Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 600

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، قَالَ أَخْبَرَنِي حَسَنُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي رَافِعٍ، وَقَالَ، مَرَّةً إِنَّ عُبَيْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي رَافِعٍ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ عَلِيًّا، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَقُولُ بَعَثَنِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَا وَالزُّبَيْرَ وَالْمِقْدَادَ فَقَالَ انْطَلِقُوا حَتَّى تَأْتُوا رَوْضَةَ خَاخٍ فَإِنَّ بِهَا ظَعِينَةً مَعَهَا كِتَابٌ فَخُذُوهُ مِنْهَا فَانْطَلَقْنَا تَعَادَى بِنَا خَيْلُنَا حَتَّى أَتَيْنَا الرَّوْضَةَ فَإِذَا نَحْنُ بِالظَّعِينَةِ فَقُلْنَا أَخْرِجِي الْكِتَابَ قَالَتْ مَا مَعِي مِنْ كِتَابٍ قُلْنَا لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَنَقْلِبَنَّ الثِّيَابَ قَالَ فَأَخْرَجَتْ الْكِتَابَ مِنْ عِقَاصِهَا فَأَخَذْنَا الْكِتَابَ فَأَتَيْنَا بِهِ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَإِذَا فِيهِ مِنْ حَاطِبِ بْنِ أَبِي بَلْتَعَةَ إِلَى نَاسٍ مِنْ الْمُشْرِكِينَ بِمَكَّةَ يُخْبِرُهُمْ بِبَعْضِ أَمْرِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَا حَاطِبُ مَا هَذَا قَالَ لَا تَعْجَلْ عَلَيَّ إِنِّي كُنْتُ امْرَأً مُلْصَقًا فِي قُرَيْشٍ وَلَمْ أَكُنْ مِنْ أَنْفُسِهَا وَكَانَ مَنْ كَانَ مَعَكَ مِنْ الْمُهَاجِرِينَ لَهُمْ قَرَابَاتٌ يَحْمُونَ أَهْلِيهِمْ بِمَكَّةَ فَأَحْبَبْتُ إِذْ فَاتَنِي ذَلِكَ مِنْ النَّسَبِ فِيهِمْ أَنْ أَتَّخِذَ فِيهِمْ يَدًا يَحْمُونَ بِهَا قَرَابَتِي وَمَا فَعَلْتُ ذَلِكَ كُفْرًا وَلَا ارْتِدَادًا عَنْ دِينِي وَلَا رِضًا بِالْكُفْرِ بَعْدَ الْإِسْلَامِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّهُ قَدْ صَدَقَكُمْ فَقَالَ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ دَعْنِي أَضْرِبْ عُنُقَ هَذَا الْمُنَافِقِ فَقَالَ إِنَّهُ قَدْ شَهِدَ بَدْرًا وَمَا يُدْرِيكَ لَعَلَّ اللَّهَ قَدْ اطَّلَعَ عَلَى أَهْلِ بَدْرٍ فَقَالَ اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ فَقَدْ غَفَرْتُ لَكُمْ‏.‏
Traduction

Le Messager d'Allah — sur lui la prière et la paix d'Allah — m’envoya avec az-Zubayr et al-Miqdad, puis il dit : « Allez jusqu’au jardin de Khakh : il s’y trouve une femme sur un chameau, elle a avec elle une lettre ; prenez-la d’elle. »

Nous partîmes donc, nos chevaux galopant à toute allure, jusqu’à ce que nous atteignîmes le jardin ; et voilà que nous étions devant la femme.

Nous lui dîmes : « Sors la lettre. » Elle dit : « Je n’ai point de lettre. » Nous dîmes : « Sûrement, tu sortiras la lettre, sinon nous te dépouillerons de tes vêtements. » Alors elle sortit la lettre de ses nattes. Nous prîmes la lettre et l’apportâmes au Messager d’Allah — sur lui la prière et la paix d’Allah —, et voilà qu’elle contenait : « De la part de Hâtib ibn Abî Balta‘a à des polythéistes de La Mecque » — il les informait d’une partie des affaires du Messager d’Allah — sur lui la prière et la paix d’Allah.

Le Messager d’Allah — sur lui la prière et la paix d’Allah — dit : « Ô Hâtib ! Qu’est-ce que ceci ? » Il dit : « Ne te hâte pas contre moi. J’étais un homme rattaché à Quraysh sans être l’un des leurs. Ceux des émigrés qui sont avec toi ont des proches qui protègent leurs familles à La Mecque ; et moi, puisque ce lien de parenté m’a manqué, j’ai voulu leur faire une faveur afin qu’ils protègent mes proches. Je n’ai pas fait cela par mécréance, ni par apostasie de ma religion, ni par agrément de la mécréance après l’islam. »

Le Messager d’Allah — sur lui la prière et la paix d’Allah — dit : « Il vous a dit la vérité. »

‘Umar — qu’Allah l’agrée — dit : « Laisse-moi frapper la nuque de cet hypocrite ! » [Le Prophète] dit : « Il a assisté à Badr ; et qui te fait savoir ? Peut-être Allah a-t-Il regardé les gens de Badr, puis a dit : “Faites ce que vous voudrez, Je vous ai déjà pardonné.” »