Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 239
حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، قَالَ لَمَّا ارْتَدَّ أَهْلُ الرِّدَّةِ فِي زَمَانِ أَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ عُمَرُ كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ يَا أَبَا بَكْرٍ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ فَإِذَا قَالُوا لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ عَصَمُوا مِنِّي دِمَاءَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ إِلَّا بِحَقِّهَا وَحِسَابُهُمْ عَلَى اللَّهِ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَاللَّهِ لَأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلَاةِ وَالزَّكَاةِ فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عَنَاقًا كَانُوا يُؤَدُّونَهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَيْهَا قَالَ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلَّا أَنْ رَأَيْتُ أَنَّ اللَّهَ قَدْ شَرَحَ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ.
‘Abd al-Razzaq nous a rapporté : Ma‘mar nous a rapporté, d’après al-Zuhri, d’après ‘Ubayd Allah ibn ‘Abd Allah ibn ‘Utba, qui a dit : Lorsque les apostats se soulevèrent à l’époque d’Abou Bakr — qu’Allah l’agrée —, ‘Umar dit : « Comment peux-tu combattre ces gens, Abou Bakr, alors que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : ‘Il n’y a de divinité que Dieu.’ Lorsqu’ils l’auront dit, ils auront mis à l’abri de moi leur sang et leurs biens, sauf en vertu d’un droit, et leur compte incombe à Allah.” » Abou Bakr — qu’Allah l’agrée — répondit : « Par Allah, je combattrai quiconque établit une séparation entre la prière et la zakat, car la zakat est un droit portant sur les biens. Par Allah, s’ils me refusaient même une chevrette qu’ils remettaient au Messager d’Allah ﷺ, je les combattrai pour cela. » ‘Umar — qu’Allah l’agrée — dit : « Par Allah, il ne fallut que voir qu’Allah avait ouvert le cœur d’Abou Bakr à l’idée de combattre pour que je sache que c’était la vérité. »