Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 186

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، أَنَا سَأَلْتُهُ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، عَنْ مَعْدَانَ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّ عُمَرَ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ خَطَبَ يَوْمَ جُمُعَةٍ فَذَكَرَ نَبِيَّ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَذَكَرَ أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَقَالَ إِنِّي قَدْ رَأَيْتُ كَأَنَّ دِيكًا قَدْ نَقَرَنِي نَقْرَتَيْنِ وَلَا أُرَاهُ إِلَّا لِحُضُورِ أَجَلِي وَإِنَّ أَقْوَامًا يَأْمُرُونِي أَنْ أَسْتَخْلِفَ وَإِنَّ اللَّهَ لَمْ يَكُنْ لِيُضِيعَ دِينَهُ وَلَا خِلَافَتَهُ وَالَّذِي بَعَثَ بِهِ نَبِيَّهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَإِنْ عَجِلَ بِي أَمْرٌ فَالْخِلَافَةُ شُورَى بَيْنَ هَؤُلَاءِ السِّتَّةِ الَّذِينَ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ عَنْهُمْ رَاضٍ وَإِنِّي قَدْ عَلِمْتُ أَنَّ قَوْمًا سَيَطْعُنُونَ فِي هَذَا الْأَمْرِ أَنَا ضَرَبْتُهُمْ بِيَدِي هَذِهِ عَلَى الْإِسْلَامِ فَإِنْ فَعَلُوا فَأُولَئِكَ أَعْدَاءُ اللَّهِ الْكَفَرَةُ الضُّلَّالُ وَإِنِّي لَا أَدَعُ بَعْدِي شَيْئًا أَهَمَّ إِلَيَّ مِنْ الْكَلَالَةِ وَمَا أَغْلَظَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي شَيْءٍ مُنْذُ صَاحَبْتُهُ مَا أَغْلَظَ لِي فِي الْكَلَالَةِ وَمَا رَاجَعْتُهُ فِي شَيْءٍ مَا رَاجَعْتُهُ فِي الْكَلَالَةِ حَتَّى طَعَنَ بِإِصْبَعِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ يَا عُمَرُ أَلَا تَكْفِيكَ آيَةُ الصَّيْفِ الَّتِي فِي آخِرِ سُورَةِ النِّسَاءِ فَإِنْ أَعِشْ أَقْضِي فِيهَا قَضِيَّةً يَقْضِي بِهَا مَنْ يَقْرَأُ الْقُرْآنَ وَمَنْ لَا يَقْرَأُ الْقُرْآنَ ثُمَّ قَالَ اللَّهُمَّ إِنِّي أُشْهِدُكَ عَلَى أُمَرَاءِ الْأَمْصَارِ فَإِنَّمَا بَعَثْتُهُمْ لِيُعَلِّمُوا النَّاسَ دِينَهُمْ وَسُنَّةَ نَبِيِّهِمْ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَيَقْسِمُوا فِيهِمْ فَيْئَهُمْ وَيَعْدِلُوا عَلَيْهِمْ وَيَرْفَعُوا إِلَيَّ مَا أَشْكَلَ عَلَيْهِمْ مِنْ أَمْرِهِمْ أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّكُمْ تَأْكُلُونَ مِنْ شَجَرَتَيْنِ لَا أُرَاهُمَا إِلَّا خَبِيثَتَيْنِ لَقَدْ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِذَا وَجَدَ رِيحَهُمَا مِنْ الرَّجُلِ فِي الْمَسْجِدِ أَمَرَ بِهِ فَأُخِذَ بِيَدِهِ فَأُخْرِجَ إِلَى الْبَقِيعِ وَمَنْ أَكَلَهُمَا فَلْيُمِتْهُمَا طَبْخًا‏.‏

Traduction

Yaḥyā ibn Saʿīd nous rapporta — je l’avais interrogé — : Hishām nous rapporta : Qatāda nous transmit, d’après Sālim ibn Abī al-Jaʿd, d’après Maʿdān ibn Abī Ṭalḥa, que ʿUmar — qu’Allah l’agrée — prononça un sermon un vendredi. Il évoqua le Prophète d’Allah ﷺ, puis Abū Bakr — qu’Allah l’agrée —, et dit : « J’ai vu en rêve comme un coq me donnait deux coups de bec. Je n’y vois que l’annonce de la proximité de mon terme. Certains me pressent de désigner un successeur, mais Allah ne laissera pas périr Sa religion ni la succession qu’Il a confiée à celui par qui Il a envoyé Son Prophète. Si la mort me surprend, la succession sera décidée par consultation entre ces six hommes, au sujet desquels le Messager d’Allah ﷺ est mort satisfait. Je sais que des gens critiqueront cette décision. J’ai combattu de ma propre main de tels gens pour l’islam. S’ils le font, ce sont les ennemis d’Allah, des mécréants égarés. Je ne laisserai après moi rien qui me préoccupe davantage qu’al-kalāla. Depuis que je l’ai accompagné, le Messager d’Allah ﷺ ne m’a jamais repris avec autant de fermeté sur aucune question que sur al-kalāla ; et je ne l’ai jamais relancé aussi souvent sur une question que sur al-kalāla, jusqu’à ce qu’il me pique la poitrine de son doigt et me dise : “Ô ʿUmar, le verset de l’été qui se trouve à la fin de la sourate an-Nisāʾ ne te suffit-il pas ?” Si je vis, je rendrai à son sujet un jugement que pourront appliquer aussi bien ceux qui lisent le Coran que ceux qui ne le lisent pas. Ô Allah, je Te prends à témoin au sujet des gouverneurs des provinces : je ne les ai envoyés que pour enseigner aux gens leur religion et la Sunna de leur Prophète ﷺ, répartir entre eux leur fayʾ, être équitables envers eux et me faire remonter les affaires qui leur posent problème. Ô gens, vous mangez deux plantes dont je trouve l’odeur détestable. J’ai vu le Messager d’Allah ﷺ, lorsqu’il percevait leur odeur sur un homme dans la mosquée, ordonner qu’on le prenne par la main et le conduise jusqu’à al-Baqīʿ. Que celui qui en mange les fasse bien cuire.” »