Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 266, 267

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ سَعِيدٍ الْجُرَيْرِيِّ، عَنْ أَبِي نَضْرَةَ، عَنْ أُسَيْرِ بْنِ جَابِرٍ، قَالَ لَمَّا أَقْبَلَ أَهْلُ الْيَمَنِ جَعَلَ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَسْتَقْرِي الرِّفَاقَ فَيَقُولُ هَلْ فِيكُمْ أَحَدٌ مِنْ قَرَنٍ حَتَّى أَتَى عَلَى قَرَنٍ فَقَالَ مَنْ أَنْتُمْ قَالُوا قَرَنٌ فَوَقَعَ زِمَامُ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَوْ زِمَامُ أُوَيْسٍ فَنَاوَلَهُ أَحَدُهُمَا الْآخَرَ فَعَرَفَهُ فَقَالَ عُمَرُ مَا اسْمُكَ قَالَ أَنَا أُوَيْسٌ فَقَالَ هَلْ لَكَ وَالِدَةٌ قَالَ نَعَمْ قَالَ فَهَلْ كَانَ بِكَ مِنْ الْبَيَاضِ شَيْءٌ قَالَ نَعَمْ فَدَعَوْتُ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ فَأَذْهَبَهُ عَنِّي إِلَّا مَوْضِعَ الدِّرْهَمِ مِنْ سُرَّتِي لِأَذْكُرَ بِهِ رَبِّي قَالَ لَهُ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ اسْتَغْفِرْ لِي قَالَ أَنْتَ أَحَقُّ أَنْ تَسْتَغْفِرَ لِي أَنْتَ صَاحِبُ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ إِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّ خَيْرَ التَّابِعِينَ رَجُلٌ يُقَالُ لَهُ أُوَيْسٌ وَلَهُ وَالِدَةٌ وَكَانَ بِهِ بَيَاضٌ فَدَعَا اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ فَأَذْهَبَهُ عَنْهُ إِلَّا مَوْضِعَ الدِّرْهَمِ فِي سُرَّتِهِ فَاسْتَغْفَرَ لَهُ ثُمَّ دَخَلَ فِي غِمَارِ النَّاسِ فَلَمْ يُدْرَ أَيْنَ وَقَعَ قَالَ فَقَدِمَ الْكُوفَةَ قَالَ وَكُنَّا نَجْتَمِعُ فِي حَلْقَةٍ فَنَذْكُرُ اللَّهَ وَكَانَ يَجْلِسُ مَعَنَا فَكَانَ إِذَا ذَكَرَ هُوَ وَقَعَ حَدِيثُهُ مِنْ قُلُوبِنَا مَوْقِعًا لَا يَقَعُ حَدِيثُ غَيْرِهِ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ أَبِي الشَّوَارِبِ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ زِيَادٍ حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ إِبْرَاهِيمَ عَنِ الْقَرْثَعِ عَنْ قَيْسٍ أَوْ ابْنِ قَيْسٍ رَجُلٍ مِنْ جُعْفِيٍّ عَنْ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَذَكَرَ نَحْوَ حَدِيثِ عَفَّانَ‏.‏

Traduction

Afan nous a rapporté : Hammad ibn Salama, d’après Sa‘id al-Jurayri, d’après Abu Nadra, d’après Usayr ibn Jabir, a dit : « Lorsque les gens du Yémen arrivèrent, Umar — qu’Allah l’agrée — se mit à passer en revue les délégations et demandait : “Y a-t-il parmi vous quelqu’un de Qaran ?” Il continua jusqu’à arriver auprès de gens de Qaran. Il demanda : “Qui êtes-vous ?” Ils répondirent : “Des gens de Qaran.” Les rênes d’Umar — ou celles d’Uways — tombèrent ; l’un des deux les tendit à l’autre, et Umar le reconnut. Umar demanda : “Comment t’appelles-tu ?” Il répondit : “Je suis Uways.” Umar demanda : “As-tu une mère ?” — “Oui.” — “Avais-tu des taches blanches ?” — “Oui. J’ai invoqué Allah, Puissant et Majestueux, et Il les a fait disparaître, sauf une marque de la taille d’un dirham près de mon nombril, afin que je me souvienne de mon Seigneur.” Umar — qu’Allah l’agrée — lui dit : “Demande à Allah de me pardonner.” Il répondit : “C’est plutôt à toi de demander pardon pour moi : tu as été le compagnon du Messager d’Allah ﷺ.” Umar — qu’Allah l’agrée — dit alors : “J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : ‘Le meilleur des successeurs est un homme nommé Uways. Il a une mère et avait des taches blanches ; il invoqua Allah, Puissant et Majestueux, et Il les fit disparaître, sauf une marque de la taille d’un dirham près de son nombril.’” Umar demanda pardon pour lui. Puis Uways se fondit parmi les gens, et l’on ne sut pas où il était allé. » Il arriva ensuite à Kufa. Le narrateur dit : « Nous nous réunissions en cercle pour évoquer Allah, et il s’asseyait avec nous. Quand il parlait, ses paroles touchaient nos cœurs d’une manière que celles des autres n’atteignaient pas. » Puis il mentionna le récit. Abd al-Malik ibn Abi Shawarib nous a rapporté : Abd al-Wahid ibn Ziyad nous a rapporté : al-Hasan ibn Ubayd Allah, d’après Ibrahim, d’après al-Qarth‘a, d’après Qays — ou Ibn Qays, un homme de Ju‘fi —, d’après Umar ibn al-Khattab — qu’Allah l’agrée —, a mentionné un récit semblable à celui d’Afan.