Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 288, 289

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ كُنْتُ عِنْدَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ وَنَحْنُ نَنْتَظِرُ جَنَازَةَ أُمِّ أَبَانَ ابْنَةِ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ وَعِنْدَهُ عَمْرُو بْنُ عُثْمَانَ فَجَاءَ ابْنُ عَبَّاسٍ يَقُودُهُ قَائِدُهُ قَالَ فَأُرَاهُ أَخْبَرَهُ بِمَكَانِ ابْنِ عُمَرَ، فَجَاءَ حَتَّى جَلَسَ إِلَى جَنْبِي وَكُنْتُ بَيْنَهُمَا فَإِذَا صَوْتٌ مِنْ الدَّارِ فَقَالَ ابْنُ عُمَرَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّ الْمَيِّتَ يُعَذَّبُ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ فَأَرْسَلَهَا عَبْدُ اللَّهِ مُرْسَلَةً قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ كُنَّا مَعَ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ عُمَرَ حَتَّى إِذَا كُنَّا بِالْبَيْدَاءِ إِذَا هُوَ بِرَجُلٍ نَازِلٍ فِي ظِلِّ شَجَرَةٍ فَقَالَ لِي انْطَلِقْ فَاعْلَمْ مَنْ ذَاكَ فَانْطَلَقْتُ فَإِذَا هُوَ صُهَيْبٌ فَرَجَعْتُ إِلَيْهِ فَقُلْتُ إِنَّكَ أَمَرْتَنِي أَنْ أَعْلَمَ لَكَ مَنْ ذَاكَ وَإِنَّهُ صُهَيْبٌ فَقَالَ مُرُوهُ فَلْيَلْحَقْ بِنَا فَقُلْتُ إِنَّ مَعَهُ أَهْلَهُ قَالَ وَإِنْ كَانَ مَعَهُ أَهْلُهُ وَرُبَّمَا قَالَ أَيُّوبُ مَرَّةً فَلْيَلْحَقْ بِنَا فَلَمَّا بَلَغْنَا الْمَدِينَةَ لَمْ يَلْبَثْ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ أَنْ أُصِيبَ فَجَاءَ صُهَيْبٌ فَقَالَ وَا أَخَاهُ وَا صَاحِبَاهُ فَقَالَ عُمَرُ أَلَمْ تَعْلَمْ أَوَلَمْ تَسْمَعْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ إِنَّ الْمَيِّتَ لَيُعَذَّبُ بِبَعْضِ بُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ فَأَمَّا عَبْدُ اللَّهِ فَأَرْسَلَهَا مُرْسَلَةً وَأَمَّا عُمَرُ فَقَالَ بِبَعْضِ بُكَاءِ فَأَتَيْتُ عَائِشَةَ فَذَكَرْتُ لَهَا قَوْلَ عُمَرَ فَقَالَتْ لَا وَاللَّهِ مَا قَالَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّ الْمَيِّتَ يُعَذَّبُ بِبُكَاءِ أَحَدٍ وَلَكِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ إِنَّ الْكَافِرَ لَيَزِيدُهُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَذَابًا وَإِنَّ اللَّهَ لَهُوَ أَضْحَكَ وَأَبْكَى وَلَا تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَى قَالَ أَيُّوبُ وَقَالَ ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ حَدَّثَنِي الْقَاسِمُ قَالَ لَمَّا بَلَغَ عَائِشَةَ قَوْلُ عُمَرَ وَابْنِ عُمَرَ قَالَتْ إِنَّكُمْ لَتُحَدِّثُونِي عَنْ غَيْرِ كَاذِبَيْنِ وَلَا مُكَذَّبَيْنِ وَلَكِنَّ السَّمْعَ يُخْطِئُ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَنْبَأَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ فَذَكَرَ مَعْنَى حَدِيثِ أَيُّوبَ إِلَّا أَنَّهُ قَالَ فَقَالَ ابْنُ عُمَرَ لِعَمْرِو بْنِ عُثْمَانَ وَهُوَ مُوَاجِهُهُ أَلَا تَنْهَى عَنْ الْبُكَاءِ فَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ إِنَّ الْمَيِّتَ لَيُعَذَّبُ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ

Traduction

Isma‘il nous a rapporté : Ayyub, d’après Abdullah ibn Abi Mulayka, a dit : « J’étais auprès d’Abdullah ibn Umar ; nous attendions le cortège funèbre d’Umm Aban, fille d’Uthman ibn Affan, avec Amr ibn Uthman. Ibn Abbas arriva conduit par son guide ; on lui indiqua, semble-t-il, où se trouvait Ibn Umar, et il vint s’asseoir à côté de moi, entre nous. Entendant une voix venant de la maison, Ibn Umar dit : “J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : ‘Le mort est châtié à cause des pleurs de sa famille sur lui.’” Abdullah rapporta la formule sans restriction. Ibn Abbas poursuivit : “Nous étions avec le Commandeur des croyants Umar à al-Bayda lorsqu’il vit un homme assis à l’ombre d’un arbre. Il me dit : ‘Va voir qui c’est.’ C’était Suhayb. Umar me dit : ‘Fais-lui dire de nous rejoindre.’ Je répondis : ‘Sa famille est avec lui.’ Il dit : ‘Même si sa famille est avec lui.’ Ayyub rapporte qu’une fois Umar dit plutôt : ‘Qu’il nous rejoigne.’ À Médine, Umar fut bientôt mortellement blessé. Suhayb vint en s’écriant : ‘Ô mon frère ! Ô mon compagnon !’ Umar lui dit : ‘Ne savais-tu pas — ou n’avais-tu pas entendu — le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le mort est châtié à cause d’une partie des pleurs de sa famille sur lui” ?’ Abdullah avait rapporté la formule sans restriction, tandis qu’Umar avait dit “une partie des pleurs”.» Je rapportai à A’isha les paroles d’Umar. Elle dit : « Non, par Allah ! Le Messager d’Allah ﷺ n’a pas dit que le mort est châtié à cause des pleurs de quiconque. Il a dit : “Allah, Puissant et Majestueux, augmente le châtiment du mécréant à cause des pleurs de sa famille. Allah est Celui qui fait rire et pleurer, et nul porteur ne portera le fardeau d’un autre.” » Ayyub ajouta : « Ibn Abi Mulayka rapporta aussi qu’al-Qasim lui avait dit : lorsque A’isha entendit les paroles d’Umar et d’Ibn Umar, elle dit : “Vous me rapportez les paroles de deux hommes qui ne sont ni menteurs ni accusés de mensonge ; mais l’ouïe peut se tromper.” » Abd al-Razzaq nous a rapporté : Ibn Jurayj nous informa, d’après Abdullah ibn Abi Mulayka, qui mentionna le récit d’Ayyub, avec cette variante : Ibn Umar s’adressa directement à Amr ibn Uthman : « Ne mets-tu pas fin aux lamentations ? Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Le mort est châtié à cause des pleurs de sa famille sur lui.” »