Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 656

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ عِيسَى الطَّبَّاعُ، حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ سُلَيْمٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُثْمَانَ بْنِ خُثَيْمٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عِيَاضِ بْنِ عَمْرٍو الْقَارِيِّ، قَالَ جَاءَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ شَدَّادٍ فَدَخَلَ عَلَى عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا وَنَحْنُ عِنْدَهَا جُلُوسٌ مَرْجِعَهُ مِنْ الْعِرَاقِ لَيَالِيَ قُتِلَ عَلِيٌّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَتْ لَهُ يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ شَدَّادٍ هَلْ أَنْتَ صَادِقِي عَمَّا أَسْأَلُكَ عَنْهُ تُحَدِّثُنِي عَنْ هَؤُلَاءِ الْقَوْمِ الَّذِينَ قَتَلَهُمْ عَلِيٌّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ وَمَا لِي لَا أَصْدُقُكِ قَالَتْ فَحَدِّثْنِي عَنْ قِصَّتِهِمْ قَالَ فَإِنَّ عَلِيًّا رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ لَمَّا كَاتَبَ مُعَاوِيَةَ وَحَكَمَ الْحَكَمَانِ خَرَجَ عَلَيْهِ ثَمَانِيَةُ آلَافٍ مِنْ قُرَّاءِ النَّاسِ فَنَزَلُوا بِأَرْضٍ يُقَالُ لَهَا حَرُورَاءُ مِنْ جَانِبِ الْكُوفَةِ وَإِنَّهُمْ عَتَبُوا عَلَيْهِ فَقَالُوا انْسَلَخْتَ مِنْ قَمِيصٍ أَلْبَسَكَهُ اللَّهُ تَعَالَى وَاسْمٍ سَمَّاكَ اللَّهُ تَعَالَى بِهِ ثُمَّ انْطَلَقْتَ فَحَكَّمْتَ فِي دِينِ اللَّهِ فَلَا حُكْمَ إِلَّا لِلَّهِ تَعَالَى فَلَمَّا أَنْ بَلَغَ عَلِيًّا رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ مَا عَتَبُوا عَلَيْهِ وَفَارَقُوهُ عَلَيْهِ فَأَمَرَ مُؤَذِّنًا فَأَذَّنَ أَنْ لَا يَدْخُلَ عَلَى أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ إِلَّا رَجُلٌ قَدْ حَمَلَ الْقُرْآنَ فَلَمَّا أَنْ امْتَلَأَتْ الدَّارُ مِنْ قُرَّاءِ النَّاسِ دَعَا بِمُصْحَفٍ إِمَامٍ عَظِيمٍ فَوَضَعَهُ بَيْنَ يَدَيْهِ فَجَعَلَ يَصُكُّهُ بِيَدِهِ وَيَقُولُ أَيُّهَا الْمُصْحَفُ حَدِّثْ النَّاسَ فَنَادَاهُ النَّاسُ فَقَالُوا يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَا تَسْأَلُ عَنْهُ إِنَّمَا هُوَ مِدَادٌ فِي وَرَقٍ وَنَحْنُ نَتَكَلَّمُ بِمَا رُوِينَا مِنْهُ فَمَاذَا تُرِيدُ قَالَ أَصْحَابُكُمْ هَؤُلَاءِ الَّذِينَ خَرَجُوا بَيْنِي وَبَيْنَهُمْ كِتَابُ اللَّهِ يَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى فِي كِتَابِهِ فِي امْرَأَةٍ وَرَجُلٍ ‏{‏وَإِنْ خِفْتُمْ شِقَاقَ بَيْنِهِمَا فَابْعَثُوا حَكَمًا مِنْ أَهْلِهِ وَحَكَمًا مِنْ أَهْلِهَا إِنْ يُرِيدَا إِصْلَاحًا يُوَفِّقْ اللَّهُ بَيْنَهُمَا‏}‏ فَأُمَّةُ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَعْظَمُ دَمًا وَحُرْمَةً مِنْ امْرَأَةٍ وَرَجُلٍ وَنَقَمُوا عَلَيَّ أَنْ كَاتَبْتُ مُعَاوِيَةَ كَتَبَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ وَقَدْ جَاءَنَا سُهَيْلُ بْنُ عَمْرٍو وَنَحْنُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِالْحُدَيْبِيَةِ حِينَ صَالَحَ قَوْمَهُ قُرَيْشًا فَكَتَبَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ فَقَالَ سُهَيْلٌ لَا تَكْتُبْ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ فَقَالَ كَيْفَ نَكْتُبُ فَقَالَ اكْتُبْ بِاسْمِكَ اللَّهُمَّ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَاكْتُبْ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ فَقَالَ لَوْ أَعْلَمُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ لَمْ أُخَالِفْكَ فَكَتَبَ هَذَا مَا صَالَحَ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ قُرَيْشًا يَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى فِي كِتَابِهِ لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِمَنْ كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الْآخِرَ فَبَعَثَ إِلَيْهِمْ عَلِيٌّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَخَرَجْتُ مَعَهُ حَتَّى إِذَا تَوَسَّطْنَا عَسْكَرَهُمْ قَامَ ابْنُ الْكَوَّاءِ يَخْطُبُ النَّاسَ فَقَالَ يَا حَمَلَةَ الْقُرْآنِ إِنَّ هَذَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَمَنْ لَمْ يَكُنْ يَعْرِفُهُ فَأَنَا أُعَرِّفُهُ مِنْ كِتَابِ اللَّهِ مَا يَعْرِفُهُ بِهِ هَذَا مِمَّنْ نَزَلَ فِيهِ وَفِي قَوْمِهِ قَوْمٌ خَصِمُونَ فَرُدُّوهُ إِلَى صَاحِبِهِ وَلَا تُوَاضِعُوهُ كِتَابَ اللَّهِ فَقَامَ خُطَبَاؤُهُمْ فَقَالُوا وَاللَّهِ لَنُوَاضِعَنَّهُ كِتَابَ اللَّهِ فَإِنْ جَاءَ بِحَقٍّ نَعْرِفُهُ لَنَتَّبِعَنَّهُ وَإِنْ جَاءَ بِبَاطِلٍ لَنُبَكِّتَنَّهُ بِبَاطِلِهِ فَوَاضَعُوا عَبْدَ اللَّهِ الْكِتَابَ ثَلَاثَةَ أَيَّامٍ فَرَجَعَ مِنْهُمْ أَرْبَعَةُ آلَافٍ كُلُّهُمْ تَائِبٌ فِيهِمْ ابْنُ الْكَوَّاءِ حَتَّى أَدْخَلَهُمْ عَلَى عَلِيٍّ الْكُوفَةَ فَبَعَثَ عَلِيٌّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ إِلَى بَقِيَّتِهِمْ فَقَالَ قَدْ كَانَ مِنْ أَمْرِنَا وَأَمْرِ النَّاسِ مَا قَدْ رَأَيْتُمْ فَقِفُوا حَيْثُ شِئْتُمْ حَتَّى تَجْتَمِعَ أُمَّةُ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ أَنْ لَا تَسْفِكُوا دَمًا حَرَامًا أَوْ تَقْطَعُوا سَبِيلًا أَوْ تَظْلِمُوا ذِمَّةً فَإِنَّكُمْ إِنْ فَعَلْتُمْ فَقَدْ نَبَذْنَا إِلَيْكُمْ الْحَرْبَ عَلَى سَوَاءٍ إِنَّ اللَّهَ لَا يُحِبُّ الْخَائِنِينَ فَقَالَتْ لَهُ عَائِشَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا يَا ابْنَ شَدَّادٍ فَقَدْ قَتَلَهُمْ فَقَالَ وَاللَّهِ مَا بَعَثَ إِلَيْهِمْ حَتَّى قَطَعُوا السَّبِيلَ وَسَفَكُوا الدَّمَ وَاسْتَحَلُّوا أَهْلَ الذِّمَّةِ فَقَالَتْ أَللَّهِ قَالَ أَللَّهِ الَّذِي لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ لَقَدْ كَانَ قَالَتْ فَمَا شَيْءٌ بَلَغَنِي عَنْ أَهْلِ الذِّمَّةِ يَتَحَدَّثُونَهُ يَقُولُونَ ذُو الثُّدَيِّ وَذُو الثُّدَيِّ قَالَ قَدْ رَأَيْتُهُ وَقُمْتُ مَعَ عَلِيٍّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ عَلَيْهِ فِي الْقَتْلَى فَدَعَا النَّاسَ فَقَالَ أَتَعْرِفُونَ هَذَا فَمَا أَكْثَرَ مَنْ جَاءَ يَقُولُ قَدْ رَأَيْتُهُ فِي مَسْجِدِ بَنِي فُلَانٍ يُصَلِّي وَرَأَيْتُهُ فِي مَسْجِدِ بَنِي فُلَانٍ يُصَلِّي وَلَمْ يَأْتُوا فِيهِ بِثَبَتٍ يُعْرَفُ إِلَّا ذَلِكَ قَالَتْ فَمَا قَوْلُ عَلِيٍّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ حِينَ قَامَ عَلَيْهِ كَمَا يَزْعُمُ أَهْلُ الْعِرَاقِ قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ صَدَقَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ قَالَتْ هَلْ سَمِعْتَ مِنْهُ أَنَّهُ قَالَ غَيْرَ ذَلِكَ قَالَ اللَّهُمَّ لَا قَالَتْ أَجَلْ صَدَقَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ يَرْحَمُ اللَّهُ عَلِيًّا رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ إِنَّهُ كَانَ مِنْ كَلَامِهِ لَا يَرَى شَيْئًا يُعْجِبُهُ إِلَّا قَالَ صَدَقَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ فَيَذْهَبُ أَهْلُ الْعِرَاقِ يَكْذِبُونَ عَلَيْهِ وَيَزِيدُونَ عَلَيْهِ فِي الْحَدِيثِ‏.‏
Traduction

‘Abdullah ibn Shaddad vint et entra chez ‘A’ishah, qu’Allah soit satisfait d’elle, alors que nous étions assis auprès d’elle, à son retour d’Irak, dans les nuits où ‘Ali, qu’Allah soit satisfait de lui, fut tué.

Elle lui dit : « Ô ‘Abdullah ibn Shaddad, me diras-tu la vérité sur ce au sujet de quoi je t’interroge ? Raconte-moi au sujet de ces gens que ‘Ali, qu’Allah soit satisfait de lui, a tués. »

Il dit : « Et pourquoi ne te dirais-je pas la vérité ? »

Elle dit : « Raconte-moi donc leur histoire. »

Il dit : « Lorsque ‘Ali, qu’Allah soit satisfait de lui, échangea des écrits avec Mu‘awiyah et que les deux arbitres rendirent leur arbitrage, huit mille récitants du Coran parmi les gens se soulevèrent contre lui et s’installèrent dans une terre appelée Harura’, du côté de Koufa. Ils lui adressèrent des reproches et dirent : “Tu t’es dépouillé d’une tunique dont Allah le Très-Haut t’avait revêtu et d’un nom dont Allah le Très-Haut t’avait nommé, puis tu es parti confier à des hommes le jugement dans la religion d’Allah, alors qu’il n’y a de jugement que celui d’Allah le Très-Haut.” »

« Quand parvinrent à ‘Ali, qu’Allah soit satisfait de lui, les reproches qu’ils lui adressaient et leur séparation d’avec lui à ce sujet, il ordonna à un crieur qui annonça que nul n’entrerait chez le Commandeur des croyants, sauf un homme qui portait le Coran. »

« Lorsque la maison fut remplie de récitants du Coran parmi les gens, il demanda un grand exemplaire de référence du Coran, le plaça devant lui, se mit à le frapper de sa main et à dire : “Ô Coran, parle aux gens !” »

« Les gens l’interpellèrent et dirent : “Ô Commandeur des croyants, que lui demandes-tu ? Ce n’est qu’encre sur du papier, et nous parlons d’après ce que nous en avons retenu. Que veux-tu donc ?” »

« Il dit : “Vos compagnons que voici, qui se sont soulevés, entre moi et eux il y a le Livre d’Allah. Allah le Très-Haut dit dans Son Livre au sujet d’une femme et d’un homme :” »

« Si vous craignez un désaccord entre eux deux, envoyez un arbitre de sa famille et un arbitre de sa famille à elle ; s’ils veulent une réconciliation, Allah accordera l’entente entre eux. »

« La communauté de Muhammad, que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui, est plus considérable par le sang versé et plus inviolable qu’une femme et un homme. Ils m’ont reproché d’avoir échangé des écrits avec Mu‘awiyah : “‘Ali ibn Abi Talib a écrit.” Or Suhayl ibn ‘Amr était venu à nous alors que nous étions avec le Messager d’Allah, que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui, à Al-Hudaybiyah, lorsqu’il fit la paix avec son peuple, Quraysh. Le Messager d’Allah, que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui, écrivit : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Suhayl dit : “N’écris pas : Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Il dit : “Comment écrirons-nous ?” Il dit : “Écris : En Ton nom, ô Allah.” Le Messager d’Allah, que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui, dit : “Écris : Muhammad, Messager d’Allah.” Il dit : “Si je savais que tu es le Messager d’Allah, je ne t’aurais pas contredit.” Il écrivit donc : “Voici ce sur quoi Muhammad ibn ‘Abdullah a fait la paix avec Quraysh.” Allah le Très-Haut dit dans Son Livre : »

« Vous aviez certes dans le Messager d’Allah un excellent modèle, pour quiconque espère Allah et le Jour dernier. »

« ‘Ali envoya alors vers eux ‘Abdullah ibn ‘Abbas, qu’Allah soit satisfait de lui, et je sortis avec lui jusqu’à ce que, parvenus au milieu de leur camp, Ibn al-Kawwa’ se leva pour haranguer les gens et dit : “Ô porteurs du Coran, voici ‘Abdullah ibn ‘Abbas, qu’Allah soit satisfait de lui. Celui qui ne le connaît pas, je vais le lui faire connaître par ce que le Livre d’Allah fait connaître de lui : celui-ci fait partie de ceux au sujet desquels, lui et son peuple, il a été révélé : des gens querelleurs. Renvoyez-le à son compagnon et ne débattez pas avec lui au sujet du Livre d’Allah.” »

« Leurs orateurs se levèrent et dirent : “Par Allah, nous débattrons certes avec lui au sujet du Livre d’Allah. S’il apporte une vérité que nous reconnaissons, nous le suivrons certainement, et s’il apporte un faux, nous réfuterons certes son faux par sa fausseté.” Ils débattirent donc avec ‘Abdullah au sujet du Livre pendant trois jours. Quatre mille d’entre eux revinrent, tous repentis, parmi eux Ibn al-Kawwa’, jusqu’à ce qu’il les fît entrer avec lui chez ‘Ali à Koufa. ‘Ali, qu’Allah soit satisfait de lui, envoya dire au reste d’entre eux : “Il est advenu de notre affaire et de celle des gens ce que vous avez vu. Restez donc où vous voudrez jusqu’à ce que la communauté de Muhammad, que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui, se rassemble. Entre nous et vous, il est convenu que vous ne verserez aucun sang inviolable, que vous ne couperez aucune route et que vous ne commettrez aucune injustice envers les protégés. Si vous le faites, nous vous déclarerons ouvertement la guerre. Certes, Allah n’aime pas les traîtres.” »

‘A’ishah, qu’Allah soit satisfait d’elle, lui dit : « Ô Ibn Shaddad, il les a donc tués ? » Il dit : « Par Allah, il n’envoya contre eux que lorsqu’ils eurent coupé les routes, versé le sang et déclaré licite de s’en prendre aux gens de la dhimma. » Elle dit : « Par Allah ? » Il dit : « Par Allah, en dehors de qui il n’y a aucune divinité, cela a bien eu lieu. » Elle dit : « Qu’en est-il d’une chose qui m’est parvenue, au sujet des gens de la dhimma, dont ils parlent, disant : “l’homme au mamelon, l’homme au mamelon” ? » Il dit : « Je l’ai vu et je me suis tenu avec ‘Ali, qu’Allah soit satisfait de lui, auprès de lui parmi les tués. Il appela les gens et dit : “Reconnaissez-vous celui-ci ?” Que nombreux furent ceux qui vinrent dire : “Je l’ai vu prier dans la mosquée des Banu untel, et je l’ai vu prier dans la mosquée des Banu untel.” Et ils n’apportèrent à son sujet aucune preuve d’identification, sauf cela. » Elle dit : « Que dit ‘Ali, qu’Allah soit satisfait de lui, lorsqu’il se tint auprès de lui, comme le prétendent les gens d’Irak ? » Il dit : « Je l’ai entendu dire : “Allah et Son Messager ont dit la vérité.” » Elle dit : « L’as-tu entendu dire autre chose que cela ? » Il dit : « Ô Allah, non. » Elle dit : « Oui, Allah et Son Messager ont dit la vérité. Qu’Allah fasse miséricorde à ‘Ali, qu’Allah soit satisfait de lui. Il faisait partie de ses propos, chaque fois qu’il voyait une chose qui lui plaisait, de dire : “Allah et Son Messager ont dit la vérité.” Puis les gens d’Irak s’en vont mentir à son sujet et ajouter à son propos dans le récit. »