Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 286, 287
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، أَنْبَأَنَا الْجُرَيْرِيُّ، سَعِيدٌ عَنْ أَبِي نَضْرَةَ، عَنْ أَبِي فِرَاسٍ، قَالَ خَطَبَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَ يَا أَيُّهَا النَّاسُ أَلَا إِنَّا إِنَّمَا كُنَّا نَعْرِفُكُمْ إِذْ بَيْنَ ظَهْرَيْنَا النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَإِذْ يَنْزِلُ الْوَحْيُ وَإِذْ يُنْبِئُنَا اللَّهُ مِنْ أَخْبَارِكُمْ أَلَا وَإِنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَدْ انْطَلَقَ وَقَدْ انْقَطَعَ الْوَحْيُ وَإِنَّمَا نَعْرِفُكُمْ بِمَا نَقُولُ لَكُمْ مَنْ أَظْهَرَ مِنْكُمْ خَيْرًا ظَنَنَّا بِهِ خَيْرًا وَأَحْبَبْنَاهُ عَلَيْهِ وَمَنْ أَظْهَرَ مِنْكُمْ لَنَا شَرًّا ظَنَنَّا بِهِ شَرًّا وَأَبْغَضْنَاهُ عَلَيْهِ سَرَائِرُكُمْ بَيْنَكُمْ وَبَيْنَ رَبِّكُمْ أَلَا إِنَّهُ قَدْ أَتَى عَلَيَّ حِينٌ وَأَنَا أَحْسِبُ أَنَّ مَنْ قَرَأَ الْقُرْآنَ يُرِيدُ اللَّهَ وَمَا عِنْدَهُ فَقَدْ خُيِّلَ إِلَيَّ بِآخِرَةٍ أَلَا إِنَّ رِجَالًا قَدْ قَرَءُوهُ يُرِيدُونَ بِهِ مَا عِنْدَ النَّاسِ فَأَرِيدُوا اللَّهَ بِقِرَاءَتِكُمْ وَأَرِيدُوهُ بِأَعْمَالِكُمْ أَلَا إِنِّي وَاللَّهِ مَا أُرْسِلُ عُمَّالِي إِلَيْكُمْ لِيَضْرِبُوا أَبْشَارَكُمْ وَلَا لِيَأْخُذُوا أَمْوَالَكُمْ وَلَكِنْ أُرْسِلُهُمْ إِلَيْكُمْ لِيُعَلِّمُوكُمْ دِينَكُمْ وَسُنَّتَكُمْ فَمَنْ فُعِلَ بِهِ شَيْءٌ سِوَى ذَلِكَ فَلْيَرْفَعْهُ إِلَيَّ فَوَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ إِذَنْ لَأُقِصَّنَّهُ مِنْهُ فَوَثَبَ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ فَقَالَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ أَوَرَأَيْتَ إِنْ كَانَ رَجُلٌ مِنْ الْمُسْلِمِينَ عَلَى رَعِيَّةٍ فَأَدَّبَ بَعْضَ رَعِيَّتِهِ أَئِنَّكَ لَمُقْتَصُّهُ مِنْهُ قَالَ إِي وَالَّذِي نَفْسُ عُمَرَ بِيَدِهِ إِذَنْ لَأُقِصَّنَّهُ مِنْهُ وَقَدْ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُقِصُّ مِنْ نَفْسِهِ أَلَا لَا تَضْرِبُوا الْمُسْلِمِينَ فَتُذِلُّوهُمْ وَلَا تُجَمِّرُوهُمْ فَتَفْتِنُوهُمْ وَلَا تَمْنَعُوهُمْ حُقُوقَهُمْ فَتُكَفِّرُوهُمْ وَلَا تُنْزِلُوهُمْ الْغِيَاضَ فَتُضَيِّعُوهُمْ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ مَرَّةً أُخْرَى أَخْبَرَنَا سَلَمَةُ بْنُ عَلْقَمَةَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ قَالَ نُبِّئْتُ عَنْ أَبِي الْعَجْفَاءِ قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ يَقُولُ أَلَا لَا تُغْلُوا صُدُقَ النِّسَاءِ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ قَالَ إِسْمَاعِيلُ وَذَكَرَ أَيُّوبُ وَهِشَامٌ وَابْنُ عَوْنٍ عَنْ مُحَمَّدٍ عَنْ أَبِي الْعَجْفَاءِ عَنْ عُمَرَ نَحْوًا مِنْ حَدِيثِ سَلَمَةَ إِلَّا أَنَّهُمْ قَالُوا لَمْ يَقُلْ مُحَمَّدٌ نُبِّئْتُ عَنْ أَبِي الْعَجْفَاءِ.
Isma‘il nous a rapporté : Sa‘id al-Jurayri, d’après Abu Nadra, d’après Abu Firas, a dit : « Umar ibn al-Khattab — qu’Allah l’agrée — prononça un sermon : “Ô gens, nous ne vous connaissions que lorsque le Prophète ﷺ était parmi nous, que la Révélation descendait et qu’Allah nous informait de vos actes. Le Prophète ﷺ est parti et la Révélation s’est interrompue ; désormais, nous ne vous connaissons qu’à travers ce que vous manifestez. Celui qui manifeste le bien, nous pensons du bien de lui et l’aimons pour cela ; celui qui manifeste le mal, nous pensons du mal de lui et le réprouvons pour cela. Vos secrets intérieurs sont entre vous et votre Seigneur. Il fut un temps où je pensais que quiconque récitait le Coran recherchait Allah et ce qui se trouve auprès de Lui. Il m’est maintenant apparu que certains le récitent pour obtenir ce que possèdent les gens. Recherchez donc Allah par votre récitation et par vos actes. Par Allah, je n’envoie pas mes agents pour vous frapper ni prendre vos biens, mais pour vous enseigner votre religion et votre Sunna. Si quelqu’un subit autre chose, qu’il me le signale. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je lui rendrai justice. ” Amr ibn al-As se leva : “Commandeur des croyants, si un musulman administre un groupe et corrige certains de ses administrés, lui demanderas-tu des comptes ?” Umar répondit : “Oui, par Celui qui tient l’âme d’Umar en Sa main, je lui demanderai des comptes, car j’ai vu le Messager d’Allah ﷺ accepter qu’on lui demande justice. Ne frappez pas les musulmans au point de les humilier ; ne les retenez pas loin de leurs familles au point de les éprouver ; ne les privez pas de leurs droits au point de les pousser à l’incroyance ; et ne les installez pas dans des lieux sauvages au point de les y perdre.” » Dans une autre transmission, Isma‘il rapporta de Salama ibn Alqama, d’après Muhammad ibn Sirin, qui rapportait d’après Abu al-Ajfa, d’après Umar, le récit sur les dots. Isma‘il ajouta qu’Ayyub, Hisham et Ibn Awn rapportèrent, d’après Muhammad, d’après Abu al-Ajfa, d’après Umar, un récit semblable à celui de Salama, mais sans préciser que Muhammad tenait l’information d’Abu al-Ajfa.