Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 279, 280
حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ السَّائِبِ بْنِ يَزِيدَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ السَّعْدِيِّ، قَالَ قَالَ لِي عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَلَمْ أُحَدَّثْ أَنَّكَ تَلِي مِنْ أَعْمَالِ النَّاسِ أَعْمَالًا فَإِذَا أُعْطِيتَ الْعُمَالَةَ لَمْ تَقْبَلْهَا قَالَ نَعَمْ قَالَ فَمَا تُرِيدُ إِلَى ذَاكَ قَالَ أَنَا غَنِيٌّ لِي أَعْبُدٌ وَلِي أَفْرَاسٌ أُرِيدُ أَنْ يَكُونَ عَمَلِي صَدَقَةً عَلَى الْمُسْلِمِينَ قَالَ لَا تَفْعَلْ فَإِنِّي كُنْتُ أَفْعَلُ مِثْلَ الَّذِي تَفْعَلُ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ مَنْ هُوَ أَفْقَرُ إِلَيْهِ مِنِّي فَقَالَ خُذْهُ فَإِمَّا أَنْ تَمَوَّلَهُ وَإِمَّا أَنْ تَصَدَّقَ بِهِ وَمَا آتَاكَ اللَّهُ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ لَهُ وَلَا سَائِلِهِ فَخُذْهُ وَمَا لَا فَلَا تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنِ السَّائِبِ بْنِ يَزِيدَ قَالَ لَقِيَ عُمَرُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ السَّعْدِيِّ فَذَكَرَ مَعْنَاهُ إِلَّا أَنَّهُ قَالَ تَصَدَّقْ بِهِ وَقَالَ لَا تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ.
Abd al-Rahman nous a rapporté : Abdullah ibn al-Mubarak nous a rapporté, d’après Ma‘mar, d’après al-Zuhri, d’après al-Sa’ib ibn Yazid, d’après Abdullah ibn al-Sa‘di, qui a dit : « Umar — qu’Allah l’agrée — me dit : “Ne m’a-t-on pas rapporté que tu assumes certaines fonctions au service des gens, mais que, lorsqu’on te verse la rémunération, tu la refuses ?” Je répondis : “Oui.” Il demanda : “Pourquoi fais-tu cela ?” Je répondis : “Je suis aisé ; j’ai des esclaves et des chevaux. Je souhaite que mon travail soit une aumône aux musulmans.” Il dit : “Ne fais pas cela. J’agissais moi-même comme toi : le Messager d’Allah ﷺ me donnait une allocation, et je disais : ‘Donne-la à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.’ Il me disait : ‘Prends-la : tu peux soit l’épargner, soit en faire une aumône. Tout bien que Allah t’accorde de ces richesses sans que tu le convoites ni le demandes, accepte-le ; mais ne laisse pas ton âme le rechercher.’” » Abd al-Razzaq nous a rapporté : Ma‘mar nous a rapporté, d’après al-Zuhri, d’après al-Sa’ib ibn Yazid, qui a dit qu’Umar rencontra Abdullah ibn al-Sa‘di et rapporta le même sens, à ceci près qu’il dit : « Fais-en une aumône » et « ne laisse pas ton âme le rechercher. »