Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 55
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا زَوْجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ أَنَّ فَاطِمَةَ بِنْتَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَرْسَلَتْ إِلَى أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ تَسْأَلُهُ مِيرَاثَهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيْهِ بِالْمَدِينَةِ وَفَدَكَ وَمَا بَقِيَ مِنْ خُمُسِ خَيْبَرَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ لَا نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ فِي هَذَا الْمَالِ وَإِنِّي وَاللَّهِ لَا أُغَيِّرُ شَيْئًا مِنْ صَدَقَةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْ حَالِهَا الَّتِي كَانَتْ عَلَيْهَا فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَلَأَعْمَلَنَّ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَبَى أَبُو بَكْرٍ أَنْ يَدْفَعَ إِلَى فَاطِمَةَ مِنْهَا شَيْئًا فَوَجَدَتْ فَاطِمَةُ عَلَى أَبِي بَكْرٍ فِي ذَلِكَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَحَبُّ إِلَيَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي وَأَمَّا الَّذِي شَجَرَ بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ مِنْ هَذِهِ الْأَمْوَالِ فَإِنِّي لَمْ آلُ فِيهَا عَنْ الْحَقِّ وَلَمْ أَتْرُكْ أَمْرًا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَصْنَعُهُ فِيهَا إِلَّا صَنَعْتُهُ.
Ḥajjāj ibn Muḥammad nous a rapporté : Layth nous a rapporté : ʿUqayl m’a rapporté, d’après Ibn Shihāb, d’après ʿUrwa ibn az-Zubayr, d’après ʿĀʾisha — qu’Allah l’agrée —, épouse du Prophète — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. Elle l’informa que Fāṭima, fille du Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix —, envoya demander à Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq — qu’Allah l’agrée — sa part de l’héritage du Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix —, parmi les biens qu’Allah lui avait accordés sans combat à Médine et à Fadak, ainsi que ce qui restait du cinquième de Khaybar.
Abū Bakr — qu’Allah l’agrée — répondit : « Le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — a dit : “On n’hérite pas de nous ; ce que nous laissons est une aumône. La famille de Muḥammad ne fait que tirer sa subsistance de ces biens.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état dans lequel se trouvaient les aumônes du Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — du vivant du Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. Je les administrerai assurément comme le faisait le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. »
Abū Bakr refusa donc d’en remettre quoi que ce soit à Fāṭima. Fāṭima en fut irritée contre Abū Bakr. Abū Bakr dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, il m’est plus cher d’entretenir les liens avec la parenté du Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — qu’avec ma propre parenté. Quant au différend survenu entre vous et moi au sujet de ces biens, je n’ai pas manqué d’y respecter le droit. Je n’ai omis aucune des choses que j’ai vu le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — faire à leur sujet : je les ai toutes faites. »