abd Allâh nous a informés : Safwân ibn ‘Amr nous a informés : ‘Abd ar-Rahmân ibn Jubayr ibn Nufayr m’a rapporté, d’après son père, qui a dit : Un jour, nous étions assis auprès d’al-Miqdâd ibn al-Aswad. Un homme passa près de lui et dit : « Heureux ces deux yeux qui ont vu le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix ! Par Allah, nous aurions aimé voir ce que tu as vu et assister à ce à quoi tu as assisté. » Cela le mit en colère. Je m’en étonnais : cet homme n’avait pourtant rien dit que de bien.

Puis il se tourna vers lui et dit : « Qu’est-ce qui pousse un homme à souhaiter avoir assisté à une situation dont Allah l’a tenu éloigné ? Il ne sait pas comment il s’y serait comporté s’il y avait assisté ! Par Allah, des gens ont été en présence du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, et Allah les a précipités sur leurs nez dans la Géhenne : ils ne lui ont pas répondu et ne l’ont pas cru. Ne louez-vous donc pas Allah, Puissant et Majestueux, de vous avoir fait venir au monde ne connaissant que votre Seigneur, de sorte que vous croyez à ce qu’a apporté votre Prophète, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix ? L’épreuve vous a été épargnée : d’autres l’ont subie.

Par Allah, le Prophète, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, a été envoyé dans les conditions les plus difficiles dans lesquelles un prophète ait jamais été envoyé, en une période d’interruption des missions prophétiques et d’ignorance. Les gens ne considéraient aucune religion comme meilleure que l’adoration des idoles. Il a apporté un critère de distinction par lequel il a séparé le vrai du faux, et par lequel il a séparé le père de son enfant. Ainsi, un homme voyait son père, son enfant ou son frère dans la mécréance, alors qu’Allah avait ouvert le verrou de son propre cœur par la foi. Il savait que si ce proche mourait, il entrerait dans le Feu. Ses yeux ne pouvaient donc trouver l’apaisement, sachant que celui qu’il aimait serait dans le Feu. C’est bien de cela qu’Allah, Puissant et Majestueux, a dit : “Et ceux qui disent : Notre Seigneur, accorde-nous, en nos épouses et notre descendance, la joie des yeux.” »

Notes et points à vérifier — non relus
  • L’arabe affirme que des gens ont été en présence du Messager et n’ont pas répondu à son appel. Le témoin anglais donne à tort une forme hypothétique à ce passage. « Période d’interruption » rend ici fatra, dans le contexte des missions prophétiques.