Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 187
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُمَيْرٍ، عَنْ مُجَالِدٍ، عَنْ عَامِرٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَقُولُ لِطَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ مَا لِي أَرَاكَ قَدْ شَعِثْتَ وَاغْبَرَرْتَ مُنْذُ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَعَلَّكَ سَاءَكَ يَا طَلْحَةُ إِمَارَةُ ابْنِ عَمِّكَ قَالَ مَعَاذَ اللَّهِ إِنِّي لَأَجْدَرُكُمْ أَنْ لَا أَفْعَلَ ذَلِكَ إِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنِّي لَأَعْلَمُ كَلِمَةً لَا يَقُولُهَا أَحَدٌ عِنْدَ حَضْرَةِ الْمَوْتِ إِلَّا وَجَدَ رُوحَهُ لَهَا رَوْحًا حِينَ تَخْرُجُ مِنْ جَسَدِهِ وَكَانَتْ لَهُ نُورًا يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَلَمْ أَسْأَلْ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَنْهَا وَلَمْ يُخْبِرْنِي بِهَا فَذَلِكَ الَّذِي دَخَلَنِي قَالَ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَأَنَا أَعْلَمُهَا قَالَ فَلِلَّهِ الْحَمْدُ فَمَا هِيَ قَالَ هِيَ الْكَلِمَةُ الَّتِي قَالَهَا لِعَمِّهِ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ قَالَ طَلْحَةُ صَدَقْتَ.
ʿAbd Allāh ibn Numayr nous rapporta, d’après Mujālid, d’après ʿĀmir, d’après Jābir ibn ʿAbd Allāh, qui dit : J’ai entendu ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb — qu’Allah l’agrée — dire à Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh : « Pourquoi te vois-je négligé et couvert de poussière depuis la mort du Messager d’Allah ﷺ ? Serait-ce que le gouvernement de ton cousin t’a contrarié, Ṭalḥa ? » Il répondit : « Qu’Allah m’en préserve ! Je suis parmi vous le moins susceptible d’agir ainsi. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Je connais une parole que, si quelqu’un prononce au moment de sa mort, son âme y trouvera un soulagement lorsqu’elle quittera son corps, et elle sera pour lui une lumière au Jour de la Résurrection.” Je n’ai pas interrogé le Messager d’Allah ﷺ à son sujet, et il ne me l’a pas indiquée. Voilà ce qui m’a préoccupé. » ʿUmar — qu’Allah l’agrée — dit : « Moi, je la connais. » Ṭalḥa répondit : « Louange à Allah ! Quelle est-elle ? » Il dit : « C’est la parole qu’il adressa à son oncle : “Il n’y a de divinité qu’Allah.” » Ṭalḥa dit : « Tu as dit vrai. »