Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 77
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمَّادٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنِ الْأَعْمَشِ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ رَجَاءٍ، عَنْ عُمَيْرٍ، مَوْلَى الْعَبَّاسِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ لَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ خَاصَمَ الْعَبَّاسُ عَلِيًّا فِي أَشْيَاءَ تَرَكَهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ شَيْءٌ تَرَكَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَلَمْ يُحَرِّكْهُ فَلَا أُحَرِّكُهُ فَلَمَّا اسْتُخْلِفَ عُمَرُ اخْتَصَمَا إِلَيْهِ فَقَالَ شَيْءٌ لَمْ يُحَرِّكْهُ أَبُو بَكْرٍ فَلَسْتُ أُحَرِّكُهُ قَالَ فَلَمَّا اسْتُخْلِفَ عُثْمَانُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ اخْتَصَمَا إِلَيْهِ قَالَ فَأَسْكَتَ عُثْمَانُ وَنَكَسَ رَأْسَهُ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَخَشِيتُ أَنْ يَأْخُذَهُ فَضَرَبْتُ بِيَدِي بَيْنَ كَتِفَيْ الْعَبَّاسِ فَقُلْتُ يَا أَبَتِ أَقْسَمْتُ عَلَيْكَ إِلَّا سَلَّمْتَهُ لِعَلِيٍّ قَالَ فَسَلَّمَهُ لَهُ.
Yaḥyā ibn Ḥammād nous a rapporté : Abū ʿAwāna nous a rapporté, d’après al-Aʿmash, d’après Ismāʿīl ibn Rajāʾ, d’après ʿUmayr, le mawlā d’al-ʿAbbās, d’après Ibn ʿAbbās, qui a dit : « Lorsque le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — mourut et qu’Abū Bakr fut nommé calife, al-ʿAbbās disputa avec ʿAlī au sujet de choses laissées par le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. Abū Bakr — qu’Allah l’agrée — dit : “C’est une chose que le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — a laissée sans y toucher ; je n’y toucherai donc pas.” Lorsque ʿUmar fut nommé calife, ils lui soumirent leur différend. Il dit : “C’est une chose à laquelle Abū Bakr n’a pas touché ; je n’y toucherai donc pas.” »
Il dit : « Lorsque ʿUthmān — qu’Allah l’agrée — fut nommé calife, ils lui soumirent leur différend. » Il dit : « ʿUthmān garda le silence et baissa la tête. » Ibn ʿAbbās dit : « Je craignis qu’il ne s’en saisisse. Je frappai donc de ma main al-ʿAbbās entre les épaules et dis : “Ô mon père, je t’adjure de le remettre à ʿAlī.” » Il dit : « Il le lui remit. »