Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 285
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا سَلَمَةُ بْنُ عَلْقَمَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ، قَالَ نُبِّئْتُ عَنْ أَبِي الْعَجْفَاءِ السُّلَمِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ، يَقُولُ أَلَا لَا تُغْلُوا صُدُقَ النِّسَاءِ أَلَا لَا تُغْلُوا صُدُقَ النِّسَاءِ فَإِنَّهَا لَوْ كَانَتْ مَكْرُمَةً فِي الدُّنْيَا أَوْ تَقْوَى عِنْدَ اللَّهِ كَانَ أَوْلَاكُمْ بِهَا النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا أَصْدَقَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ امْرَأَةً مِنْ نِسَائِهِ وَلَا أُصْدِقَتْ امْرَأَةٌ مِنْ بَنَاتِهِ أَكْثَرَ مِنْ ثِنْتَيْ عَشْرَةَ أُوقِيَّةً وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيُبْتَلَى بِصَدُقَةِ امْرَأَتِهِ وَقَالَ مَرَّةً وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيُغْلِي بِصَدُقَةِ امْرَأَتِهِ حَتَّى تَكُونَ لَهَا عَدَاوَةٌ فِي نَفْسِهِ وَحَتَّى يَقُولَ كَلِفْتُ إِلَيْكِ عَلَقَ الْقِرْبَةِ قَالَ وَكُنْتُ غُلَامًا عَرَبِيًّا مُوَلَّدًا لَمْ أَدْرِ مَا عَلَقُ الْقِرْبَةِ قَالَ وَأُخْرَى تَقُولُونَهَا لِمَنْ قُتِلَ فِي مَغَازِيكُمْ وَمَاتَ قُتِلَ فُلَانٌ شَهِيدًا وَمَاتَ فُلَانٌ شَهِيدًا وَلَعَلَّهُ أَنْ يَكُونَ قَدْ أَوْقَرَ عَجُزَ دَابَّتِهِ أَوْ دَفَّ رَاحِلَتِهِ ذَهَبًا أَوْ وَرِقًا يَلْتَمِسُ التِّجَارَةَ لَا تَقُولُوا ذَاكُمْ وَلَكِنْ قُولُوا كَمَا قَالَ النَّبِيُّ أَوْ كَمَا قَالَ مُحَمَّدٌ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَنْ قُتِلَ أَوْ مَاتَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَهُوَ فِي الْجَنَّةِ.
Isma‘il nous a rapporté : Salama ibn Alqama, d’après Muhammad ibn Sirin, a dit : « Abu al-Ajfa al-Sulami m’a rapporté avoir entendu Umar dire : “Ne soyez pas excessifs dans les dots des femmes. Si cela constituait un honneur en ce monde ou une marque de piété auprès d’Allah, le Prophète ﷺ en aurait été le plus digne. Pourtant, le Messager d’Allah ﷺ n’a fixé pour aucune de ses épouses ni de ses filles une dot supérieure à douze uqiyya. Un homme peut être accablé par la dot de son épouse.” Dans une autre version, il dit : “Un homme peut s’endetter lourdement à cause de la dot de son épouse, jusqu’à éprouver de l’animosité envers elle et lui dire : ‘Pour toi, j’ai même assumé la lanière de l’outre.’” » Le rapporteur dit : « J’étais alors un jeune Arabe d’origine mêlée et ne savais pas ce qu’était la lanière de l’outre. » Umar poursuivit : « Vous dites aussi de ceux qui sont tués ou meurent dans vos expéditions : “Untel est mort en martyr.” Pourtant, il se peut qu’il ait chargé sa monture d’or ou d’argent et soit parti faire du commerce. Ne dites pas cela ; dites plutôt, comme l’a dit le Prophète — ou Muhammad ﷺ — : “Celui qui est tué ou meurt dans la cause d’Allah est au Paradis.” »